<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-6735318920700710654</id><updated>2011-11-21T17:54:23.066-08:00</updated><title type='text'>Reg@rds croisés</title><subtitle type='html'>Un œil sur Le Caire, Paris, Berlin, Rabat, Cambridge, Montréal, Cayenne...</subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://regardscroiss.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6735318920700710654/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://regardscroiss.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><author><name>Chronik</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07286509677457160629</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>43</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6735318920700710654.post-771082390918283322</id><published>2010-10-01T04:26:00.000-07:00</published><updated>2010-10-01T05:57:03.735-07:00</updated><title type='text'>Expulsion coutumière en tribu kanak</title><content type='html'>&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_EJP1LzF9iF8/TKXaX0z95FI/AAAAAAAAAQA/jWKHhCnEjzI/s1600/450x298-images-stories-Articles-_2010-07_juillet-20-FD_unia2_NB.jpg"&gt;&lt;img style="MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 320px; FLOAT: left; HEIGHT: 212px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5523060620888237138" border="0" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_EJP1LzF9iF8/TKXaX0z95FI/AAAAAAAAAQA/jWKHhCnEjzI/s320/450x298-images-stories-Articles-_2010-07_juillet-20-FD_unia2_NB.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_EJP1LzF9iF8/TKXH-zE-WaI/AAAAAAAAAP4/6TBZhYpU6gg/s1600/450x302-images-stories-Articles-_2010-07_juillet-30-NCunai_14NB.jpg"&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Les gamins courent au milieu des petites tentes fournies par la province. A Mouirange, le système D dure depuis quinze jours. Le temps semble s’être un peu arrêté. Assis sous un abri de tôle bricolé après l’expulsion, Rock Wede porte régulièrement ses yeux dans le vague. Le patriarche raconte comment le conflit sur la désignation du nouveau chef de la tribu d'Unia a dégénéré jusqu’à une fusillade impliquant son fils. Un détonateur qui a ouvert une période de rare violence à la tribu, coupée en deux camps. Rock Wede a beau égrener les vieilles querelles de personnes, les différends fonciers, il peine à comprendre comment la situation a pu aboutir, le 14 juillet, à l’exclusion “ coutumière “ de son clan, treize familles pour soixante-dix personnes. Une décision unilatérale, signée d’un chef qu’il ne reconnaît pas. « On s’interroge. Je ne sais pas s’il y a quelque chose en dessous... Ils n’ont pas mesuré les conséquences. Comment, après soixante-dix ans de vie commune, peut-on tout d’un coup effacer l’histoire ? »&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;La présence du clan Wede à Unia remonte à 1940, avec l’arrivée de Jacques, le père de Rock, un homme de Lifou marié à une fille propriétaire d’Unia. « On a été installés coutumièrement et on a toujours soutenu la chefferie Tara. Nos terres ont été acquises par la reconnaissance de notre travail par les oncles maternels. La parole coutumière a été bafouée. Il n’y a aucune reconnaissance pour ce qu’on a fait là-bas... » Et de ruminer un sentiment d’injustice vis-à-vis de ses opposants à la tribu : « Normalement, il faut un consensus de tous les clans pour élire un chef coutumier. L’acte doit être signé par tous, il doit y avoir une intronisation... Là, c’est la dictature ! »&lt;br /&gt;Alors, ce jeudi après-midi, quand la chargée de mission de la province vient annoncer aux familles que des propositions de relogement ont été trouvées dans le Grand Nouméa, le coeur de Rock Wede n’y est pas. « Oui, c’est bien... Mais notre vie est là-haut, on y est nés, on y a des villas, des cochons, des plantations... Là, on perd nos repères, on n’a jamais vécu dans des appartements ! » Il sait pourtant qu’un retour à Unia n’est pas envisageable : « Il y a trop de tensions, on a été insultés... On n’a pas le choix, sinon c’est la guérilla. Si les choses se tassent, peut-être qu’on reviendra, un week-end ou deux... Y revenir définitivement ? On verra, mais aujourd’hui on n’a plus envie. » Rock Wede est encore sous le choc. « Mes enfants sont mariés à des filles d’autres clans. Ils doivent tous partir. » A Unia, le conflit a opposé des beauxfrères, des cousins, déchiré des familles entières. « Des couples se sont séparés. Cette histoire est allée beaucoup trop loin. »&lt;br /&gt;Les gamins retourneront chacun dans une nouvelle école lundi. Ils ont beau jouer au milieu des tentes, cette histoire les a marqués. « Ils ont vu des choses. Mon petit-fils de trois ans parle de sa maison brûlée », témoigne Jacques Newedou, dont le fils et le père ont vu leurs cases incendiées. Comme une centaine d’autres personnes présentes à Mouirange par solidarité envers les Wede, Jacques n’est pas concerné par l’expulsion. « On va y retourner, mais ce n’est pas vivable aujourd’hui. On va être montrés du doigt. Il y a des vols en ce moment là-haut. Tant que les gendarmes n’ont pas interpellé les trois meneurs... »&lt;br /&gt;Difficile pour Rock Wede de parler d’avenir dans ces conditions. Sa tête est encore à Unia, aux « menaces envers les gens qui gardent nos maisons ». Et au retour d’une normalité qui n’existe plus. « On attend beaucoup de la décision de la justice sur cette histoire. » Les appartements ? « Oui, on va les accepter. On n’a pas le choix. Mais se retrouver seuls... On a fait une demande à la mairie et à l’aire pour avoir un terrain domanial où on pourrait tous se regrouper. On aimerait rester ensemble, sur un endroit communautaire. Comme avant. » A Mouirange, la solidarité permet d’apaiser les âmes, fières mais sonnées. Pour leurs démarches, les expulsés et leurs soutiens ont créé l’association « Mwa Be », qui signifie « maison des poissons », car « tout le monde se déplace en même temps ». Un nouveau bingo “frais d’avocat” aura lieu demain. Il faudra du temps pour écrire la suite et, qui sait, guérir les cicatrices tribales. Rock Wede le sait, presque fataliste : « On espère, il faut toujours avoir de l’espoir. C’est peut-être partir pour avoir une vie meilleure..."&lt;/div&gt;&lt;div&gt;----------------&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;NB : Deux mois après la publication de cet article, la situation n'a pas changé. Les 70 expulsés et les 150 personnes solidaires de la tribu (plus du quart de la population de la tribu) sont toujours réfugiés à Mouirange, de l'autre côté de la chaîne montagneuse calédonienne. Certains d'entre eux ont réglé leurs comptes à Nouméa en y croisant des gens restés à la tribu, et en échange, de nouvelles cases leur appartenant ont été incendiées à Unia. L'Etat a initié une mission de médiation indépendante pour trouver une issue au conflit.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Dans cette affaire, l'Etat très prudent s'est contenté d'une timide mission de maintien de l'ordre, davantage en temps réel qu'en prévention. L'Etat, comme les collectivités locales, n'a absolument rien dit concernant l'expulsion, s'estimant incompétent. Car le foncier coutumier, domaine ultra-sensible, obéit à des règles propres, ni écrites ni codifiées, et différentes de celles du droit commun. Loin de la conception occidentale de la propriété et de la liberté individuelle, les terres tribales sont la propriété collective des clans coutumiers et leur jouissance est régie par un système complexe de liens ancestraux entre eux. Sauf que l'interprétation de ces liens, à Unia comme en d'autres lieux, ne fait pas toujours l'unanimité, et peut-être de moins en moins. Ce qui interroge dans ce cas, c'est que le chef, visiblement, jouit jusqu'au droit de police et d'expulsion. Et que rien n'est prévu pour gérer de tels drames humains, excepté une éventuelle recherche du consensus par le dialogue. La conception kanak du droit (= les liens entre clans) trouve peut-être ses limites ici, dans ce dérapage. En territoire républicain, où cohabitent deux conceptions du droit, cette affaire prend d'autant plus de relief et interroge.&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6735318920700710654-771082390918283322?l=regardscroiss.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://regardscroiss.blogspot.com/feeds/771082390918283322/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6735318920700710654&amp;postID=771082390918283322' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6735318920700710654/posts/default/771082390918283322'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6735318920700710654/posts/default/771082390918283322'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://regardscroiss.blogspot.com/2010/10/expulsion-coutumiere-en-tribu-kanak.html' title='Expulsion coutumière en tribu kanak'/><author><name>Syl</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05541862322675358436</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='29' src='http://lh6.google.fr/image/sylvainamiotte/RhlBr31tXVI/AAAAAAAAABc/40G-HiuZb2g/s288/ok.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_EJP1LzF9iF8/TKXaX0z95FI/AAAAAAAAAQA/jWKHhCnEjzI/s72-c/450x298-images-stories-Articles-_2010-07_juillet-20-FD_unia2_NB.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6735318920700710654.post-3460758618075684092</id><published>2010-05-03T00:59:00.000-07:00</published><updated>2010-06-02T01:24:55.184-07:00</updated><title type='text'>Journée internationale de la liberté de la presse : rien ne va plus… Trois exemples pour le prouver</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_47RFOlB4naM/S96DAPMoaOI/AAAAAAAAACA/BEhHjLpE7nA/s1600/arton8857.jpg"&gt;&lt;img style="MARGIN: 0px 0px 10px 10px; WIDTH: 200px; FLOAT: right; HEIGHT: 108px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5466951037777111266" border="0" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_47RFOlB4naM/S96DAPMoaOI/AAAAAAAAACA/BEhHjLpE7nA/s200/arton8857.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;Depuis le fond de leur lieu de détention en Afghanistan où ils croupissent depuis maintenant 125 jours, Stéphane Taponier (46 ans) et Hervé Ghesquière (47 ans), les deux journalistes de France 3 (en photo) enlevés par les talibans, auront le «plaisir» d’apprendre que ce lundi 3 mai n’est autre que la journée internationale consacrée à la liberté de la presse. Une liberté qu’ils payent au prix fort, loin de leurs proches et réduits au silence, avec la menace d’une exécution dans quelques jours si le gouvernement français ne répond pas à l'ultimatum des combattants.&lt;br /&gt;Il y a trois semaines, les ravisseurs se sont en effet montrés très clairs sur le sort qu’ils entendaient réserver aux deux hommes. Dans une vidéo envoyée par le biais du site islamiste «Alemarah» à plusieurs médias occidentaux Hervé Ghesquière apparaît barbu et amaigri. Le journaliste est contraint de lire un message en anglais dans lequel les ravisseurs demandent au président Sarkozy de négocier rapidement avec Kaboul et Washington afin d’obtenir la libération de talibans emprisonnés. Si tel n’est pas le cas, préviennent-ils, les otages seront exécutés. Tous deux s’expriment ensuite à tour de rôle, d’une voix calme et en français. Voici le texte de ces deux interventions.&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Stéphane Taponier :&lt;/strong&gt; &lt;em&gt;"On vient de nous signifier, à moi, à Hervé et à Reza (ndlr : leur guide), que ce sera notre dernière vidéo. En effet, un ultimatum vient de nous être donné. Si le gouvernement français n’accepte pas les revendications des talibans, nous seront exécutés sous peu. Je demande donc au président français et à ma chaîne de télévision de tout faire pour accepter leurs exigences sous peine de mort et dans un délai très court."&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;strong&gt;Hervé Ghesquière :&lt;/strong&gt; &lt;em&gt;"Cela fait maintenant trois mois que nous sommes otages et les talibans me demandent de vous envoyer ce message. Ce sera le dernier message. Si toutefois leurs exigences ne seraient pas satisfaites nous serons exécutés.&lt;br /&gt;Donc, ils demandent à ce que toutes leurs exigences soient satisfaites, ce qui n’a pas été le cas selon eux lorsqu’ils vous ont donné leurs exigences. Deuxièmement, les précédentes interviews n’ont pas été diffusées sur les chaînes françaises paraît-il, sur ordre du gouvernement français. Maintenant, les talibans demandent, exigent que cette interview soit diffusée sur les chaînes françaises.&lt;br /&gt;Enfin, je demande au président de la République, au gouvernement français, à ma chaîne de télévision, au groupe France 3, au groupe France Télévision, de vraiment prêter attention à ce message. Nous sommes désormais en danger de mort. Les talibans viennent de nous le dire. C’est la dernière fois que nous parlons dans une vidéo. Je le répète : si toutes les exigences des talibans ne sont pas exhaussées, hé bien nous serons exécutés.&lt;br /&gt;Voilà. C’est le message, le dernier message qu’ils veulent faire passer au gouvernement français. Parce qu’ils affirment que toutes les négociations ont échoué depuis trois mois et que, je le répète, nous sommes désormais en danger de mort."&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;Aucune date butoir n’est toutefois fixée.&lt;br /&gt;Hervé Ghesquière est originaire de Marcq-en-Baroeul, près de Lille. S’il avait quitté la région pour sa carrière de grand reporter à France 3, il a aussi formé des professionnels du reportage audiovisuel à l’université de Valenciennes (licence professionnelle Joris – Journalistes reporters d’images et de sons). Avec Stéphane Taponier, il travaillait pour le magazine «Pièces à conviction». C’est pour ce dernier qu’ils se trouvaient tous deux au nord-est de Kaboul lorsqu’ils ont été enlevés avec leurs trois collaborateurs afghans (un fixeur, un traducteur et un chauffeur). Les risques pris par cette équipe avaient ensuite été dénoncés par le gouvernement français, reprochant aux journalistes de s’être mis dans une situation qui allait coûter cher aux Français ( !).&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Inquiétude également en Moldavie&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_47RFOlB4naM/S96DKFRT4FI/AAAAAAAAACI/gfBklcn0Gwo/s1600/2.JPG"&gt;&lt;img style="MARGIN: 0px 0px 10px 10px; WIDTH: 126px; FLOAT: right; HEIGHT: 148px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5466951206911074386" border="0" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_47RFOlB4naM/S96DKFRT4FI/AAAAAAAAACI/gfBklcn0Gwo/s200/2.JPG" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Autre lieu, autre cas, celui du journaliste moldave Ernest Vardanean (en photo). Celui-ci a été arrêté à Tiraspol, mercredi 7 avril, par les services secrets transnistriens. L’homme est connu dans les Balkans pour son attitude critique vis-à-vis du leader indépendantiste Igor Smirnov. Ses écrits lui ont valu de nombreux problèmes par le passé, mais cette fois le gouvernement semble avoir décidé de le faire taire. Vardanean est ainsi accusé d’espionnage pour le compte des autorités de Chişinău (capitale de la Moldavie) et risque jusqu’à vingt années de prison !&lt;br /&gt;Journaliste indépendant et analyste politique renommé, Vardanean est originaire de Tiraspol (capitale de la région indépendantiste). Dans la soirée du mercredi 7 avril, des agents des services secrets (MGB) ont pénétré chez lui et l’ont placé derrière les barreaux dans la foulée. Il est accusé de «haute trahison», sans plus de détails. Il est actuellement détenu dans les locaux de la Sécurité nationale et sa détention a été prolongée de deux mois lors d’un procès à huis clos.&lt;br /&gt;Selon une télévision locale de Chişinău (capitale nationale), les autorités de Transnistrie invoquent l’article 272 de la constitution de la république autoproclamée en 1990. Elles accusent le journaliste d’espionnage au profit de la Moldavie.&lt;br /&gt;L’organisation «Reporters sans frontières» s’est immédiatement mobilisée pour faire appel à la communauté internationale et dénoncer cette arrestation, ainsi que l’attitude de Tiraspol. RSF &lt;em&gt;«redoute une condamnation arbitraire qui priverait le journaliste de liberté pour de nombreuses années, et ce, sans fondements ni transparence. Derrière l’arrestation d’Ernest Vardanean, semble se dessiner une campagne plus globale à l’encontre des journalistes de Transnistrie travaillant pour des médias moldaves ou exprimant des opinions critiques des autorités régionales.»&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;L’épouse du journaliste, Irina, a déclaré que l’ordinateur de son mari avait été saisi lors de son interpellation. Deux jours après l’arrestation, elle n’avait toujours eu aucune nouvelle de son mari et de ses conditions de détention. Avant l’intervention des services secrets, Vardanean travaillait pour l’agence d’information Novii Reghion, mais était depuis peu journaliste freelance. Il est bien connu parmi les journalistes moldaves pour son attitude critique vis-à-vis du leader transnistrien Igor Smirnov. Par ailleurs, il devait commencer à travailler pour un blog du service moldave de Radio Free Europe/Radio Liberty cette semaine.&lt;br /&gt;Pour mémoire, la Transnistrie est pays… qui n’existe pas ! Suite à la chute de l’URSS en 1991, la Transnistrie, enclave russe entre la Moldavie et l’Ukraine voisine, avait autoproclamé son indépendance vis-à-vis de Chişinău. Soutenue par la Russie, la région indépendantiste a établi son gouvernement à Tiraspol et s’est dotée d’une constitution, d’un drapeau et d’une armée indépendante. Elle mène un communisme rigoureux, étouffant et oppressant. La région n’a pas d’existence internationale reconnue, aucune Nation n’ayant engagé de relation officielle avec cet Etat illégal. Depuis des années la Moldavie réclame le rattachement de cette région, mais les deux pays s’opposent sur cette question. Aucun observateur ne peut, en outre, pénétrer en Transnistrie, le permis de séjour n’étant accordés que pour une durée de dix heures et seulement si la personne extérieure au pays est «invitée» par un habitant qui en a fait la demande au gouvernement !&lt;br /&gt;Ernest Vardanean est donc prisonnier derrière un véritable rideau de fer où nul ne sait dans quelles conditions il est retenu et quel est le traitement qui lui est infligé...&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Ces exemples sur les conditions d'exercice du journalisme dans le monde sont loin d’être isolés. En France, la situation n’est d’ailleurs pas idéale, puisque le pays se place au 42e rang en matière de liberté de la presse, selon le classement publié par «Reporters sans frontières».&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6735318920700710654-3460758618075684092?l=regardscroiss.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://regardscroiss.blogspot.com/feeds/3460758618075684092/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6735318920700710654&amp;postID=3460758618075684092' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6735318920700710654/posts/default/3460758618075684092'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6735318920700710654/posts/default/3460758618075684092'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://regardscroiss.blogspot.com/2010/05/journee-internationale-de-la-liberte-de.html' title='Journée internationale de la liberté de la presse : rien ne va plus… Trois exemples pour le prouver'/><author><name>Bourbon</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_47RFOlB4naM/S96DAPMoaOI/AAAAAAAAACA/BEhHjLpE7nA/s72-c/arton8857.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6735318920700710654.post-6369099038479755661</id><published>2010-01-29T00:28:00.000-08:00</published><updated>2010-01-29T00:36:42.885-08:00</updated><title type='text'>Les journalistes jugés coupables de prendre des risques !</title><content type='html'>&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_47RFOlB4naM/S2KeBxcJp5I/AAAAAAAAAAs/70Xy_HSApek/s1600-h/IMG_3177.JPG"&gt;&lt;img style="MARGIN: 0px 0px 10px 10px; WIDTH: 400px; FLOAT: right; HEIGHT: 267px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5432077853850707858" border="0" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_47RFOlB4naM/S2KeBxcJp5I/AAAAAAAAAAs/70Xy_HSApek/s400/IMG_3177.JPG" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Les journalistes doivent-ils prendre tous les risques pour informer les lecteurs, auditeurs ou téléspectateurs ? Telle était la question posée par Claude Guéant, secrétaire général de l’Elysée, lors de son intervention du 17 janvier dernier. Une déclaration surprenante et dénuée de bon sens, au moment même où deux journalistes de France 3, et leurs deux accompagnateurs, se trouvaient aux mains des talibans après être tombés dans une embuscade en Afghanistan.&lt;br /&gt;Cette saillie du bras droit du président de la République, Nicolas Sarkozy, intervenait à la suite d’une question posée sur les ondes de la radio Europe 1, sur une éventuelle négociation en vue de la libération de cette équipe de télévision. L’intéressé avait ainsi déclaré que &lt;em&gt;«le scoop ne devait pas être recherché à tout prix»&lt;/em&gt;. Immédiatement, toute la profession se mobilisait pour dénoncer de tels propos et la polémique enflait rapidement, d’autant que quelques jours plus tôt l’Elysée avait fermement demandé à ce que cette histoire soit traitée en toute discrétion.&lt;br /&gt;Au-delà de ce dérapage se trouve également les rapports difficiles entre la présidence de la République et France 3. Depuis plusieurs mois la chaîne est vidée de toutes substances par l’Elysée et ses équipes se trouvent réduites à une peau de chagrin, tout comme les moyens financiers. A terme, France 3 pourrait changer d’orientation et ne devenir qu’un joli emballage, voire une coquille vide. La polémique lancée par Claude Guéant intervient dans ce contexte d’attaques répétées contre la chaîne. Toutefois cette dernière trouve dans cet épisode l’occasion de donner du fil à retordre à Nicolas Sarkozy, tout en lui faisant la leçon sur la question du risque en journalisme.&lt;br /&gt;Faut-il rechercher le scoop ou l’image choc ? Oui. Trois fois oui. Il ne s’agit pas là de voyeurisme ou de recherche d’images de la petite culotte de n’importe quelle starlette. Les enquêtes sur les conflits, les reportages photo ou télé sur les drames, les guerres, les atteintes à la dignité des personnes, ont donné à cette profession ses lettres de noblesse. Robert Capa, Gilles Caron, James Nachtwey, Patrick Chauvel pour les photographes, Carl Bernstein et Bob Woodward (affaire du Watergate), et bien d’autres ont démontré qu’il fallait prendre des risques pour amener l’information au lecteur et révéler la vérité, en dépit des pressions et des dangers. Certains l’ont même payé de leur vie. Les propos de Claude Guéant constituent par conséquent une insulte à cette mémoire de la presse.&lt;br /&gt;Jeudi 28 janvier, près de 200 journalistes étaient donc réunis sur la place du Trocadéro (rebaptisée place des Droits des l’Homme depuis 1985), face à la Tour Eiffel, à l’appel de Reporters Sans Frontières (RSF) et de France 3 pour apporter un soutien à l’équipe retenue en Afghanistan et pour afficher son opposition au secrétaire général de l’Elysée. Aux côtés des anonymes, plusieurs visages connus sont venus se glisser : ceux de Jean-Jacques Bourdin, Audrey Pulvar, ou Laurent Bignolas. Tous ont martelé que, sans risque, le journalisme perdrait son utilité, voire sa raison d’être, avant de souligner que les personnes retenues par les talibans n’avaient rien de têtes brûlées, mais qu’elles étaient simplement tombées dans un traquenard. Dénonçant à mots couverts le «journalisme de salon» souhaité par la classe politique, les manifestants (journalistes français et étrangers, dont beaucoup venus de l'audiovisuel) ont renouvelé leur soutien à leurs confrères, devant une banderole clamant : «Nous sommes tous coupables d'imprudence».&lt;br /&gt;Reprochant le fait que personne, dans la presse écrite, parlée ou télévisée, ne semble faire grand cas de cette équipe de France 3, à l’inverse de Florence Aubenas (journaliste de Libération) enlevée quatre ans plus tôt en Irak, ou des otages du Liban à la fin des années 80, Jean-François Julliard, secrétaire général de RSF, s’est interrogé &lt;em&gt;«combien de temps faudra-t-il encore pour donner un nom et un visage à ces deux journalistes ?».&lt;/em&gt; Audrey Pulvar a ajouté : &lt;em&gt;«Nos confrères ne sont pas là depuis presque un mois. Nous sommes inquiets pour eux. Ils n’ont aucun tort. Ils ont fait leur boulot, comme ils l’ont toujours fait auparavant. Ce ne sont pas des inconscients et des imprudents.»&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;Pour mémoire, deux journalistes de France 3 ont été enlevés le 30 décembre 2009 alors qu'ils étaient en reportage près de Kaboul. Les talibans ont revendiqué l'enlèvement et exigé la libération d'un commandant islamiste détenu par les Etats-Unis et le versement d'une rançon en échange de leur libération. Trois semaines après leur rapt, Claude Guéant, secrétaire général de l'Elysée, lançait sa phrase malheureuse, en précisant que les recherches entreprises pour les retrouver avaient un coût élevé pour les Français ( !)&lt;br /&gt;Interrogé sur la chaîne de télévision LCI jeudi 28 janvier, le ministre de la Défense Hervé Morin, a indiqué qu'il n'y avait &lt;em&gt;«malheureusement pas de négociations à l'heure actuelle»&lt;/em&gt; avec les ravisseurs de deux journalistes enlevés en Afghanistan le 30 décembre. Quatre jours plus tôt, sur TF1, le président Nicolas Sarkozy avait évoqué la situation &lt;em&gt;«extrêmement difficile et extrêmement périlleuse»&lt;/em&gt; tout en précisant qu'ils étaient &lt;em&gt;«en vie, en bonne santé».&lt;/em&gt; &lt;em&gt;«Toute mon énergie et celle de nos soldats sont mobilisées pour les sortir de la situation où ils se trouvent»&lt;/em&gt;, a jouté le chef de l'Etat en guise de mea culpa... &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6735318920700710654-6369099038479755661?l=regardscroiss.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://regardscroiss.blogspot.com/feeds/6369099038479755661/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6735318920700710654&amp;postID=6369099038479755661' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6735318920700710654/posts/default/6369099038479755661'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6735318920700710654/posts/default/6369099038479755661'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://regardscroiss.blogspot.com/2010/01/les-journalistes-juges-coupables-de.html' title='Les journalistes jugés coupables de prendre des risques !'/><author><name>Bourbon</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_47RFOlB4naM/S2KeBxcJp5I/AAAAAAAAAAs/70Xy_HSApek/s72-c/IMG_3177.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6735318920700710654.post-4876397245978278347</id><published>2008-10-28T07:47:00.001-07:00</published><updated>2008-10-28T08:04:31.772-07:00</updated><title type='text'>Squat avec vue... sur la sous-préfecture</title><content type='html'>&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_fDk82k8lKL4/SQcngY_kZoI/AAAAAAAAAD4/gQ6KNHUfz-I/s1600-h/+Maison:fillettes.JPG"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: undefinedpx; height: undefinedpx;" src="http://3.bp.blogspot.com/_fDk82k8lKL4/SQcngY_kZoI/AAAAAAAAAD4/gQ6KNHUfz-I/s320/+Maison:fillettes.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5262218127024088706" /&gt;&lt;/a&gt;La vieille et grande demeure a sans nul doute été majestueuse. Construite face au fleuve Maroni, coincée entre la place des fêtes et la résidence du sous-préfet de Saint-Laurent, elle n'est plus désormais qu'une ruine. A l'époque du bagne, c'est entre ses murs qu'était logé le receveur des douanes. Aujourd'hui, la bâtisse délabrée abrite des résidents clandestins. Trois femmes et cinq enfants, dont deux nourrissons. Tous originaires du Guyana, dépourvus de permis de séjour et vivant dans la plus criante promiscuité. Ils ont investi les lieux voilà plus de huit mois.&lt;br /&gt;Pénétrer dans l'enceinte de la résidence n'a rien de compliqué. Les grilles, profondément rongées par la rouille, sont grandes ouvertes. Et quand bien même quelqu'un aurait eu l'idée saugrenue de les refermer, les pans de murs écroulés sont si nombreux que la clôture s'avère quasi inexistante. En revanche, il est plus difficile de se frayer un chemin jusqu'à la maison à travers un jardin en friche recouvert de détritus en tout genre. Les grilles fixes ont été arrachées, et la plupart des portes enfoncées. Au rez-de-chaussée, assise sur une chaise, Déborah tient son bébé dans ses bras. Elle sermonne avec fermeté deux fillettes de sept ans qui chahutent. A ses côtés, une autre femme nettoie son linge dans une bassine posée sur le sol. "On est là depuis février, je crois, explique Déborah, 42 ans. Mais on est arrivé dans ce pays en 2006." Elle a débarqué du Guyana en compagnie de ses quatre enfants et du père de sa dernière fille. Mais l'homme n'est plus là. "C'est lui qui a voulu venir, mais dès qu'on est arrivé, il s'est mis à fumer de la drogue et il est parti, raconte-t-elle. Je pense qu'il est au Suriname maintenant." Depuis, Déborah s'efforce de survivre et, assure-t-elle, a entamé des démarches pour que sa situation administrative soit régularisée.&lt;br /&gt;"J'ai déjà rempli des documents pour avoir des papiers, mais pour l'instant je n'ai pas eu de réponse, affirme-t-elle. Je veux rester ici. Je n'avais pas une bonne vie au Guyana, et maintenant je suis là. Si j'avais des papiers, je pourrais travailler, nettoyer les rues, faire n'importe quoi." Pour l'heure, elle passe ses journées à s'occuper de ses enfants et à "chercher un peu d'argent". Pour la nourriture, elle s'adresse le plus souvent "à l'église catholique". Le soir, ses enfants et elle s'installent à l'étage. Elles dorment sur de vieux matelas, à côté desquels gisent une poignée de bougies et un briquet. Les travées extérieures n'ont plus de rambardes, ce qui expose les occupant à une chute éventuelle. Déborah ne semble pas s'en inquiéter.&lt;br /&gt;Le seul garçon, Robin, est âgé de 17 ans. Comme ses petites sœurs, il ne va pas à l'école. "Je vais pêcher de temps en temps", explique-t-il vivement en anglais. Debout sous la toiture en partie ravagée par un incendie, Déborah explique que personne ne leur rend visite pendant la nuit et que "les policiers ne sont pas venus" les voir depuis leur arrivée. Mais elle ne dit pas comment et pourquoi elle a atterri dans la maison. Car, peu de temps avant qu'elle ne s'y installe, d'autres personnes y vivaient.&lt;br /&gt;En réalité, et malgré un arrêté de péril imminent lancé cette année par la mairie, la vieille bâtisse est constamment occupée. Comme la plupart des maisons vides et laissées à l'abandon dans la commune. Le problème, pour la ville, est que l'ancienne résidence du receveur des douanes est une propriété de l'Etat. Impossible, par conséquent, d'élaborer le moindre projet la concernant. Pour le moment, tout du moins. Car la municipalité a déjà lancé une vaste opération de rénovation dans le quartier mitoyen du camp de la transportation. Mais uniquement parce qu'elle est parvenue à convaincre les propriétaires de l'intérêt commun d'une telle opération.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;NB : Deux jours après la parution de cet article, le préfet a ordonné l'expulsion de la famille qui occupait la résidence. Celle-ci ayant été murée pour éviter toute nouvelle intrusion. En revanche, la maman et ses enfants n'ont pas été expulsés. Juste invités à se trouver un autre point de chute. La France ne dispose d'aucun accord avec le Guyana permettant de renvoyer les clandestins dans leur pays d'origine. Quand ils le sont, c'est généralement vers le Suriname qu'on les dirige. Pays duquel ils s'empressent de fuir. Pour un retour quasi-systématique en Guyane, qui n'a rien de bien compliqué compte tenu du peu de moyens dont disposent les autorités pour réguler les flux frontaliers. Une franche pantalonnade, en vérité.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6735318920700710654-4876397245978278347?l=regardscroiss.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://regardscroiss.blogspot.com/feeds/4876397245978278347/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6735318920700710654&amp;postID=4876397245978278347' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6735318920700710654/posts/default/4876397245978278347'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6735318920700710654/posts/default/4876397245978278347'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://regardscroiss.blogspot.com/2008/10/squat-avec-vue-sur-la-sous-prfecture.html' title='Squat avec vue... sur la sous-préfecture'/><author><name>Chronik</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07286509677457160629</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_fDk82k8lKL4/SQcngY_kZoI/AAAAAAAAAD4/gQ6KNHUfz-I/s72-c/+Maison:fillettes.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6735318920700710654.post-7017116919760669894</id><published>2008-10-28T07:29:00.000-07:00</published><updated>2008-10-28T08:05:26.011-07:00</updated><title type='text'>Des Vampires qui réclament eau et électricité</title><content type='html'>&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_fDk82k8lKL4/SQcjaGH7qHI/AAAAAAAAADw/2vBqyqbq-90/s1600-h/_MG_0010.JPG"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;width: undefinedpx; height: undefinedpx;" src="http://1.bp.blogspot.com/_fDk82k8lKL4/SQcjaGH7qHI/AAAAAAAAADw/2vBqyqbq-90/s320/_MG_0010.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5262213620833167474" /&gt;&lt;/a&gt;Les Vampires. Drôle de nom pour un quartier. C'est le petit pont de bois qui permet de franchir la crique, au beau milieu de la piste (immense arc de cercle vallonné qui conduit du lycée 2 au collège Albert Londres), qui a donné son nom à l'endroit. Ou plutôt les centaines de chauve-souris qui avaient pris leurs quartiers sous la charpente. Du pont des Vampires est donc née la piste du même nom, devenue depuis un quartier de Saint-Laurent du Maroni. Un quartier qui reste toutefois un peu particulier. Car ses habitants, qui ont envahi année après année les deux côtés de la piste (souvent après avoir fui la guerre civile au Suriname, au milieu des années 80), continuent d'y vivre sans eau ni électricité. Evidemment, les terrains sur lesquels ils ont construit leur maison appartiennent à l'Etat. Mais, avant eux, comme ils le répètent à l'envi, cette zone de la ville n'était qu'un espace boisé inoccupé. Alors quelle que soit l'appellation - squat, quartier - il n'en demeure pas moins que de nombreuses familles sont désormais bien implantées. Et réclament avec insistance des structures similaires à celles des autres secteurs de la ville.&lt;br /&gt;Assis sur un fauteuil élimé de sa petite maison de bois, Arjan Aloeboetoe explique qu'il vit là depuis sept ans. Ses enfants sont scolarisés, et il travaille comme chauffeur dans une société de transport. De son propre aveu, il ne sait plus quel moyen employer pour obtenir ce qu'il veut : l'eau l'électricité, un titre de propriété. "On ne fait rien pour nous, regrette-t-il. On se pose des questions, on se demande ce qu'on peut faire. On nous promet des choses mais rien ne se passe. On n'a plus confiance. Si on avait demandé quelque chose qui n'est pas à Saint-Laurent, je comprendrais. Mais les câbles sont là. Et quand on demande à devenir propriétaire, on nous le refuse." Assis en face de lui, Rinado Tergie formule les mêmes doléances. "Il y a environ 150 demandes d'électrification, et on nous a indiqué qu'un budget de 300 000 euros était débloqué, assure-t-il. Mais on attend toujours. Et pour l'eau c'est pareil. C'est comme si on nous laissait de côté. Comme si on ne faisait pas partie de Saint-Laurent." Arjan Aloeboetoe renchérit : "On entend dire qu'on ne payera pas nos factures. Mais on s'éclaire avec des groupes électrogènes qui coûtent cher. Si on nous met l'électricité, on sait que ça ne sera pas gratuit ! Et on est prêt à payer. D'accord, il y a la ZAC Saint-Maurice (Zone d'aménagement concertée, qui vise à aménager une vaste zone de la commune et qui englobe notamment les Vampires), mais nous on a besoin d'électricité aujourd'hui."&lt;br /&gt;Pour l'heure, l'électricité est donc fourni par des groupes électrogène. Quant à l'eau, les habitants la récupère dans des cuves après la pluie, ou s'en procure à la crique surmontée du fameux pont des Vampires. Une situation des plus précaires. Particulièrement en saison sèche, quand le point d'eau diminue à vue d'œil. Si les résidents avouent leur sentiment d'abandon, leur situation est néanmoins connue des autorités.&lt;br /&gt;Marie-Anne Montéléone est attachée territoriale à la Communauté des communes de l'Ouest guyanais (CCOG), chargée de la fiscalité, de la gestion du foncier des communes et du patrimoine de la CCOG. Elle parcourt tous les quartiers de l'Ouest depuis plus de dix ans, transmet ses rapports aux autorités, aide souvent des habitants à monter des dossiers. "C'est le cas actuellement dans les quartiers de Vietnam et Djakata à Saint-Laurent", souligne-t-elle. Par conséquent, Vampires, elle connaît parfaitement.&lt;br /&gt;"Il n'y a rien, lance-t-elle. Personne ne s'occupe du gros squat. Il ne s'étendra pas, puisque la zone est limitée par la crique. Mais physiquement ils arrivent à saturation. En attendant il y encore des construction en cours." Quant à la situation administrative des familles, elle ne facilite pas les choses. "Même pas la moitié de la population est en situation régulière, explique-t-elle. Mais les enfants sont scolarisés, et beaucoup sont nés sur le territoire français." Lorsqu'il est précisé que pour que l'Etat accorde une cession de terrain, le demandeur doit être soit français soit détenteur d'une carte de résident de dix ans, il devient plus simple de comprendre les difficultés de certains habitants à obtenir un titre de propriété. Néanmoins, il en existe. "Une dizaine de personnes, affirme Marie-Anne Montéléone. Et le long de la route goudronnée à Sables Blancs (juste avant la piste des Vampires) d'autres doivent bénéficier d'une cession cette année. Mais ils sont là depuis longtemps."&lt;br /&gt;Si la situation de Vampires comporte des particularités, il ne s'agit pas du seul secteur de Saint-Laurent dans lequel la population vit de façon précaire. Djakata, Vietnam, Paul Isnard, Bois Canon, tous abritent leur spécifités. Et leurs contradictions. Comme le fait d'imposer certains occupants qui, de fait, n'ont pas le droit d'être installés sur le terrain qu'ils occupent.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6735318920700710654-7017116919760669894?l=regardscroiss.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://regardscroiss.blogspot.com/feeds/7017116919760669894/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6735318920700710654&amp;postID=7017116919760669894' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6735318920700710654/posts/default/7017116919760669894'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6735318920700710654/posts/default/7017116919760669894'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://regardscroiss.blogspot.com/2008/10/des-vampires-qui-rclament-eau-et.html' title='Des Vampires qui réclament eau et électricité'/><author><name>Chronik</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07286509677457160629</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_fDk82k8lKL4/SQcjaGH7qHI/AAAAAAAAADw/2vBqyqbq-90/s72-c/_MG_0010.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6735318920700710654.post-922353275548604865</id><published>2008-10-08T05:06:00.000-07:00</published><updated>2008-10-08T05:14:04.276-07:00</updated><title type='text'>Dépoussiérage historique</title><content type='html'>&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_fDk82k8lKL4/SOyjk9HxB5I/AAAAAAAAADo/-AVBEIICfo4/s1600-h/+Marche%CC%81+1923.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://3.bp.blogspot.com/_fDk82k8lKL4/SOyjk9HxB5I/AAAAAAAAADo/-AVBEIICfo4/s400/+Marche%CC%81+1923.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5254754720512280466" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Négligemment entreposées dans un vieux bâtiment de Saint-Laurent du Maroni depuis de nombreuses années, les archives de la ville ont fait l'objet d'une méticuleuse séance de tri sous la conduite du directeur des archives départementales de Cayenne. Une opération qui a permis de découvrir quelques précieux documents.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Assis devant une longue table recouverte d'imposantes piles de documents, Philippe Guyot laisse échapper un soupir. Pour le deuxième jour consécutif, il décortique minutieusement les pochettes, serviettes et autres cartons dans lesquels repose une partie de l'histoire de la commune de Saint-Laurent. Et, pour tout dire, le directeur des archives départementales de Cayenne se demande s'il va pouvoir s'accorder une courte pause afin de se restaurer. Car le travail est colossal. Non pas en raison de la masse de pièces à examiner et à trier, mais parce que personne à Saint-Laurent n'a jamais pris le temps de se plier aux exigences de l’archivage. "L'état de poussière et les strates de crasse prouvent l'ancienneté de la chose", s'amuse-t-il. En réalité, jusqu'à très récemment, personne ne connaissait avec certitude le lieu où étaient entreposés tous ces écrits.&lt;br /&gt;C'est dans un petit bâtiment de l'avenue Gaston  Monnerville, à deux pas de l'école des Malgaches, que s'entassent depuis des dizaines d'années les archives de la ville. Encore fallait-il pouvoir y entrer. "On n'arrivait pas à mettre la main sur les clefs", sourit Marie Bourdeau, animatrice de l'architecture et du patrimoine au sein de la mairie. Celles-ci retrouvées, les archivistes ont vite pu mesurer l'importance des découvertes effectuées lors de cette courte séance de dépoussiérage.&lt;br /&gt;Subventionnée par la Direction régionale des affaires culturelles (Drac), la mission consiste à éplucher avec soin tous les dossiers antérieurs à 1949. "Saint-Laurent a été fondée en 1858, mais les documents les plus anciens que nous avons trouvés datent de 1870, et concernent la production de rhum à l'usine Saint-Maurice", précise Philippe Guyot. La rhumerie qui occupe un large espace dans les montagnes de papier. "On a quasiment toute l'activité, s'enthousiasme le directeur. Les statistiques de la rhumerie, qui au début ne produit que du sucre avant d'être transformée en usine mixte, des rapports sur la production, la vente, c'est énorme. Les travaux, les aménagements, les machines, il y en a trois ou quatre fois plus que ce qu'on aurait espéré. L'administration du bagne étant pléthorique à l'époque, les fonctionnaires passaient leur temps à faire des tonnes de rapports." Evidemment, Philippe Guyot ne travaille pas seul. A ses côtés, Jean-Pierre Bacot et Léopold Champesting, respectivement responsables de l'atelier restauration/reliure et du secteur magasinier aux archives départementales. Mais aussi Muriel Cohen et Emmanuel Szurek, deux professeurs agrégés en thèse d'histoire, qui ont interrompu leurs vacances en Guyane pour se plonger dans le passé de la commune. "Ces documents, c'est le rêve de l'historien", assure Emmanuel, encore stupéfait des trouvailles qu'il a pu faire. Et notamment sur l'époque du gouvernement de Vichy. "C'est la période la mieux représentée, la plus complète, explique Philippe Guyot. Parce que c'est la plus récente de la fin de l'administration pénitentiaire à la tête de la mairie (le maire n'était autre que le directeur adjoint du bagne). Politique, économique, voirie, équipements, tout est là. C'est tant mieux, parce que c'est une période les plus cruciales de l'histoire du bagne. La période où il y a le plus de morts (voir ci-contre)." Les taxes en vigueur, la fiscalité locale et l'usine électrique font également l'objet de nombreux documents. En revanche, très peu de choses sur le monde associatif. Et aucun plan ni la moindre photographie. "On suppose que c'est resté dans les familles", glisse Marie Bourdeau.&lt;br /&gt;Pour l'heure, les archives vont être conservées dans le même local. Dès que la municipalité disposera de son Centre d'interprétation de l'architecture et du patrimoine (Ciap, pas avant 2010), dans le camp de la Transportation, l'ensemble des documents y seront entreposés, exposés, et consultables par le public.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6735318920700710654-922353275548604865?l=regardscroiss.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://regardscroiss.blogspot.com/feeds/922353275548604865/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6735318920700710654&amp;postID=922353275548604865' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6735318920700710654/posts/default/922353275548604865'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6735318920700710654/posts/default/922353275548604865'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://regardscroiss.blogspot.com/2008/10/dpoussirage-historique.html' title='Dépoussiérage historique'/><author><name>Chronik</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07286509677457160629</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_fDk82k8lKL4/SOyjk9HxB5I/AAAAAAAAADo/-AVBEIICfo4/s72-c/+Marche%CC%81+1923.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6735318920700710654.post-4821676048123010704</id><published>2008-09-15T02:24:00.000-07:00</published><updated>2008-09-15T02:29:50.570-07:00</updated><title type='text'>Un week-end à la Courneuve... (Paris)</title><content type='html'>&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_LWgZUImwcxA/SM4qdrNvROI/AAAAAAAAAC8/a8fRKMO8bJQ/s1600-h/DSC02460.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5246177305238127842" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_LWgZUImwcxA/SM4qdrNvROI/AAAAAAAAAC8/a8fRKMO8bJQ/s400/DSC02460.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;En attendant plus amples informations, un petit aperçu de la fête de l'Humanité 2008...&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6735318920700710654-4821676048123010704?l=regardscroiss.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://regardscroiss.blogspot.com/feeds/4821676048123010704/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6735318920700710654&amp;postID=4821676048123010704' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6735318920700710654/posts/default/4821676048123010704'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6735318920700710654/posts/default/4821676048123010704'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://regardscroiss.blogspot.com/2008/09/un-week-end-la-courneuve-paris.html' title='Un week-end à la Courneuve... (Paris)'/><author><name>La Goutte</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05543857428697319162</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_LWgZUImwcxA/SM4qdrNvROI/AAAAAAAAAC8/a8fRKMO8bJQ/s72-c/DSC02460.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6735318920700710654.post-181112659091931813</id><published>2008-09-03T01:09:00.000-07:00</published><updated>2008-09-03T01:11:03.661-07:00</updated><title type='text'>Tiercé perdant</title><content type='html'>&lt;em&gt;"On n'a que ce que l'on mérite !"&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;Voici une formule passe-partout qui peut faire beaucoup de mal lorsque l'on tente de la transposer dans la vie de tous les jours. Et qui fait plus de mal encore à ceux qui résident dans l'Oise et à Beauvais en particulier.&lt;br /&gt;En effet, en cette rentrée politique, La Rochelle s'offre les universités d'été du PS, Royan celles de l'UMP, Paris celles de l'Alliance Royale (un mouvement que j'apprécie particulièrement), Vieux Boucau (Landes) celles des moribonds du PCF, Toulouse pour les Verts, etc.&lt;br /&gt;Et la ville-préfecture de l'Oise me direz-vous ?&lt;br /&gt;Et bien, à partir de ce jeudi 4 septembre, Beauvais s'apprête à accueillir les universités d'été du... Cheval de Trait !&lt;br /&gt;La classe non ?&lt;br /&gt;On n'a que ce que l'on mérite...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6735318920700710654-181112659091931813?l=regardscroiss.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://regardscroiss.blogspot.com/feeds/181112659091931813/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6735318920700710654&amp;postID=181112659091931813' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6735318920700710654/posts/default/181112659091931813'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6735318920700710654/posts/default/181112659091931813'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://regardscroiss.blogspot.com/2008/09/tierc-perdant.html' title='Tiercé perdant'/><author><name>Bourbon</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6735318920700710654.post-5482900176582396892</id><published>2008-09-01T08:53:00.001-07:00</published><updated>2008-09-01T08:53:21.349-07:00</updated><title type='text'>R. Labévière viré de RFI... ou les malheurs de celui que ne pense pas comme il faut (Paris)</title><content type='html'>&lt;embed allowfullscreen='true' height='256' width='320' type='application/x-shockwave-flash' src='http://www.dailymotion.com/swf/k1NjGrWQZGYAfxKsZD'/&gt;	&lt;p&gt;	&lt;a href='http://www.dailymotion.com/video/x6ld65_r-labeviere-victime-du-sionisme-ins_news'&gt;R. Labeviere Victime du sionisme institutionnalisé&lt;/a&gt;&lt;br/&gt;	Vidéo envoyée par &lt;a href='http://www.dailymotion.com/sifdine69'&gt;sifdine69&lt;/a&gt;	&lt;/p&gt;	&lt;p&gt;	Bonjour à tous,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une petite vidéo puisque les foutus glandeurs que nous sommes avons abandonné toute forme d'acivité rédactionnelle. Au moins que ces quelques minutes, à voir absolument, nous donnent envie d'échanger un peu. Bises à tous.	&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6735318920700710654-5482900176582396892?l=regardscroiss.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://regardscroiss.blogspot.com/feeds/5482900176582396892/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6735318920700710654&amp;postID=5482900176582396892' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6735318920700710654/posts/default/5482900176582396892'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6735318920700710654/posts/default/5482900176582396892'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://regardscroiss.blogspot.com/2008/09/r-labvire-vir-de-rfi-ou-les-malheurs-de.html' title='R. Labévière viré de RFI... ou les malheurs de celui que ne pense pas comme il faut (Paris)'/><author><name>La Goutte</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05543857428697319162</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6735318920700710654.post-2384545984169251525</id><published>2008-08-08T05:42:00.000-07:00</published><updated>2008-08-08T06:04:16.797-07:00</updated><title type='text'>Grand jeu concours de l'été (Paris)</title><content type='html'>&lt;div&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#ff0000;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_LWgZUImwcxA/SJxC6F-QPNI/AAAAAAAAAC0/EOMB5uivB-Q/s1600-h/DSC01644.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5232130432900807890" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; CURSOR: hand" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_LWgZUImwcxA/SJxC6F-QPNI/AAAAAAAAAC0/EOMB5uivB-Q/s400/DSC01644.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="color:#330033;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="color:#330033;"&gt;(Je sais, la photo n'a rien a voir, mais c'est si beau...)&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="color:#330033;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="color:#330033;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="color:#330033;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="color:#330033;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="color:#330033;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="color:#330033;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="color:#330033;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="color:#330033;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="color:#330033;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="color:#330033;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="color:#330033;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="color:#330033;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="color:#330033;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="color:#330033;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="color:#330033;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="color:#330033;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="color:#330033;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#330033;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#330033;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#330033;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#330033;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="color:#330033;"&gt;Dans le cadre d’un grand jeu concours richement doté, placé sous le haut patronage d’un comité composé de journalistes et de personnalités influents dans le monde de la presse, de l’entreprise et de la politique, nous vous proposons de rédiger une lettre ouverte au journal &lt;em&gt;le Monde&lt;/em&gt;. Les lauréats verront leur texte publié dans l’édition papier du grand quotidien du soir de référence, et bénéficieront d’une large exposition médiatique : interviews radio par Jean-Pierre Elkabbach, Nicolas Demorand, Jean-Michel Apathie, citations dans le bloc-note du &lt;em&gt;Point &lt;/em&gt;de Bernard-Henri Lévy et dans un édito de Laurent Joffrin dans &lt;em&gt;Libération&lt;/em&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Le sujet à développer est libre. Il sera néanmoins considéré favorablement par le jury de développer une argumentation autour du dérapage d’un quelconque chroniqueur antisémite de la presse écrite. D’autres sujets sont néanmoins possibles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les concurrents devront se conformer impérativement à quelques règles de bon sens :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Titre de la tribune :&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;L’Horreur de l’insoutenable&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;La tribune devra être signée sous les pseudonymes :&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Jean-Gérard Chnitzel, doctorant à l’université de Maubeuge et Rodolphe Schindler, journaliste de presse écrite régionale&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Utiliser les mots :&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;em&gt;Ignobles, abject, ignominieux, infect, nauséabond, vigilance, honteux, plus que jamais, barbu, Soljenitsyne, complaisance, cheval de Troie, mal du siècle, rouge-brun, Faurisson, haine, populiste, sans précédant&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Ne pas utiliser les mots de :&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Race&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Développer les idées de :&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Choc des civilisations, barbarie, démocratie, totalitarisme&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Etayer son argumentation par de multiples références à des sites internet « proches du Hezbollah », qui en aucun cas ne devront exister.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Parler en termes positifs de Jean-Claude Gayssot (pas facile, hein ?), ou de Ayan Hirsi Ali, ou de Robert Ménard et négatifs de Noam Chomsky ou, à défaut, d’Alain Badiou ou, à défaut, de Pierre Bourdieu.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Texte à adresser à l’adresse suivante : &lt;span style="color:#ff6666;"&gt;&lt;a href="mailto:courrier-des-lecteurs@lemonde.fr"&gt;courrier-des-lecteurs@lemonde.fr&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#ff6666;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;&lt;strong&gt;Bon courage…………………………………………&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6735318920700710654-2384545984169251525?l=regardscroiss.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://regardscroiss.blogspot.com/feeds/2384545984169251525/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6735318920700710654&amp;postID=2384545984169251525' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6735318920700710654/posts/default/2384545984169251525'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6735318920700710654/posts/default/2384545984169251525'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://regardscroiss.blogspot.com/2008/08/grand-jeu-concours-de-lt-la-goutte.html' title='Grand jeu concours de l&apos;été (Paris)'/><author><name>La Goutte</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05543857428697319162</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_LWgZUImwcxA/SJxC6F-QPNI/AAAAAAAAAC0/EOMB5uivB-Q/s72-c/DSC01644.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6735318920700710654.post-5058033472782000424</id><published>2008-06-05T02:40:00.001-07:00</published><updated>2008-06-05T02:40:03.278-07:00</updated><title type='text'>Famille118.03.05.0118881 (Paris)</title><content type='html'>&lt;embed allowfullscreen='true' height='256' width='320' type='application/x-shockwave-flash' src='http://www.dailymotion.com/swf/x5m2h1'/&gt;	&lt;p&gt;	&lt;a href='http://www.dailymotion.com/video/x5m2h1_famille11803050118881_news'&gt;Famille118.03.05.0118881&lt;/a&gt;&lt;br/&gt;	Vidéo envoyée par &lt;a href='http://www.dailymotion.com/propaglande'&gt;propaglande&lt;/a&gt;	&lt;/p&gt;	&lt;p&gt;	Vidéo réalisée par Fanfan, un copain du quartier, sur une famille qui vit dans le quartier. Une réalité simple, qui ne mérite pas d'explications. Un film brut.	&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6735318920700710654-5058033472782000424?l=regardscroiss.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://regardscroiss.blogspot.com/feeds/5058033472782000424/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6735318920700710654&amp;postID=5058033472782000424' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6735318920700710654/posts/default/5058033472782000424'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6735318920700710654/posts/default/5058033472782000424'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://regardscroiss.blogspot.com/2008/06/famille11803050118881-paris.html' title='Famille118.03.05.0118881 (Paris)'/><author><name>La Goutte</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05543857428697319162</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6735318920700710654.post-4741227405822352256</id><published>2008-05-25T04:04:00.001-07:00</published><updated>2008-05-25T04:04:56.422-07:00</updated><title type='text'>Hommage (Paris)</title><content type='html'>&lt;div xmlns='http://www.w3.org/1999/xhtml'&gt;&lt;p&gt;&lt;object height='350' width='425'&gt;&lt;param value='http://youtube.com/v/7HlxqursgjU' name='movie'/&gt;&lt;embed height='350' width='425' type='application/x-shockwave-flash' src='http://youtube.com/v/7HlxqursgjU'/&gt;&lt;/object&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6735318920700710654-4741227405822352256?l=regardscroiss.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://regardscroiss.blogspot.com/feeds/4741227405822352256/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6735318920700710654&amp;postID=4741227405822352256' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6735318920700710654/posts/default/4741227405822352256'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6735318920700710654/posts/default/4741227405822352256'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://regardscroiss.blogspot.com/2008/05/hommage-paris.html' title='Hommage (Paris)'/><author><name>La Goutte</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05543857428697319162</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6735318920700710654.post-7723926139645672066</id><published>2008-05-21T05:01:00.000-07:00</published><updated>2008-06-07T08:44:38.697-07:00</updated><title type='text'>Vieille école, vieilles méthodes (Guyane)</title><content type='html'>&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_fDk82k8lKL4/SEqsjBkP-rI/AAAAAAAAADg/zsCG4b4xats/s1600-h/++CERCUEIL:PANNEAU.JPG"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://4.bp.blogspot.com/_fDk82k8lKL4/SEqsjBkP-rI/AAAAAAAAADg/zsCG4b4xats/s320/++CERCUEIL:PANNEAU.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5209165636723276466" /&gt;&lt;/a&gt;Depuis un mois les manifestations se succèdent dans le département. Enseignants, lycéens, collégiens et parents d'élèves forment les cortèges. Les plus obstinés viennent de l'Ouest. Saint-Laurent du Maroni, Mana (Nord-Ouest, à quelques dizaines de kilomètres de l'embouchure du Maroni), Apatou (la première "grande" commune en aval du Maroni) se regroupent afin de défiler dans les rues de la sous-préfecture. En cause, bien évidemment, la réforme annoncée de l'Education nationale. Suppression de postes, dégraissement. Une mesure qui peut sans doute être appliquée sans conséquences immédiates dans l'Hexagone. En Guyane, en revanche, le projet gouvernemental confine à l'ubuesque. A l'Assemblée nationale, la semaine dernière, la députée de la deuxième circonscription de Guyane, Chantal Berthelot, interpelle Xavier Darcos. Une collaboratrice du ministre récite au micro une belle et longue réponse condescendante, expliquant que le gouvernement à toujours répondu, depuis les émeutes étudiantes qui avaient agité Cayenne en 1996 (seule la venue de Bayrou et l'annonce de la création d'un rectorat - en 1996 ! - avaient mis fin au conflit), aux besoins de l'éducation en Guyane. Etonnant. Surtout quand on connaît le pourcentage invraisemblable d'enseignants contractuels (près de 25%, si je ne me trompe), et les conditions dans lesquelles travaille ce beau monde. Un contractuel, rappelons qu'il s'agit d'une personne qui N'A PAS DE DIPLÔME pour enseigner. Il existe donc d'excellentes pioches, et des brêles de haut vol. La loterie éducative. Et les établissements travaillent sans filet. Un prof malade, absent, tire-au-flanc, et c'est le vide intégral. Parce que trouver un remplaçant relève de l'impossible. Résultat, au lycée Bertène Juminer de Saint-Laurent, pour exemple, certains élèves de 1ère n'ont pas eu de cours de français pendant plus de quatre mois. Dans quelques semaines, ils devront quand même passer leur épreuve du bac. Sans bagage. Avec la réforme, ce sont des options qui sautent, purement et simplement. La filière théâtrale disparaît, certaines classes n'auront plus de cours de sport, etc. Et des heures supplémentaires en pagaille à assurer pour les enseignants. Alors, certes, quand la semaine se résume à 18 heures de cours, préparer quelques sessions de plus ne paraît pas insurmontable. A moins d'être une crasseuse faignasse. Mais le problème ne se pose pas exactement en ces termes.&lt;br /&gt;Hier, les professeurs venus de toute la Guyane afin de manifester devant le rectorat de Cayenne ont eu droit à une visite relativement musclée des forces de l'ordre. Et quand l'Etat fait charger - et gazer - les dépositaires de l'instruction par ses forces armées, il convient de s'interroger sur son évolution et son fonctionnement politique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;http://www.dailymotion.com/video/x5hxxg_le-dialogue-vu-par-le-rectorat20-ma_news&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et que dire du nouveau recteur (nommé une poignée de semaines après les élections municipales) qui, cloîtré dans son bureau, refuse catégoriquement de s'entretenir avec les enseignants ? Rien, ou presque. Le symbole s'avère suffisamment parlant. Aujourd'hui, demain, les manifestations se poursuivent.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6735318920700710654-7723926139645672066?l=regardscroiss.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='enclosure' type='' href='http://www.dailymotion.com/video/x5hxxg_le-dialogue-vu-par-le-rectorat20-ma_news' length='0'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://regardscroiss.blogspot.com/feeds/7723926139645672066/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6735318920700710654&amp;postID=7723926139645672066' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6735318920700710654/posts/default/7723926139645672066'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6735318920700710654/posts/default/7723926139645672066'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://regardscroiss.blogspot.com/2008/05/vieille-cole-vieilles-mthodes-guyane.html' title='Vieille école, vieilles méthodes (Guyane)'/><author><name>Chronik</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07286509677457160629</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_fDk82k8lKL4/SEqsjBkP-rI/AAAAAAAAADg/zsCG4b4xats/s72-c/++CERCUEIL:PANNEAU.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6735318920700710654.post-6858282310771969936</id><published>2008-05-13T20:18:00.000-07:00</published><updated>2008-05-13T21:17:10.070-07:00</updated><title type='text'>Question d'humanité, sans doute (Guyane)</title><content type='html'>&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_fDk82k8lKL4/SCpbG0u7MKI/AAAAAAAAADE/q0jvrwikl3w/s1600-h/+Tortue+e%CC%81choue%CC%81e.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://3.bp.blogspot.com/_fDk82k8lKL4/SCpbG0u7MKI/AAAAAAAAADE/q0jvrwikl3w/s400/+Tortue+e%CC%81choue%CC%81e.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5200068892545462434" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_fDk82k8lKL4/SCpb80u7MLI/AAAAAAAAADM/RmnYLTjbrIs/s1600-h/IMG_4242.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://3.bp.blogspot.com/_fDk82k8lKL4/SCpb80u7MLI/AAAAAAAAADM/RmnYLTjbrIs/s400/IMG_4242.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5200069820258398386" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La première est une espèce marine des plus remarquables. Seule survivante d'une caste dont tous les représentants ont disparu depuis l'ère tertiaire. Excellente plongeuse, elle peut descendre jusqu'à 1300 mètres, ce pendant près de 80 minutes. Elle promène son double mètre et sa demi-tonne dans la plupart des océans du globe, sa carapace faite de petits osselets sur le dos, avec pour seul objectif d'obéir à ses cycles de reproduction. Elle débarque ainsi tous les ans sur les côtes de Guyane, notamment. Et l'on se presse sur les plages de Montjoly ou d'Awala-Yalimapo pour observer ce phénomène sans âge. Mais toutes n'atteignent pas les rivages, en proie au braconnage, aux filets de pêche, à la pollution ou à l'urbanisation des littoraux. Par conséquent certaines, comme celle qu'il est possible d'observer ci-dessus, échouent parfois sans vie sur le sable. Ce qui ne manque pas de déclencher une vague d'indignation parmi les innombrables associations qui luttent pour la survie de cette espèce en voie de disparition, et qui fait l'objet de programmes internationaux de protection et de conservation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La seconde espèce nous est nettement moins inconnue. Rien de plus normal, il s'agit de la nôtre. L'Homo sapiens. Malheureusement sous une forme quelque peu dégénérescente, car parasitée ou plutôt infectée par des substances qu'elle a elle-même créées. La catégorie représentée ci-dessus peut être observée dans les rues de la plupart des cités de la planète. Dans toutes, en vérité. La Guyane n'est évidemment pas une exception. Sa localisation sud-américaine, ses frontières spongieuses font de ce département français un espace de circulation idéal pour les trafiquants en tout genre. Et la drogue la moins coûteuse, et donc la plus prisée par les exclus, a pour nom le crack. Inutile de s'étendre sur les ravages engendrés par le petit cristal. En revanche, il est étrange de constater avec quelle indifférence l'on observe la déchéance progressive de ses propres congénères. En s'indignant deux fois l'an, sans apporter de solution. Ou si peu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Etrange comparaison, en réalité. Si ce n'est par sa simplicité. Le terme simpliste, ou simplificateur, survient sans doute déjà en parcourant ces lignes. Pourtant, c'est un fait, à la lecture du nombre d'organismes en charge de sauver ici la première espèce (à tout le moins de s'en soucier), et de leur équivalent afin de porter secours à la seconde, je ne puis que m'interroger davantage.&lt;br /&gt;Et lorsque, comme sur les photos présentées ici, deux corps gisent en public, je vous laisse deviner lequel suscite le plus de réactions compatissantes. Peut-être une simple question humanitaire ? En fait, les autorités étatiques locales trouvent une solution aux moments opportuns. Comme, pour exemple, lors de la récente venue du p-résident des f-rançais. Ce jour, dans les rues de Cayenne, plus un seul SDF, plus l'ombre d'un cracké à la recherche de trois euros pour l'achat d'un caillou spatial. Non. Une rafle d'un nouveau genre les avait notamment envoyés dans les locaux de l'antenne psychiatrique de l'hôpital. Rassurez-vous, dès le lendemain matin, ils étaient de retour dans les rues. Retour à la normale, en somme. Et puis, reconnaissons que la révolte ne gronde pas vraiment... Juste un petit tour sur la Terre.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6735318920700710654-6858282310771969936?l=regardscroiss.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://regardscroiss.blogspot.com/feeds/6858282310771969936/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6735318920700710654&amp;postID=6858282310771969936' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6735318920700710654/posts/default/6858282310771969936'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6735318920700710654/posts/default/6858282310771969936'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://regardscroiss.blogspot.com/2008/05/question-dhumanit-sans-doute-guyane.html' title='Question d&apos;humanité, sans doute (Guyane)'/><author><name>Chronik</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07286509677457160629</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_fDk82k8lKL4/SCpbG0u7MKI/AAAAAAAAADE/q0jvrwikl3w/s72-c/+Tortue+e%CC%81choue%CC%81e.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6735318920700710654.post-7561642673242454353</id><published>2008-05-09T10:03:00.000-07:00</published><updated>2008-05-11T21:12:09.672-07:00</updated><title type='text'>Petits éclaircissements (Le Caire)</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://casadei.blog.lemonde.fr/files/2007/05/saadhariri.1178871888.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 200px;" src="http://casadei.blog.lemonde.fr/files/2007/05/saadhariri.1178871888.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div  style="text-align: justify;font-family:times new roman;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Finalement, je suis assez satisfait que La Goutte m'ait quasiment imposé un état des lieux sur le Liban il y a 2 mois. En effet vu les évènements de ces trois derniers jours et la manière dont la "grande presse" nationale rapporte les faits, j'espère que de relire &lt;a href="http://regardscroiss.blogspot.com/2008/03/faut-pas-etre-surpris.html"&gt;mon article&lt;/a&gt; d'alors vous permettra d'y voir plus clair entre les bons et les méchants, si on se place dans une vision manichéenne comme Le Monde ou Libé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A entendre France Info, le Hezbollah s'oppose à des forces gouvernementales. Pour celui qui n'y connait rien, on croirait que les militants chiites se battent contre la police ou l'armée. Bah non ! Par "forces gouvernementales", il faut entendre "milices formées de militants des partis qui forment le gouvernement". Ouais, mais c'est plus long.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A en croire les journaux français, le facteur principal de la crise serait l'armement dont dispose le Hezbollah  (TOUS LES PARTIS POLITIQUES AU LIBAN ONT UNE MILICE !) et les liens étroits que ce parti entretient (à l'indicatif parce que c'est un fait) avec deux des trois pires ennemis des Etats-Unis : la Syrie et l'Iran. Si les syriens et les iraniens ne sont pas blanc-blanc dans ce qu'il se passe au Liban depuis des années, quid des sus-nommés Etats-Unis et d'Israël, et dans une moindre mesure de l'Europe ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Non je ne prends pas fait et cause pour le Hezbollah. Le but de cet article est bien plus pour m'indigner de la manière dont les média français donne une information de manière sélective afin de stigmatiser les méchants chiites (apparemment source de tous les maux au Moyen-Orient) face aux gentils sunnites et aux victimes chrétiennes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pas un article n'a mentionné la conférence de presse de Michel Aoun hier soir à la télévision libanaise qui a apporté son soutien à ses partenaires de l'opposition. Pourquoi ? Il est chrétien, francophone et ceci décrédibiliserait la thèse selon laquelle les troubles de ces derniers jours visent à instaurer une république islamique au Liban sur le modèle iranien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aucun article ne mentionne la relation extrêmement privilégiée qu'entretient Jacques Chirac avec la famille Hariri. Pourtant, son beau 250m2 parisien est un prêt de ce crétin de Saad. Ceci permettrait d'expliquer le soutien sans faille de la France au gouvernement libanais actuel.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Qui rappelle que Geagea (désolé pour la précédente orthographe...) est le meurtrier de Sabrah et Chatilah et que Walid Jounblat est une crapule  ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et quel miracle ! Quel transmutation ! Du Actarus, du Bioman, que dis-je, du X-Or dans le texte : les miliciens chiites opposés aux membres du Parti du Futur (de Hariri) qui mercredi étaient des membres de Amal, se sont progressivement transformés en militants du Hezbollah !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour y voir plus clair après mon indignation et comprendre qu'il s'agit bien d'un problème politique et non religieux, allez faire un petit tour &lt;a href="http://schlomoh.blog.lemonde.fr/"&gt;ici&lt;/a&gt; et&lt;span style="text-decoration: underline;"&gt; &lt;a href="http://libanresistance.blogspot.com"&gt;là&lt;/a&gt;.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://libanresistance.blogspot.com/"&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Et si vous voulez vous marrer un bon coup, parce que rien ne vaut une bonne tranche de rigolade, allez sur &lt;a href="http://www.un.org/french/documents/cs/resolutions.shtml"&gt;le site des résolutions de l'ONU&lt;/a&gt;. A mourir de rire comment la plupart d'entre elles sont respectées.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A bientôt.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6735318920700710654-7561642673242454353?l=regardscroiss.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://regardscroiss.blogspot.com/feeds/7561642673242454353/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6735318920700710654&amp;postID=7561642673242454353' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6735318920700710654/posts/default/7561642673242454353'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6735318920700710654/posts/default/7561642673242454353'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://regardscroiss.blogspot.com/2008/05/petits-liens.html' title='Petits éclaircissements (Le Caire)'/><author><name>Sebas</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13273698005358744632</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://www.ateliersante.ch/ateliersante_fichiers/toutankhamon2.jpg'/></author><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6735318920700710654.post-9125025577020322950</id><published>2008-05-08T08:45:00.001-07:00</published><updated>2008-05-08T08:59:37.685-07:00</updated><title type='text'>Bien entendu ça fait penser à ça... (Paris)</title><content type='html'>&lt;embed allowfullscreen="true" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.dailymotion.com/swf/x1j974" height="256" width="320"&gt;&lt;/embed&gt; &lt;p&gt; &lt;a href="http://www.dailymotion.com/video/x1j974_orange-mecanique-bande-annonce-vo_shortfilms"&gt;Orange Mécanique (Bande Annonce V.O)&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6735318920700710654-9125025577020322950?l=regardscroiss.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://regardscroiss.blogspot.com/feeds/9125025577020322950/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6735318920700710654&amp;postID=9125025577020322950' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6735318920700710654/posts/default/9125025577020322950'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6735318920700710654/posts/default/9125025577020322950'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://regardscroiss.blogspot.com/2008/05/orange-mcanique-bande-annonce-vo.html' title='Bien entendu ça fait penser à ça... (Paris)'/><author><name>La Goutte</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05543857428697319162</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6735318920700710654.post-1086687685406519969</id><published>2008-05-08T07:49:00.001-07:00</published><updated>2008-05-08T09:54:36.275-07:00</updated><title type='text'>... et ça crée la polémique (Paris)</title><content type='html'>&lt;div xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml"&gt;&lt;p&gt;&lt;object height="350" width="425"&gt;&lt;param name="movie" value="http://youtube.com/v/b4VqIh4l9eM"&gt;&lt;embed type="application/x-shockwave-flash" src="http://youtube.com/v/b4VqIh4l9eM" height="350" width="425"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;&lt;p align="left"&gt;&lt;span style="FONT-WEIGHT: bold;font-size:130%;" &gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;JUSTICE - STRESS By Romain Gavras (Kourtrajmé) CLIP&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Question 1 : Que penser de ce clip? Plus de 600 000 visualisations en quelques jours...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Question 2: Appel aux cinéphiles. Saurez-vous retrouver les références cinématographiques dont le clip est truffé?&lt;/span&gt; &lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6735318920700710654-1086687685406519969?l=regardscroiss.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://regardscroiss.blogspot.com/feeds/1086687685406519969/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6735318920700710654&amp;postID=1086687685406519969' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6735318920700710654/posts/default/1086687685406519969'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6735318920700710654/posts/default/1086687685406519969'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://regardscroiss.blogspot.com/2008/05/justice-stress-by-romain-gavras.html' title='... et ça crée la polémique (Paris)'/><author><name>La Goutte</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05543857428697319162</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6735318920700710654.post-5326925440041017284</id><published>2008-03-15T16:31:00.000-07:00</published><updated>2008-03-18T03:59:41.116-07:00</updated><title type='text'>La Goutte chez les pandores... ou les risques du blogger (suite et fin) (Paris)</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_LWgZUImwcxA/R9xlHxFm-mI/AAAAAAAAAB4/eR7jyAL-HEY/s1600-h/article_CPS.HIA15.180208133038.photo01.photo.default-512x410.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5178124855679580770" style="FLOAT: left; MARGIN: 0pt 10px 10px 0pt; CURSOR: pointer" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_LWgZUImwcxA/R9xlHxFm-mI/AAAAAAAAAB4/eR7jyAL-HEY/s320/article_CPS.HIA15.180208133038.photo01.photo.default-512x410.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;Avant d’entrer dans le détail de mon expérience au commissariat de la Goutte d’Or, un petit mot sur Bruno. Bruno anime le site &lt;a href="http://iso.metric2.free.fr/www/index.php"&gt;Propaglande&lt;/a&gt; sur lequel je vous conseille d’aller vous perdre. Mine d’informations sur l’Afrique et sur la situation des sans-papiers en France notamment. Bruno a repris le flambeau du combat de son père, &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Paul_Gouteux"&gt;Jean-Paul Gouteux&lt;/a&gt;, qui s’est entièrement investi, au sein de l’association &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Survie_(association)"&gt;Survie&lt;/a&gt; , dans la dénonciation de l’implication de la France dans le drame rwandais. En première ligne du combat pour la mémoire, Jean-Paul Gouteux est mort en 2006. Ses livres avaient ému le journal &lt;span style="FONT-STYLE: italic"&gt;Le Monde&lt;/span&gt; qu’il dénonçait pour son traitement du génocide. Le quotidien l’avait poursuivi à deux reprises. Le mur du silence sur cet épisode tragique de l’histoire du continent africain ne pourra jamais totalement s’édifier tant que des hommes et des femmes se battrons pour la vérité. À lire, &lt;span style="FONT-STYLE: italic"&gt;La nuit rwandaise&lt;/span&gt; , que l’on peut commander par le biais de Propaglande, ainsi que les ouvrages de &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Francois-Xavier_Verschave"&gt;François-Xavier Verschave&lt;/a&gt; , lui aussi disparu, inlassable pourfendeur de la « Françafrique ». Bruno s’inscrit dans cette filiation, en animant &lt;a href="http://www.rueleon.net/"&gt;La télé des sans-papiers&lt;/a&gt; et le journal&lt;span style="FONT-STYLE: italic"&gt; &lt;/span&gt;&lt;a href="http://sanspapiers.info/"&gt;&lt;span style="FONT-STYLE: italic"&gt;Le quotidien des sans-papiers&lt;/span&gt; &lt;/a&gt;. Et cela se passe notamment rue Léon, en plein quartier de La Goutte d’Or, où la notion de citoyenneté n’est pas encore complètement vidée de son sens.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me trouve donc ce soir-là au café "Les 3 frères" - dont Chronik est maintenant un habitué - regardant d’un œil distrait le club de Lyon se faire étriller et abdiquer toute chance d’inscrire son nom au palmarès de la coupe d’Europe des clubs champions. Vanessa m’accompagne. Fumeuse invétérée, elle m’enjoint de la suivre hors des murs rassurants du bistrot pour nous rendre sur l’inquiétant trottoir inhaler quelque fumée nicotinique. Nous prenons donc place, imitant la pose de celles qui vendent leurs charmes, et dissertons tranquillement sur Suez et Panama. Sur notre droite, à un mètre, quelques jeunes porteurs de mur à l’allure patibulaire, mais presque. Lorsque surgit à contresens de la rue Léon et en grande trombe une camionnette estampillée Police nationale. Et dans la seconde qui suit une cavalerie digne des meilleurs westerns, le clairon en moins. Des motos et voitures qui pilent devant nous s’extraient plusieurs dizaines de policiers, les uns en uniforme, les autres en civil, certains ayant omis de se munir du brassard réglementaire indiquant au quidam distrait leur qualité de représentant de l’ordre. Ni une ni deux, la totalité des jeunes se retrouve dignement menottée. Pas un geste d’opposition, c’est la stupeur et la surprise qui dominent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À une trentaine de mètres, la situation s’envenime. Des cris s’élèvent, une interpellation semble provoquer quelques réactions. Et dans le sillage des pandores, des flashs crépitent, un photographe mitraille la scène. Je décide alors à mon tour de prendre quelques clichés, saisis mon appareil malgré les conseils avisés de Vanessa. L’opération n’aura duré qu’un instant, parfaitement huilée. "L 627" en substance – illicite il va sans dire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais mon initiative ne semble pas plaire à un flic en civil qui m’intime l’ordre de ranger mon appareil. Ce que je refuse, considérant à juste titre que je suis dans mon droit. On m’embarque donc, et je rejoins la camionnette. Pas de pinces pour m’entraver, je pense à ce moment à un simple contrôle d’identité. Après la fouille, je prends place au côté d’un grand métisse aux dread locks, Bruno, menotté dans le dos, qui s’indigne de la brutalité avec laquelle il a été interpellé. Je décide quant à moi de garder le silence, indiquant simplement au policier qui brandit comme justification de mon arrestation une violation du droit à l’image que ce droit ne peut être invoqué que dans le cadre de la publication des photos, et que les prendre sur la voie publique n’est en aucune manière délictuel. Dialogue de sourds, bien entendu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bruno a décrit dans le détail la suite des évènements, je n’y reviendrai donc pas. Les jeunes nous rejoignent dans l’estafette, sans un mot, la tête baissée. Dehors, la tension monte. Des clients des cafés alentour, j’en connais quelques-uns, protestent. Il y avait ce soir-là des réunions de la LCR et des Verts. Une odeur de poivre soudain, ceux qui ont osé réagir à notre interpellation ont reçu semble-t-il une bonne giclée de gaz lacrymogène. La situation se tend, Momo au loin me demande comment l’on peut me joindre, je lui indique que Vanessa a mes coordonnées. La camionnette finit par démarrer, direction l’hospitalier commissariat de La Goutte d’Or. L’on nous fait asseoir, quelques gestes vifs, et nous nous retrouvons Bruno et moi sur le banc de bois qui jouxte les locaux de l’accueil. Ceux qui étaient visés par l’opération sont promptement dirigés vers d’autres lieux. Une longue soirée s’annonce.&lt;br /&gt;Bruno est bientôt emmené pour son audition, je reste donc à patienter dans cette glauque atmosphère, accompagné parfois d’un flic qui me surveille, parfois complètement seul. Je prends mon parti de la situation et décide d’en profiter pour m’informer. Déjà se dessine mon prochain post sur &lt;span style="FONT-STYLE: italic"&gt;Regards croisés&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Allées et venues, les équipes s’entrecroisent, se saluent, se chambrent virilement. En uniforme ou sans, différents services cohabitent au sein des mêmes locaux. Un panneau manuscrit indique sur une porte, en face de moi, « interdit à la Bac ». Une hiérarchie induite par les comportements se dessine. Tout en bas les bleus, qui patrouillent dans les rues, s’abattent parfois sur les vendeurs à la sauvette (voir le post "&lt;a href="http://regardscroiss.blogspot.com/2007/10/poulets-taquins-paris.html"&gt;Poulets taquins&lt;/a&gt;") et quadrillent le secteur. Puis ceux de la Bac, qui agissent en civil. Plus haut, la brigade des stups, initiatrice de l’opération qui devait viser les dealers de la rue Léon. Car sur le quartier s’est abattu le fléau de la drogue la plus sordide, le crack, qui décime ses victimes édentées. De cela, j’en suis le témoin tous les jours. Loin de moi d’en nier la réalité, le produit et ceux qui le diffusent ne sont que pourriture.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’entame la conversation avec un flic en civil, qui invoque une nouvelle fois le droit à l’image pour justifier ma présence à ses côtés. Je lui rappelle Villiers-le-Bel. On poursuit sur l’ambiance du quartier. Je reconnais la nécessité de l’action de la police, mais m’accorde le droit de remettre en cause certaines de ses pratiques dans le contexte actuel de traque aux sans-papiers. Moi-même fonctionnaire, je milite pour une police républicaine et m’autorise à prendre des photos lors des interpellations pour dénoncer, le cas échéant, les dérives que je constate au quotidien. D’autres se joignent à nous. A la nuance de mon premier interlocuteur succède la virulence de l’un de ses collègue. Il m’annonce qu’un jour ils se feront justice eux-mêmes, sans ordre de leur hiérarchie, illustrant bien malgré lui la justesse de mes propos.&lt;br /&gt;Je vole aussi, quelques bribes de conversations. Ca dénonce le gauchisme rampant dans le quartier (« Les gauchos au goulag »), ça se targue d’avoir gazé les bobos, ça parle plus simplement des vacances qui se profilent, du dernier film téléchargé ("Rambo 4" en l’occurrence), ça dragouille un peu aussi. On tient à me présenter un flic d’origine maghrébine pour me prouver grassement que l’institution n’est pas raciste. Charmante initiative qui finit bien-entendu par me convaincre du bien-fondé de mon arrestation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Retour au calme, l’entourage s’est dispersé, mais une clameur s’élève bientôt de l’extérieur. J’entends monter un slogan repris en chœur par quelques dizaines de manifestants – selon la police - : « Libérez nos camarades ». Un rassemblement spontané devant le commissariat dénonce notre arrestation et exige que l’on mette fin à la mascarade. Branle-bas de combat, exaspération manifeste. Une rumeur enfle alors, se propage : un élu aurait été arrêté. On vient prendre une nouvelle fois mon identité. La blancheur de ma peau et la nuance de mes propos militeraient en faveur de ma qualité d’élu, mais la question ne m’est pas posée directement. Certains s’inquiètent de voir Daniel Vaillant, maire de l’arrondissement et ancien ministre de l’Intérieur, se joindre à la manifestation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un membre de la Bac, témoin des conversations que j’avais pu avoir avec certain de ses collègues, me propose de le rejoindre à lui pour fumer une cigarette. Il me tend son paquet, mais je repousse son offre, j’ai en poche mes propres Malboros rouges. Je le sens un peu vexé par mon refus, mais la conversation s’engage. Entré à 20 ans dans la police par conviction, il vit aussi mal que moi l’acharnement à l’égard des sans-papiers, et considère la politique suivie comme honteusement hypocrite ; derrière la façade d’une politique ferme à l’égard de l’immigration clandestine se cachent des intérêts économiques puissants qui encouragent la venue d’une population corvéable et malléable. Et que cette chasse au faciès permanente handicape le vrai travail de la police. Je lui indique partager son analyse lorsque vient me chercher un flic en civil.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’heure de mon audition est venue, il me demande de le suivre au 5ème étage du commissariat, réservé à la brigade des stups. Je lui emboîte le pas vers son bureau, qu’il partage avec deux collègues. Aux murs, une affiche de "À bout de souffle" et un gigantesque poster de Bob Marley, des autocollants sur son casier, de la LCR notamment. Je m’installe en face de lui, il me propose un café. Blond, proche de la quarantaine, le muscle saillant se dessinant sous le tee-shirt, il semble sortir tout droit d’un polar d’Olivier Marchal. La discussion qui suit est cordiale, le jeu des questions-réponses est agrémenté par toutes sortes de digressions sur le métier qu’il exerce, sur les raisons qui m’ont poussé à refuser de ranger mon appareil et à prendre des photos de l’opération. Bien que justifiant mon interpellation, il semble néanmoins la considérer somme abusive et comprendre mes motivations.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’heure tardive n’a pas démobilisé le rassemblement spontané dont les slogans nous arrivent distinctement. J’entends une altercation verbale entre un riverain et une manifestante. Je reconnais la voix de Vanessa, qui affirme qu’elle aussi doit se lever le lendemain – ce qui n’est pas complètement exact puisqu’elle ne travaillait que l’après-midi. Et de m’entendre dire, comme une confidence par mon interlocuteur, que bien que gêné dans son travail par ce type de réactions citoyennes, il se doit d’en reconnaître le caractère émouvant. Notre tête-à-tête est interrompu à plusieurs reprises par l’incursion de celui à qui je dois ma présence en ces lieux, et qui dirigeait l’opération du soir. Je le sens tourner autour du pot, me demandant à nouveau mon identité d’abord, promettant une sortie très proche, insinuant que si je suis élu de Paris autant le lui dire. J’essaie de lui faire comprendre que je ne le suis pas, et le répète à celui qui m’entend lorsque nous nous retrouvons seuls. Sur une dernière question concernant mes fonctions, je me dois de répondre que je travaille au Conseil général de la Seine-Saint-Denis. « J’aurais arrêté un conseiller général ? », voilà peut-être la question qui le tourmente alors que s’achève mon audition.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La rédaction du procès-verbal se conclut sur une ultime question : « Avez-vous pris des photos ? » J’y réponds par l’affirmative, et confirme que l’appareil est sur moi. À aucun moment on ne m’aura demandé de les visionner ni, à fortiori, de les effacer. J’avais, et mon interlocuteur le reconnaissait, tout à fait le droit de prendre des clichés de l’opération.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le PV signé, je suis raccompagné jusqu’à la porte du commissariat par celui qui m’avait entendu. Dans l’ascenseur, je lui dis qu’il serait peut-être bon de libérer le chef d’opération, que j’avais aperçu quelques secondes plus tôt, en traversant le étage, pendu au téléphone, du poids de la culpabilité. Celui d’avoir arrêté un élu 5 jours avant les élections municipales. Il me fait alors comprendre que ça n’est que justice, et qu’il n’interviendra pas pour le rassurer.&lt;br /&gt;En me quittant, il me tend une main que je lui serre sans cas de conscience. Je rejoins la petite troupe, toujours en station devant le commissariat. Il y a là Bruno, sorti quelques minutes auparavant, Vanessa, Fanfan, Denis, Manue, Olivier et de nombreux autres. Un père aussi, avec son jeune fils. Et Momo qui me tend un oignon, lancé depuis l’appartement d’un voisin ulcéré.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans les discussions qui suivent, je comprends qu’Olivier, élu Vert muni d’un numéro direct à la préfecture, avait appelé pour connaître les raisons de mon arrestation. Celui qui reçut l’appel avait dû comprendre, par un quiproquo plein de saveurs, que les pandores avaient arrêté un élu dans un contexte électoral peu propice. Et que cette arrestation deviendrait un argument politique, du pain béni pour dénoncer les méthodes policières… quinze jours après le spectacle très médiatique de Villiers-le-Bel.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La farce était d’autant plus belle que celui qui voulait savoir avant tant d’insistance qui j’étais, et qui a dû scruter avec attention l’ensemble des annuaires des conseils de Paris puis de Seine-Saint-Denis, était celui qui avait pris l’excellente initiative de nous faire arrêter. Et qui, pour couronner le tout, avait quelques minutes auparavant tourmenté Bruno lors de son audition. Tel est pris celui qui croyait prendre…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À la réflexion, certaines choses paraissent surprenantes. Ce déploiement policier d’abord, pour arrêter quelques jeunes, parfaitement connus des services de police, finalement relachés quelques minutes après leur interpellation. La présence d’un photographe qui mitraille la scène pourrait laisser à penser qu’il s’agissait-là d’une belle opération de communication.&lt;br /&gt;À noter aussi qu’une journaliste de &lt;span style="FONT-STYLE: italic"&gt;Marianne&lt;/span&gt; se trouvait aux "3 frères" pendant l’opération. Y aura-t-il une brève dans l’hebdomadaire ? À suivre… &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6735318920700710654-5326925440041017284?l=regardscroiss.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://regardscroiss.blogspot.com/feeds/5326925440041017284/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6735318920700710654&amp;postID=5326925440041017284' title='13 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6735318920700710654/posts/default/5326925440041017284'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6735318920700710654/posts/default/5326925440041017284'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://regardscroiss.blogspot.com/2008/03/la-goutte-chez-les-pandores-ou-les.html' title='La Goutte chez les pandores... ou les risques du blogger (suite et fin) (Paris)'/><author><name>La Goutte</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05543857428697319162</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_LWgZUImwcxA/R9xlHxFm-mI/AAAAAAAAAB4/eR7jyAL-HEY/s72-c/article_CPS.HIA15.180208133038.photo01.photo.default-512x410.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>13</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6735318920700710654.post-8466377042554067120</id><published>2008-03-11T09:00:00.000-07:00</published><updated>2008-03-11T09:39:48.681-07:00</updated><title type='text'>La Goutte chez les pandores... ou les risques du blogger (suite) (Paris)</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Le témoignage qui suit a été rédigé par Bruno, avec qui j'ai partagé quelques instants de bonheur au commissariat de la Goutte d'Or. Le mien suivra. Où l'on verra que deux expériences à priori similaires peuvent se révéler radicalement différentes...&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;em&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;Mardi 3 mars 2008, un peu avant 22 heures, je sors du restaurant l’Olympic Café alerté par d’autres clients du lieu de l’arrivée de nombreux véhicules de police qui stationnent rue Léon, en face du restaurant. Je pense d’abord à un accident. M’approchant de l’attroupement, je constate qu’il s’agit d’une opération de Police.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De nombreux jeunes sont menottés, les bras dans le dos, debout face aux mûrs de la rue Léon (au niveau des cafés-restaurants Le Panama et Les Trois frères ) et du début de la rue Panama, attenante. Je m’écarte alors un peu de la foule et j’observe la scène, à distance. J’allume une cigarette. Je vois ce que je pense être un journaliste [1] prendre de nombreuses photos, à proximité des policiers. Je sors alors de ma poche mon appareil photo numérique et je décide de prendre quelques clichés de la scène…&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;• Une arrestation musclée&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Un individu s’approche alors de moi. Il marche vite, semble irrité. Lorsqu’il arrive à mon niveau, il essaie de se saisir de mon appareil photo en me disant agressivement « donne-moi ça ». Je recule d’un mètre en lui disant : « vous pourriez me parler autrement ». Je me rends alors compte qu’il s’agit d’un agent des forces de l’ordre. Il a un talkie-walkie à la main.&lt;br /&gt;J’ai à peine le temps de finir ma phrase que je me trouve plaqué sur la grille du magasin, à plus d’un mètre cinquante derrière moi (au niveau du 2 de la rue Panama). Une vraie charge de joueur de rugby. La personne qui m’empoigne brutalement est donc un policier, bien qu’il ne l’ait jusque-là pas signalé et qu’il ne porte aucun signe qui aurait pu le laisser penser, comme peut en témoigner la dernière photo que j’ai prise. Il semble très excité, énervé, a les joues très rouges. Sans doute est-ce dû au froid… Il essaie de nouveau de m’arracher l’appareil photo, tout en continuant à me plaquer brutalement contre la grille métallique du magasin et à me crier dessus de façon très grossière. Son coude appuie très douloureusement sur mes côtes, côté droit.&lt;br /&gt;Je ne fais rien pour me dégager. J’essaie de le calmer. Je lui parle, lui disant que « je ne fais rien de mal », qu’il ne doit pas « s’énerver ainsi après moi », « passer ainsi ses nerfs sur moi ». Un policier en tenue s’approche alors de moi, sur ma droite, suivi d’autres de ses collègues. J’essaie de lui donner mon appareil photo, tendant mon bras sur ma droite, pour qu’il s’en saisisse. « Je vous le donne, Monsieur, prenez-le », lui dis-je alors. « Je vous le donne à vous, votre collègue va le casser, j’en suis sûr, il est trop énervé ». J’essaie comme je peux de lui tendre l’appareil, alors que je suis toujours brutalement plaqué dos au mur. La pression sur ma poitrine va s’amplifiant. C’est extrêmement douloureux. « Tenez, prenez-le » répétè-je. L’autre policier, tout en continuant de m’écraser contre la grille métallique, m’empêche de donner l’appareil à son collègue, retenant mon bras. Il tente une nouvelle fois de s’en saisir. D’autres policiers commencent alors à m’agripper et je me retrouve soudain brutalement projeté au sol, entre le trottoir et la rue, dans le caniveau. Des policiers ont leurs genoux sur mon dos. Des menottes me sont passées. Le policier auquel je tendais mon appareil photo arrive finalement à s’en saisir. Ils me redressent et me dirigent vers la fourgonnette dans laquelle je suis poussé sans ménagement.&lt;br /&gt;La scène s’est passée très vite, j’ai à peine eu le temps de réagir et de comprendre ce qui m’arrivait. À aucun moment il ne m’a été demandé de m’identifier. J’ai été la victime passive de la brutalité d’un policier qui semblait être dans un état second, extrêmement énervé, plus du tout maître de lui alors que rien dans mon comportement ne pouvait justifier cette arrestation musclée, rien ne pouvait l’inciter à me rudoyer de la sorte ni à s’acharner aussi sauvagement contre moi.&lt;br /&gt;De nombreux témoins pourront confirmer les faits que je viens de vous décrire.&lt;br /&gt;Je tiens ici à vous faire part de la suite des événements.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;• La « fourgonnette »&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Une fois dans la fourgonnette, je me retrouve seul avec une jeune femme, en tenue de police. Elle me fouille, me vide les poches, palpe mon pantalon, de la taille jusqu’aux chaussures, passe ses mains sous ma veste, en fouille les poches et me demande si j’ai de la drogue sur moi. Je réponds par la négative. Elle me demande si je me drogue. Je réponds également par la négative. J’essaie de m’expliquer : je lui dis que je sors tout juste du restaurant d’en face, qu’on vient de me battre sans raisons, parce que j’ai pris une photo. Je lui dis que je pensais avoir le droit de prendre des images dans un espace public et que si ce n’est pas le cas, il y a des façons moins barbares de le faire savoir. Je proteste, indigné par ce qui vient de se passer : « Vous n’avez pas le droit de brutaliser ainsi, sans raison, vos concitoyens ». Lorsque je dis à cette femme policier que je viens de me faire tabasser gratuitement par l’un de ses collègues et que c’est inacceptable, je me vois rétorqué un : « allons, allons, on voit bien que vous ne vous êtes jamais fait tabasser ». En effet, jusqu’à ce jour… Et loin de moi l’idée, un quart d’heure auparavant, de me voir être tabassé par des représentants de l’Etat…&lt;br /&gt;J’entends alors à l’extérieur un policier crier : « on embarque tous ceux qui prennent des photos ».&lt;br /&gt;Quelques secondes après ma fouille, une autre personne est poussée dans le fourgon. J’apprendrais par la suite qu’il se prénomme Pierre, et que lui aussi prenait des photos. La jeune policière demande alors à son collègue, le jeune homme qui vient tout juste d’amener cette seconde victime, de procéder sur ce nouvel arrivant à « la fouille ». Elle descend alors du véhicule pour y remonter quelques secondes plus tard. Elle me demande mes papiers. Je lui tends tant bien que mal mon portefeuille, ayant les deux mains menottées dans le dos. Les menottes sont extrêmement serrées, elles me laisseront d’ailleurs des cicatrices que j’ai prises en photo.&lt;br /&gt;D’autres personnes (huit au total, si mes souvenirs sont bons, mais j’avoue ne pas avoir compté) sont conduites au véhicule. À l’extérieur, les personnes avec lesquelles j’avais prévu de dîner s’inquiètent de mon sort. L’une d’elle essaie, sans succès, de me tendre mon bonnet, perdu alors que je me faisais rudoyer. Je réalise alors seulement que j’ai de nombreuses blessures, mon pantalon est déchiré, du sang le tâche au niveau des genoux. J’ai très mal aux côtes, côté droit.&lt;br /&gt;Je réitère à l’endroit de la policière ma demande d’explications sur la brutalité et la cause de mon arrestation. Elle ne m’entend pas. La seconde personne a avoir été conduite dans la fourgon, Pierre donc, me conseille sagement de ne pas insister, de rester calme… Pas facile, dans cette situation et après ce qui vient de m’arriver, mais j’écoute son conseil.&lt;br /&gt;Le camion démarre. Quand un ami essaie de m’apostropher, me demandant si je veux faire prévenir quelqu’un, les policiers assis à côté du conducteur le traitent de « sale gauchiste ». Cette insulte sera plusieurs fois prononcée à l’intention des spectateurs indignés par la scène à laquelle ils ont assisté ainsi que tout le long du trajet jusqu’au commissariat du 18 eme arrondissement, à quelques centaines de mètres de là.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;• L’arrivée au commissariat&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Nous sommes tous assez rudement descendus du fourgon et conduits dans une salle. On nous demande de nous asseoir sur un banc. Deux d’entre nous, dont je suis, restent debout.&lt;br /&gt;Un jeune homme, assis sur le banc et menotté dans le dos, se voit donner deux coups par ce qui semble être une grosse lampe torche sur la poitrine. Un policier aurait découvert dans le fourgon un morceau de résine de cannabis, qu’il nous exhibe fièrement. « Qui a laissé ça dans le fourgon ? », demande ce policier en uniforme. Il redonne un coup de lampe sur la poitrine du jeune homme [2]. « C’est toi, hein ? ». « De toute façon, si personne ne se dénonce, ce sera toi ! ». Le jeune essaie d’expliquer qu’il n’a rien à voir avec ça, sans succès, le policier répétant : « de toute façon, si personne ne se dénonce, ce sera toi ». Les policiers nous séparent alors en deux groupes : je reste avec Pierre. Je n’ai plus revu les autres personnes arrêtées.&lt;br /&gt;Je discute un peu avec Pierre, très gentil et très calme, puis on nous interdit de parler. Quelques minutes passent puis je suis conduit par le même policier qui m’a brutalisé quelques dizaines de minutes plus tôt au troisième étage. Il me dit qu’il va enregistrer ma déposition. Dans l’escalier, je lui dis qu’il serait judicieux que ce ne soit pas lui qui m’interroge, dans la mesure où il vient juste de me malmener… Je me vois répondre un « c’est comme ça » définitif.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;• Un début d’interrogatoire&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Je m’assieds à l’invitation du policier dans un petit bureau : une table, un ordinateur sur lequel, en guise de fond d’écran, défilent des images de femmes en lingerie fine, un mini réfrigérateur décoré d’une publicité pour une marque de bière (Desperados), une armoire et un porte manteau sur lequel se trouve plusieurs vestes. On peut aussi voir une page du Parisien affichée sur le mûr, représentant en photo « l’équipe Fillon » (Juppé est barré&lt;em&gt;)&lt;/em&gt; ainsi qu’un poster avec des photos de membres de l’ETA, signalés comme « dangereux et potentiellement armés ».&lt;br /&gt;« Nom, prénom, profession. »&lt;br /&gt;« Bruno G., éditeur et journaliste. »&lt;br /&gt;Le policier me regarde, perplexe. Il ne s’attendait peut-être pas à cette réponse lorsqu’il a fait asseoir le grand métis à la tête parée de dread-locks que je suis dans son bureau. Il réfléchit quelques secondes, puis me demande de me relever et m’invite à redescendre. Étant donné que je boite, séquelles de la brutalité de mon arrestation, je demande cette fois à prendre l’ascenseur, ce qui m’est accordé. Je redescends avec lui et me rassieds sur le banc, dans la salle où j’ai été conduit en arrivant. Quelques policiers s’étonnent de me voir boiter. Mon pantalon est taché de sang, au niveau des genoux.&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;• L’interrogatoire : deuxième acte...&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;Une bonne demi-heure se passe avant que je ne sois invité à remonter pour ma déposition. Je réitère ma demande d’être interrogé par un autre policier, ce qui m’est une nouvelle fois refusé. L’interrogatoire a donc cette fois bien lieu.&lt;br /&gt;Le policier me demande tout d’abord (et pour la troisième fois) mes papiers d’identité (après m’avoir été demandé dans le fourgon, ils m’avaient de nouveau été demandés à mon arrivée au commissariat). S’ensuit « l’interrogatoire ». Nationalité, profession, niveau d’étude, « avez-vous un permis de port d’arme ? », « un permis de chasse ou de pêche ? », « êtes-vous connu des services de police »… Aux trois dernières questions ma réponse est négative.&lt;br /&gt;Vous vous rendez compte que vous avez été arrêté parce que vous avez refusé de vous identifier ?, commence-t-il par dire.&lt;br /&gt;À aucun moment vous ne m’avez demandé de m’identifier dans la rue, et j’ai fourni une preuve de mon identité dans le fourgon dès qu’elle m’a été demandée, répondis-je, sans hésitation.&lt;br /&gt;Commence alors un vrai bras de fer entre moi et le policier pour qu’il note mes déclarations. Chaque fois que je veux lui faire écrire quelque chose, il répond « ça ne s’est pas passé comme ça ». Je dois insister pour chaque mot, chaque virgule. Je ne cesse de répéter « mais c’est ma déclaration ou la vôtre ? » Parfois il finit par écrire ce que je lui dis, d’autre fois, fatigué, déboussolé, douloureusement blessé aux côtes et aux genoux, je finis par céder et il écrit ce qu’il veut…&lt;br /&gt;Il insiste tout particulièrement sur plusieurs points :&lt;br /&gt;Il veut que je lui dise que, dans la rue, lorsqu’il est venu vers moi, je me suis tout de suite rendu compte qu’il était policier et que malgré tout je n’ai pas répondu à ses injonctions. Je lui affirme le contraire, me saisi de mon appareil photo, posé sur la table devant moi, et lui fait remarquer, en lui montrant la dernière photo que j’ai prise (où on le voit venir vers moi), qu’il n’avait sur lui aucun signe pouvant laisser penser qu’il s’agissait d’un policier, et qu’il ne s’est pas présenté comme tel en essayant de se saisir de mon appareil. Il me répond qu’il avait son brassard, ce que la photo dément.&lt;br /&gt;Il me dit que plusieurs policiers sont venus vers moi lorsqu’il a essayé de se saisir de mon appareil photo. Je lui réponds par la négative et lui remontre la même photo, qui le prouve. Il était définitivement bien seul lorsqu’il s’est brutalement jeté sur moi.&lt;br /&gt;Il veut que j’accepte de déclarer que j’ai refusé de remettre mon appareil photo. Je démens alors absolument, lui disant que j’ai tout fait pour le remettre à son collègue et que c’est lui qui m’en a empêché, avant de me projeter brutalement dans le caniveau de la rue Panama. Je lui dis à ce propos qu’il devrait avoir honte de brutaliser de la sorte une personne innocente de tout délit, qu’il devrait avoir honte de son comportement, que si la Police se voit, en démocratie, légitimement accorder le monopole de la violence physique, ce n’est pas pour brutaliser sans motifs les citoyens. Il ne répond pas.&lt;br /&gt;Le recueil de mes déclarations va au final prendre plus d’une heure. Je n’ai absolument pas pu faire enregistrer tout ce que j’avais à dire. Ma version des faits a à chaque fois, systématiquement, été contestée. J’ai parfois réussi à lui faire écrire ce que je pensais du déroulement de mon arrestation arbitraire. Malheureusement, trop souvent, la pression et la fatigue aidant, ainsi que le fait que je n’avais pas mangé de la journée (j’avais eu une journée particulièrement chargée et je n’ai pu que passer commande au restaurant avant d’être brutalement arrêté), j’ai fini par céder et il a pu écrire sa propre interprétation du déroulement de cette arrestation « musclée ».&lt;br /&gt;Revenant sur mon arrestation et me voyant hésitant, parfois imprécis, il finit par mettre en cause ma lucidité et mon degré d’alcoolémie. Je lui réponds que tout s’est passé très vite, qu’en moins de temps qu’il n’en faut pour réaliser quoi que ce soit, je me suis retrouvé brutalement balancé sur la grille métallique d’un magasin, puis sauvagement plaqué au sol et promptement embarqué. Il insiste :&lt;br /&gt;Vous étiez dans un bar[3], vous n’étiez pas très lucide… On va vous faire souffler [menaçant].&lt;br /&gt;Mais volontiers. Vous pouvez même me faire une prise de sang, si vous voulez. Mais puis-je exiger que vous en subissiez une également ?&lt;br /&gt;Ici, c’est la Police qui exige, c’est pas vous. C’est clair !&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;Mon but n’est pas ici de diffamer ce policier aux pratiques d’un autre âge rappelant certains faits peu glorieux narrés notamment par Maurice Rajfus… Mais s’il s’est permis de faire peser sur moi le soupçon d’un enivrement ayant altéré mon jugement, accordez-moi que j’en fasse de même, le concernant.&lt;br /&gt;Après plus d’une heure de « déposition », j’ai fini, laminé, exténué, par exiger qu’il note que j’avais été fouillé par une femme, ce que je crois être interdit par la loi. Il s’y est vivement opposé. J’ai dû insister. Il a finalement consenti à noter sur son ordinateur que j’avais été « palpé », je crois, bien que je ne me souvienne pas exactement du terme qu’il a choisi, par une femme.&lt;br /&gt;Lorsqu’il m’a demandé si je voulais aller consulter un médecin pour qu’il puisse constater des nombreuses blessures qu’il m’avait infligées, j’ai décliné son offre. Ça faisait près de trois heures que j’étais, contre ma volonté et sans aucune raison, détenu dans ce commissariat et ma seule envie était bien évidemment d’en sortir. Je ne voulais aucunement terminer cette soirée par une interminable attente dans les services médicaux de l’Hôtel Dieu ou d’un quelconque autre hôpital. Tant pis pour toutes ces blessures, pour mes nombreuses ecchymoses. Et de toute façon, honnêtement, que pouvais-je attendre de cette consultation médicale ?&lt;br /&gt;J’ai malgré ce que je considère comme des vices de forme flagrants, fini par signer la déposition. Il semblait satisfait. Je voulais rentrer chez moi…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je voudrais, pour conclure ce court compte rendu, revenir sur des choses qui me semblent importantes et qui montrent à la fois l’inquiétante dérive des pratiques policières françaises d’aujourd’hui et la nécessité des mobilisations citoyennes indispensables pour contrecarrer l’arbitraire de l’Etat policier dans lequel on prétend nous enfermer, à l’heure où le Conseil Constitutionnel avalise les réformes Dati-Sarkozy – « peine de sûreté », démagogie populiste sur le « droit des victimes », mythe de la « tolérance zéro » (sauf pour le droit des affaires !) – et alors que l’on érige en modèle de « civilisation » une conception des plus réactionnaires et xénophobes de l’Etat (comme le montre notamment le « Ministère de la Honte » que dirige Hortefeux).&lt;br /&gt;Pour revenir une dernière fois à mon cas, certes anecdotique et malheureusement trop banal : Ma compagne, enceinte de près de 5 mois, a été prévenue et s’est présentée au commissariat du 18eme vers 22h15, fort inquiète et ne comprenant pas les raisons de mon arrestation. Aucune explication ne lui a été donnée. Elle a demandé à attendre, assise et à l’intérieur du commissariat, ma sortie de cet arbitraire policier kafkaïen. On l’a méchamment éconduite, l’insultant même, lui demandant d’attendre, dehors, en pleine nuit et dans le froid, en toute connaissance de son état et malgré ses protestations légitimes.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Les rafles se multiplient dans notre pays. Arrêtons enfin d’avoir peur d’employer ce mot qui définit justement les opérations policières en œuvre aujourd’hui. Des commissions rogatoires sont fournies aux policiers par des juges d’instruction complaisants sous des motifs fallacieux pour permettre une véritable chasse aux « sans papiers » (l’exemple le plus mémorable reste la rafle du foyer AFTAM du XIIIe, le mois dernier).&lt;br /&gt;Par ailleurs, et comme j’ai pu le constater à mes dépens, la brigade des stupéfiants est intervenu mardi soir, raflant brutalement de nombreux jeunes du quartier de la Goutte d’or pour finalement les relâcher au bout de quelques dizaines de minutes, faute d’éléments probants : rien ne justifie un tel déploiement policier et cette série d’arrestations et de vexations inutiles, privant des citoyens pendant un temps, aussi court soit-il, de leur liberté, pour répondre aux attentes d’une poignée d’électeurs tentés par les discours les plus nauséeux de la droite la plus abjecte.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Il n’est jamais inutile, et je vais le faire maintenant, de rappeler les violences policières dont sont victimes tous les jours les personnes enfermées dans des camps, aux périphéries de nos villes, alors qu’elles n’ont commis aucun délit ni crime, uniquement parce que l’Etat qui se prétend nous représenter, rechigne à leur fournir des titres de séjour et des papiers qui leur permettraient de vivre et de travailler dignement à nos côtés et bien souvent aux côtés de leurs conjoint(e)s, de leurs femmes, maris ou enfants français. Ceci d’autant plus que l’on sait, pour des raisons notamment démographiques, de nous sommes et seront de plus en plus amenés à solliciter la force de travail, la créativité et les capacités de nos sœurs et frères nés sous d’autres latitudes.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Enfin, je voudrais ici remercier tous les citoyens vigilants (ils étaient plus d’une cinquantaine) qui se sont mobilisés devant le commissariat du 18eme dans lequel Pierre, de nombreux jeunes du quartier et moi avons été injustement enfermés et qui nous ont fait entendre leur soutien alors que s’abattait sur nous l’injustice et l’arbitraire.&lt;br /&gt;Aux cris de « libérez nos camarades ! », que nous entendions clairement remonter de la rue jusqu’aux fenêtres closes de cette forteresse absurde plantée en plein quartier populaire, ils nous ont fait savoir que, malgré tout, l’absurdité de la répression policière actuelle n’était pas une fatalité pour tous.&lt;br /&gt;Malgré les nombreuses blessures qui m’ont été infligées par « les forces de l’ordre », malgré la pression constante à laquelle j’ai été soumis, plus de trois heures durant, à aucun moment je ne me suis senti seul face à l’arbitraire. Je tiens donc plus particulièrement à remercier les militants du 9eme Collectif, du Quotidien des Sans-Papiers, les militants des Verts du 18eme, également très réactifs, de LO, de la LCR, ainsi que tous les habitants du quartier et les autres personnes qui malgré le froid et l’heure tardive ont bruyamment fait part, devant le commissariat et plusieurs heures durant, de leur indignation devant ces pratiques policières et de leur soutien pour ceux qui en étaient, cette fois-ci, les victimes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;L’intervention policière pour ce que j’ai pu en apprendre :&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt; &lt;/div&gt;&lt;/em&gt;&lt;div align="justify"&gt;Elle aurait été menée par la Brigade des stupéfiants, avec en renfort deux motards et les « ilotiers » du 18eme.&lt;br /&gt;De nombreuses personnes, des jeunes du quartier ayant l’habitude de stationner en début de soirée au croisement de la rue Léon et de la rue de Panama ou fréquentant les bars et restaurant environnant, ont été arrêtées, sans que je n’ai pu en connaître le nombre exact. Dans le fourgon qui m’a emmené au commissariat du 18eme, huit personnes étaient présentes. Une personne aurait été retenue plus longtemps que les quatre heures de garde-à-vue autorisées pour un « simple contrôle d’identité ».&lt;br /&gt;Les policiers ont gazé de nombreuses personnes qui se sont rassemblées pacifiquement pour observer le déroulement des arrestations : un enfant de 9 ans, présent sur les lieux avec son père, a échappé de justesse aux gaz lacrymogènes.&lt;br /&gt;Branle-bas de combat chez poulagat ! Quelque temps après mon arrestation et mon arrivée dans le commissariat du 18eme, les policiers paniquent. Alors qu’ils parlent entre eux j’entends dire qu’ils auraient arrêté un élu… En fait, cette panique est consécutive à l’appel d’Olivier Reynal, des Verts du 18eme, à la préfecture. Au final aucun élu n’a été arrêté, malgré ce qu’ils ont cru.&lt;br /&gt;L’AFP et une journaliste du Parisien ont été rapidement prévenus par des personnes du quartier. J’ai par la suite été contacté par la journaliste du Parisien qui m’a posé des questions, me disant qu’elle allait peut-être faire un article dans l’édition du jeudi 6 mars (l’article est bien paru dans l’édition du 6 mars du Parisien, illsutré par l’une de mes photos, sous le titre "L’interpellation des dealers tourne mal [on peut en voir une copie miniature en illustration de ce texte]".&lt;br /&gt;Bruno&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Ce texte a été mis en ligne sur le site Propaglande (&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;a href="http://iso.metric2.free.fr/www/spip.php/?article374"&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;http://iso.metric2.free.fr/www/spip.php/?article374&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;). Son auteur a autorisé sa publication sur le site Regards Croisés.&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6735318920700710654-8466377042554067120?l=regardscroiss.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://regardscroiss.blogspot.com/feeds/8466377042554067120/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6735318920700710654&amp;postID=8466377042554067120' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6735318920700710654/posts/default/8466377042554067120'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6735318920700710654/posts/default/8466377042554067120'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://regardscroiss.blogspot.com/2008/03/bruno-chez-les-pandores-suite-paris.html' title='La Goutte chez les pandores... ou les risques du blogger (suite) (Paris)'/><author><name>La Goutte</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05543857428697319162</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6735318920700710654.post-8290434531339298762</id><published>2008-03-06T03:46:00.000-08:00</published><updated>2008-03-06T03:54:33.999-08:00</updated><title type='text'>La Goutte chez les pandores... ou les risques du blogger (Paris)</title><content type='html'>&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Plus d'infos dans un prochain post tout en nuances. Expérience malgré tout fortement intéressante...&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_LWgZUImwcxA/R8_Zy5E7uUI/AAAAAAAAABo/VmX4Jhsk-5U/s1600-h/le%20parisien%206%20mars[1].jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5174593965210188098" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 420px; CURSOR: hand; HEIGHT: 428px; TEXT-ALIGN: center" height="456" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_LWgZUImwcxA/R8_Zy5E7uUI/AAAAAAAAABo/VmX4Jhsk-5U/s400/le%2520parisien%25206%2520mars%5B1%5D.jpg" width="460" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6735318920700710654-8290434531339298762?l=regardscroiss.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://regardscroiss.blogspot.com/feeds/8290434531339298762/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6735318920700710654&amp;postID=8290434531339298762' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6735318920700710654/posts/default/8290434531339298762'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6735318920700710654/posts/default/8290434531339298762'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://regardscroiss.blogspot.com/2008/03/la-goutte-chez-les-pandores-paris_06.html' title='La Goutte chez les pandores... ou les risques du blogger (Paris)'/><author><name>La Goutte</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05543857428697319162</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_LWgZUImwcxA/R8_Zy5E7uUI/AAAAAAAAABo/VmX4Jhsk-5U/s72-c/le%2520parisien%25206%2520mars%5B1%5D.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6735318920700710654.post-7434476788854212173</id><published>2008-03-02T05:26:00.000-08:00</published><updated>2008-03-12T07:29:57.859-07:00</updated><title type='text'>Faut pas être surpris (Beyrouth)</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;"&gt;A la demande générale de La Goutte, petits éclaircissements sur la politique libanaise actuelle et sur ses antécédents historiques dans la limite de mes connaissances récentes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1-     Les forces en présence&lt;br /&gt;L’une des spécificité du Liban, outre ses paysages superbes et son patrimoine historique, c’est les différentes confessions représentées. On a par ordre d’importance dans la population les Musulmans, les Chrétiens et les Druzes.&lt;br /&gt;Parmi les Musulmans, on a les sunnites et les chiites. Contrairement à ce que véhiculent certains médias, les sunnites ne sont pas les « gentils » bicots et les chiites ne sont pas les « méchants »  terroristes. Al Quaïda est formée de sunnites. Ceux qui butent à tout va en Irak sont sunnites. Mais Zinédine Zidane est sunnite donc ça compense pour les Français. Ceux qui ont facilité la « libération » de l’Irak par les Américains sont chiites. Pour la différence entre les deux, demandez à La Goutte de mettre en ligne l’excellent cours que nous eûmes il y a 17 ans quand nous étions de jeunes et innocents lycéens.&lt;br /&gt;Parmi les Chrétiens, je vais en oublier certainement, mais on a en gros les Maronites, les Grecs orthodoxes, les Catholiques et les Arméniens.&lt;br /&gt;Les Druzes, quant à eux se réclament du vrai Islam et seraient une branche dissidente des chiites. Personne pas même eux ne comprend comment fonctionne leur religion.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La plupart des partis politiques sont affiliés à une religion, mais les trois grandes confessions représentées sont les sunnites, les chiites et les maronites.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Moustakbal: sunnite, parti de Rafic Hariri, assassiné le 14 février 2005. Son fils, Saad Hariri est un crétin qui ne comprend rien à rien. Il est un peu ce que Jean-Louis Debré est à son papa Michel. Les militants de ce parti sont armés ;&lt;br /&gt;Forces Libanaises : chrétien, parti de Jaajaa qui est maronite, responsable avec Ariel Sharon du massacre de Sabra et Shatila et qui vient de passer 11 ans en prison à cause de massacres contre des libanais et non contre les palestiniens. Les militants de ce parti sont armés ;&lt;br /&gt;Kataêb : chrétien, partie de Pierre et Amin Gémayel, ancienS présidentS. Les militants de ce parti sont armés ;&lt;br /&gt;Tayyar Watani El Hor: chrétien, parti de Michel Aoun qui est maronite, chef des armées pendant la guerre civile. Aoun a combattu les Forces Libanaises et les Syriens pendant la guerre civile. Les militants de ce parti NE sont PAS armés ;&lt;br /&gt;Hezbollah : chiite, parti d’Hassan Nasrallah. Mouvement crée en 1982 à la suite de l’invasion israélienne. Est devenu un parti politique en 2004-2005. Les militants de ce parti sont armés et ce sont eux qui étaient visés lors des bombardements israéliens de juillet 2006 dans le sud du Liban, dans la banlieue de Beyrouth et dans la plaine de la Bekaa ;&lt;br /&gt;Haraket Amal: chiite. Parti de Nabih Berri actuel président du Parlement. Les militants de ce parti sont armés ;&lt;br /&gt;Marada : chrétien. Les militants de ce parti sont armés  ;&lt;br /&gt;Un parti druze : parti de Walid Gounblat.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;2-     Les alliances&lt;br /&gt;La majorité ou Coalition du 14 février, qui est composée de Moustakbal, des Forces Libanaises, des druzes, de députés de Kataêb et des députés n’étant affilié à aucun parti. Soutenu par l’Occident contre, essentiellement Michel Aoun et le Hezbollah.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’opposition, qui est composée de Tayyar etc, du Hezbollah, de Marada, de Haraket Amal et de députés de Kataêb. Soutenu par personne à part le peuple libanais (d’après eux…).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;3-     La Constitution&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les élections législatives ont lieu tous les 4 ans. Les députés sont élus par circonscription en fonction de la confession majoritaire de leur région. En gros si un maronite vit dans une région majoritairement sunnite, il élira forcément un député sunnite. Pour la fonction publique, c’est pareil. Comme en France, il y a un certain nombre de postes ouverts, mais pas toujours pour chaque confession. Cette année, on veut 153 profs de maths. On aura 64 sunnites, 47 chiites, 23 maronites, 12 catholiques, 4 druzes, 2 grecs orthodoxes et 1 arménien.&lt;br /&gt;Le président du Parlement doit être chiite.&lt;br /&gt;De la majorité parlementaire sort un gouvernement dont le Premier Ministre doit être sunnite.&lt;br /&gt;Le Parlement élit le Président de la République pour 6 ans. Le Président doit être maronite. Il doit être élu à la majorité absolue à l’unique condition que les trois quarts des parlementaires soient présents. Les coalisés de l’opposition boycottent le Parlement pour ne pas avoir à élire un Président qui ne serait pas  Michel Aoun.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette constitution est un héritage des Français (années 40) et des Syriens (années 90).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;4-     Les traditions libanaises en matières de réjouissances&lt;br /&gt;Aujourd’hui, vendredi 29 février, j’étais chez une tante de mon hôte et tout d’un coup, on entend des détonations. Un bombardement ? Non, Nabih Berri allait parler à la télé et ses partisans lançaient un feu d’artifice et tiraient au pistolet avec des balles traçantes dans la nuit beyrouthine. Une tradition dès qu’un responsable politique s’adresse à la Nation. Il y a 15 jours, Saad Hariri a fait un discours et il y a deux morts… « Mais les sunnites libanais sont des incapables » dixit mes hôtes chiites, en faveur de l’opposition.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est plus clair ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A bientôt.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6735318920700710654-7434476788854212173?l=regardscroiss.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://regardscroiss.blogspot.com/feeds/7434476788854212173/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6735318920700710654&amp;postID=7434476788854212173' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6735318920700710654/posts/default/7434476788854212173'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6735318920700710654/posts/default/7434476788854212173'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://regardscroiss.blogspot.com/2008/03/faut-pas-etre-surpris.html' title='Faut pas être surpris (Beyrouth)'/><author><name>Sebas</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13273698005358744632</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://www.ateliersante.ch/ateliersante_fichiers/toutankhamon2.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6735318920700710654.post-2279928818875478176</id><published>2008-02-27T02:26:00.000-08:00</published><updated>2008-02-27T03:40:04.233-08:00</updated><title type='text'>Real politik (Le Caire)</title><content type='html'>&lt;a href="http://www.tasam.org/Image/p_aoun_nasrallah%5B1%5D.jpg"&gt;&lt;img style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 320px; CURSOR: hand" alt="" src="http://www.tasam.org/Image/p_aoun_nasrallah%5B1%5D.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div align="justify"&gt;Après la journée d’hier et une entrée en matière pour le moins inattendue pour l’Européen qui vient au Liban pour la première fois, aujourd’hui a été une journée un peu plus classique. Déjà, l’aspect vacances : pas d’obligation autre que celle d’être au rendez-vous de 18h00 pour le dîner. Ensuite se confronter directement à la complexité et à la spécificité de la politique libanaise.&lt;br /&gt;Ce matin, Elissar est venue me chercher à ma pension vers midi. Le but étant d’aller se promener dans le centre de Beyrouth et d’enchaîner sur une promenade sur la corniche, le tout agrémenter de gâteries libanaises (pas de mauvaises pensées…). Le centre de Beyrouth a été reconstruit après la guerre civile et ressemble au centre historique d’une quelconque ville d’Europe du Sud. On est loin de se croire au Moyen-Orient ou dans un pays arabe. Surtout quand on vient du Caire avec son fourmillement de types en djellaba, de poubelles polluantes à moteur, de chiens errants, de gamins déguenillés, ses amas d’ordures et la poussière omniprésente quelque soit le temps. Beyrouth est propre (il y a des poubelles un peu partout que les gens utilisent !), la circulation y est peu dense, les klaxonneurs impétueux y sont quasiment inexistants, son parc automobile ne tolère pas de voiture de plus de 20 ans, les magasins affichent les prix et ne semblent pas être ravitaillés par la contrefaçon chinoise, il y a des trottoirs et des passages pour piétons que les conducteurs respectent, une course en taxi ne commencent pas par de longues tractations pour négocier un prix et les commerçants ne se sentent pas obligés d’essayer de m’arnaquer malgré ma tête de français (même si certains prétendent que je pourrais passer pour un libanais. Je ne sais toujours pas comment je dois prendre ça…). Bref, à Beyrouth on peut trouver la douceur de vivre d’une cité méditerranéenne et une discipline saxonne pas complètement désagréable. Le seul aspect comique qui fait absolument clownesque est l’argent libanais. Les billets de banque sont grotesquement petits et colorés. On croirait payés en billets de Monopoly. Ça ne fait pas sérieux. Tout le monde accepte également le Dollar, du magasin de fringues au marchand de fruits et légumes au coin de la rue.1 Dollar vaut 1500 Livres Libanaises.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au centre ville, avant de pénétrer la zone piétonne il y a un solide barrage de police qui contrôle les sacs des promeneurs. En effet dans ce quartier se trouve le Parlement libanais, épicentre des tensions qui secouent le pays depuis l’assassinat de Rafic Hariri, il y a trois ans et surtout depuis novembre, date à laquelle aurait dû être élu le Président de la République. En fait, on ne sent aucune tension, les rues sont quasiment vides, il n’y a pas l’ambiance de terrasse qu’on imagine. Quand on arrive près du Parlement, là on remarque quand même un truc qui ne va pas. Sur les parkings et les parvis qui font face à l’auguste demeure parlementaire, on voit des dizaines de tentes. Les Enfants de Don Quichotte protestent jusqu’au Liban ? Comme si Michel Aoun pouvait quelque chose pour les SDF français ! Qu’est-ce donc cela ? demandé-je à ma guide. Le cirque Grusse ? Presque. Il s’agit de militants de l’opposition qui font acte de présence pour bien faire comprendre à la majorité qu’ils sont là. Pour résumer, la majorité ce sont des musulmans sunnites (les harirites et leurs alliés chrétiens et chiites peu nombreux) et la minorité ce sont les chrétiens maronites proche de Michel Aoun (LE Général comme on l’appelle ici) et les chiites du Hezbollah. Ouille ! J’ai écrit Hezbollah, je suis sûr que je vais être lu par des officiers de la DST, de la DGSE, du Mossad, de la NSA, de la CIA, du FBI, du MI5, du MI6, du KGB. Alors bonjour à vous les gars qui n’ont rien d’autres à foutre que de lire le résumé de mes vacances libanaises, hello losers, shalom les shalalas, zdrastvouitsié tovaritchii.&lt;br /&gt;On s’approche des tentes du Hezbollah (trois fois bordel !), mais les jeunes ne sont guère loquaces. On va alors vers une espèce d’accueil où trônent des drapeaux libanais, des posters à la gloire d’Hassan Nasrallah et d’Imad Moghniyé, des affiches électorales vantant l’unité du parti chiite avec les maronites d’Aoun. Quatre types tapent la discute en écoutant de la musique et en fumant le narguilé. Ils nous proposent de partager la chicha. J’explique qu’en fait, j’aimerais un peu mieux comprendre la politique libanaise qui pour un profane semble inextricable. Elissar me présente directement comme un communiste franco-espagnol. Le seul des types présents parlant un peu français se lance dans une envolée quasi lyrique sur Che Guevara, me précise qu’il adore Garaudy et que le Hezbollah (quatre fois !) n’a rien contre les juifs, mais est contre les sionistes (quid de la guerre ouverte ?) qui attaquent la souveraineté du Liban au sud. Une dernière taffe sur le narguilé et nous voilà partis chez les cousins d’en face, les aounistes. C’est tout de suite moins sympa. Notre interlocuteur se prend un peu trop au sérieux à mon goût quand, prenant un air d’intrigant, il me dit qu’il est tenu par le secret et que si je veux des informations je dois m’adresser aux attachés de presse du parti. Il me parle vaguement du Général. Non sans malice, je lui dis que pour moi, il n’y a qu’un seul Général : de Gaulle ! Quoiqu’il en soit, je pense qu’il a dû soupçonner du 007 en moi. Règle numéro 1 du bon espion : quand un gars te soupçonne d’être un agent, tu méprises et tu te barres. Ce que nous fîmes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La suite de la journée se résume en un thé à une terrasse de la corniche, à une discussion sur la politique au Liban (on n’en sort jamais et putain c’est un sacré merdier !), un dîner des plus typique et des plus copieux et un dernier narguilé à la pomme. Demain tourisme classique dans des lieux touristiques.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A bientôt.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6735318920700710654-2279928818875478176?l=regardscroiss.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://regardscroiss.blogspot.com/feeds/2279928818875478176/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6735318920700710654&amp;postID=2279928818875478176' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6735318920700710654/posts/default/2279928818875478176'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6735318920700710654/posts/default/2279928818875478176'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://regardscroiss.blogspot.com/2008/02/real-politik.html' title='Real politik (Le Caire)'/><author><name>Sebas</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13273698005358744632</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://www.ateliersante.ch/ateliersante_fichiers/toutankhamon2.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6735318920700710654.post-576964778927545050</id><published>2008-02-18T12:54:00.000-08:00</published><updated>2008-02-27T06:54:14.510-08:00</updated><title type='text'>Après le Kosovo, la Picardie proclame son indépendance (AFP)</title><content type='html'>&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_fDk82k8lKL4/R8V4-1GPudI/AAAAAAAAAC0/rnZW3ADhGRM/s1600-h/jean-pierre-pernaut.jpg"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://2.bp.blogspot.com/_fDk82k8lKL4/R8V4-1GPudI/AAAAAAAAAC0/rnZW3ADhGRM/s320/jean-pierre-pernaut.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5171672767905380818" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;pre&gt;&lt;tt&gt;&lt;span style="font-weight: bold; font-style: italic;"&gt;Référendum picard : un oui franc et massif&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Conscients de la disparition progressive de leur langue et de leurs coutumes, les Picards ont en effet décidé de prononcer un oui massif à la question référendaire qui leur était posée. Les mouvements nationalistes picards, enfin unifiés après la brillante participation de groupe phare "les fatals Picards" au concours de l'Eurovision, ont donc, et avec succès, convaincu leurs concitoyens que la seule voie possible pour la reconnaissance de leur culture était de se séparer de la France.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le drapeau picard - une betterave borgne flanquée du&lt;br /&gt;slogan "Par le petit bout de la lorgnette -, ressorti&lt;br /&gt;des caves et des greniers après des années&lt;br /&gt;d'oppression, a remplacé au fronton des mairies un&lt;br /&gt;drapeau tricolore vécu trop longtemps comme un symbole&lt;br /&gt;d’humiliation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold; font-style: italic;"&gt;Maxime Gremetz en exil&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A l'annonce du résultat, Maxime Gremtez, selon de&lt;br /&gt;multiples témoins, se serait écrié : "Tito doit se&lt;br /&gt;retourner dans sa tombe". Pourtant peu suspect de&lt;br /&gt;tendresse pour le "Maréchal", l'édile aurait de&lt;br /&gt;justesse échappé au lynchage par une foule hystérique.&lt;br /&gt;Exfiltré par un hélicoptère de l'ambassade de Russie,&lt;br /&gt;Maxime Gremetz serait, à l'heure de cette dépêche, en&lt;br /&gt;résidence médicalisée dans la région de Sotchi. Le&lt;br /&gt;Kremlin n’a pas confirmé l’information du journal « Le&lt;br /&gt;courrier libre picard ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold; font-style: italic;"&gt;Tension sur les marchés&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A l’annonce du résultat, les déclarations du nouveau&lt;br /&gt;leader picard, Jean-Pierre Pernaud, n’ont pas rassuré&lt;br /&gt;les marchés financiers. Lors de son discours,&lt;br /&gt;accompagné de celle que d’aucuns voient comme la&lt;br /&gt;future première dame de la jeune nation picarde,&lt;br /&gt;Elodie Gossuin, l’ancien présentateur de la première&lt;br /&gt;chaîne française a en effet déclaré sa « volonté de&lt;br /&gt;créer un nouvel OPEP de la betterave », provoquant une&lt;br /&gt;chute sans précédent du cours des actions des&lt;br /&gt;industries du sucre, qui ont perdu 48,53 pourcent de&lt;br /&gt;leur valeur.&lt;/tt&gt;&lt;/pre&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6735318920700710654-576964778927545050?l=regardscroiss.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://regardscroiss.blogspot.com/feeds/576964778927545050/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6735318920700710654&amp;postID=576964778927545050' title='11 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6735318920700710654/posts/default/576964778927545050'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6735318920700710654/posts/default/576964778927545050'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://regardscroiss.blogspot.com/2008/02/aprs-le-kosovo-la-picardie-proclame-son.html' title='Après le Kosovo, la Picardie proclame son indépendance (AFP)'/><author><name>La Goutte</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05543857428697319162</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_fDk82k8lKL4/R8V4-1GPudI/AAAAAAAAAC0/rnZW3ADhGRM/s72-c/jean-pierre-pernaut.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>11</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6735318920700710654.post-2556358499517825935</id><published>2008-02-13T04:32:00.000-08:00</published><updated>2008-02-13T07:38:30.754-08:00</updated><title type='text'>Front de libération de Chronik (Paris)</title><content type='html'>Message à tous les rédacteurs du blog : le roitelet de France (celui qui a annexé l'Italie via son model chanteuse siliconé et botoxé) s'offre une petite cure de moiteur en Guyane. Chronik est sur le coup et pourrait être enrôlé de force dans les "Sarko-troupes".&lt;br /&gt;Je lance donc une pétition sur le blog pour obtenir la libération de Chronik (quoique... lorsqu'il oublie son sac dans la voiture de La Goutte et qu'il l'oblige à patienter en plein hiver devant une gare, on se dit qu'il mérite une punition appropriée)...&lt;br /&gt;Après tout, il n'y a pas de raison. Il existe en effet des précédents célèbres :&lt;br /&gt;- Le front de libération des nains de jardin (il vient de frapper un grand coup à Saint-Germer, dans l'Oise, en organisant l'évasion de 27 détenus).&lt;br /&gt;- Et il y a eu aussi le front libération du nain de la place Beauveau (passé depuis à l'Elysée).&lt;br /&gt;Il n'y a, malheureusement, que celui destiné à soutenir Ingrid Betancourt qui ne fonctionne pas.&lt;br /&gt;Alors, ajoutez un petit commentaire pour venir au secours du scribouillard du Maroni. Aidez-le à devenir le "Papillon" de la presse d'Outre Mer.&lt;br /&gt;A vot' bon coeur...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6735318920700710654-2556358499517825935?l=regardscroiss.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://regardscroiss.blogspot.com/feeds/2556358499517825935/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6735318920700710654&amp;postID=2556358499517825935' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6735318920700710654/posts/default/2556358499517825935'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6735318920700710654/posts/default/2556358499517825935'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://regardscroiss.blogspot.com/2008/02/front-de-libration-de-chronik.html' title='Front de libération de Chronik (Paris)'/><author><name>Bourbon</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6735318920700710654.post-7758288822647126221</id><published>2008-02-04T23:58:00.001-08:00</published><updated>2008-02-06T01:33:48.258-08:00</updated><title type='text'>Pourtant quelqu'un m'a dit... (Paris)</title><content type='html'>&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_LWgZUImwcxA/R6gXVGxXrkI/AAAAAAAAABQ/vJCyxdig03M/s1600-h/ragots-du-net.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5163402624142650946" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_LWgZUImwcxA/R6gXVGxXrkI/AAAAAAAAABQ/vJCyxdig03M/s320/ragots-du-net.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;L’Elysée, samedi 2 février 2008, dans la matinée&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;Tout cela aura finalement duré assez peu de temps, quelques mois, avant que le programme ne perde en audience. Mais si le couperet s’abat sur les émissions de télé qui n’arrivent pas à trouver leur public, la sanction ne peut être la même en système dit démocratique, c’est ma chance. Le mauvais sitcom dans lequel je me suis engagé bénéficie heureusement de la protection du suffrage. Ce que les citoyens ont fait, eux seuls peuvent le défaire. Sauf lorsqu’il s’agit de me déplaire. Parce que sur un autre thème, le traité européen, je les avais bien prévenus qu’il n’était plus question de les consulter. Et un tour pendable de plus aux socialistes qu’oseront jamais afficher leurs divisions à quelques semaines d’un scrutin local décisif. Là-dessus je suis tranquille, ce ne sont pas les trois énervés de la gauche de la gauche, les éternels râleurs ramenés aujourd’hui à la portion congrue, qui vont me mettre des bâtons dans les roues. Et puis ils ont eu Guy Môquet pour se faire entendre, c’est déjà pas mal, ça les a excités.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le reste est quand même moins simple à y regarder de plus près. C’était le risque des dernières présidentielles. J’avais réussi à incarner l’homme providentiel. Fallait les entendre au café du commerce en mettre plein la gueule à la pourtant bien gironde Ségolène. J’ai remporté la finale, haut la main, mais je ne me sens pourtant pas encore sorti du loft. On m’épie de tous les cotés, on me filme sous tous les angles, je suis partout, mais les chiffres d’audience sont à la baisse. Je commence à penser que je me suis trompé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’étais certain qu’il avait disparu, mais voilà qu’il semble vouloir exister de nouveau, et dieu sait qu’il me fait peur. Je croyais que l’histoire avait pourtant condamné la notion, qu’il s’était transformé en une adjonction volatile de consommateurs hypnotisés. Or quelque chose semble se réveiller, une bête immonde, râleuse, contestatrice, qui traîne des pieds et refuse de me suivre sur mon pont d’Arcole à moi. Le peuple.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’avais pourtant repris à mon compte les grosses ficelles inventées par Celui à qui je dois tout, mes analyses et ma stratégie. Entrepreneur de télé, de radio, homme de presse à ses heures, concepteur de méthodes éprouvées et approuvées par un audimat au constant beau fixe. Il m’avait offert semaine après semaine ce qui devait nourrir ma vision politique prophétique, celle qui devait emporter l’adhésion.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il Lui suffisait simplement de séparer le bon grain de l’ivraie, les méchants, âpres au gain et sans scrupules, de leurs victimes, certes un peu naïves mais tellement touchantes, les cheveux gras et l’âme en dépression. Il était là le peuple, visible le vendredi soir, à nous raconter ses misères. Et Lui de s’emporter, de dénoncer, de harceler, de protéger en substance une poignée de minables essorée par la vie. Et les autres derrière l’écran de penser qu’il y aurait toujours, au bout du bout, une bonne âme pour panser leur plaie. La méthode avait le mérite de vouloir préserver le système des quelques individus malfaisants essayant de le dévoyer à leur profit. Pas question de pourchasser les héros de l’industrie délocalisante et de la finance spéculative, mais plutôt de poursuivre avec une caméra, et jusque dans leurs chiottes, les petits aigrefins tout aussi laids, médiocres et pathétiques que ceux qu’ils tourmentaient. Et de les dénoncer publiquement, la bave aux lèvres, à la vindicte populaire. Séance thérapeutique et collective de la désignation du mouton fiévreux qu’il fallait égorger pour préserver le reste du troupeau de la contagion. Et les panurges d’opiner du chef, tant que ça ne tombait pas sur eux, aux décisions du berger.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’en avais usé et abusé. Aux gémonies le sans-papiers, le cheminot, le fonctionnaire, la racaille, le planqué, le chômeur, le malade, le barbare quoi, celui qui se refuse à marcher à la trique et, le moment venu, n’hésite pas à se comporter comme le plus odieux des Farc. Prise d’otage toute grève, tout blocage, tout grain de sable dans la machine. Et des millions de victimes suintantes dans leur RER surchargé, haineuses pour certaines, revendiquant leurs chaînes pour d’autres, ou tout bonnement muettement solidaires. Mais alors invisibles, les copains s’en chargeaient.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ça avait fonctionné, sondages au zénith. La mayonnaise avait pris, et quand ça dévissait une bonne louche de show sentimental, occuper le terrain quoi qu’il en soit. À la baille la politique, on leur en foutrait du spectacle, des Grenelles en veux-tu en voilà, que tout semble changer pour que rien ne change, ou plutôt si, que ça soit de plus en plus confortable les miens, et que les autres morflent, cons qu’ils sont de s’être laissé berner par le gavage médiatique, seuls devant leur télé, émus d’être pris en compte enfin car eux-mêmes victimes. Des sans-papiers, des cheminots, des fonctionnaires, des planqués, des chômeurs, des malades, des barbares quoi qui sapaient les fondations d’une société dont eux, si tôt levés et suintants dans leurs RER surchargés étaient les bâtisseurs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’ai peur aujourd’hui, je pensais pourtant que j’avais fait le plus dur. Je les terrorisais, ils marchaient au pas, ils me devaient tant. Et quand ça renâclait, il me suffisait de gueuler, d’humilier, et ça rentrait dans l’ordre. Ils en avaient usé et abusé, autour de moi leur chef, autoritaire, injuste mais prophétique et génial, de la brosse à reluire, du coup de langue circulaire. Mais ils commencent à me regarder bizarrement, à parler dans mon dos, à dire que j’en fais trop, à prendre de la distance. Je sais qu’ils n’hésiteront pas à sortir les couteaux si je mets un genou à terre, si je ralentis. Même pas un an…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En fait ça a toujours été mon problème, et je n’ai pas su le régler. Ça part trop vite, c’est intense, mais j’arrive pas à canaliser, à faire durer, et au final je déçois. Comme je les ai haïes quand elles riaient. Certaines souriaient juste, voulaient me rassurer, mais ça me prenait, j’avais envie de mettre mes mains autour de leur cou et de serrer fort. C’est arrivé une fois, je l’aimais pourtant. Elle est partie, j’ai pas pu la retenir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’espère que cette fois…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- « Monsieur, voulez-vous prendre pour épouse… »&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6735318920700710654-7758288822647126221?l=regardscroiss.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://regardscroiss.blogspot.com/feeds/7758288822647126221/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6735318920700710654&amp;postID=7758288822647126221' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6735318920700710654/posts/default/7758288822647126221'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6735318920700710654/posts/default/7758288822647126221'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://regardscroiss.blogspot.com/2008/02/pourtant-quelquun-ma-dit-lelyse-samedi.html' title='Pourtant quelqu&apos;un m&apos;a dit... (Paris)'/><author><name>La Goutte</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05543857428697319162</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_LWgZUImwcxA/R6gXVGxXrkI/AAAAAAAAABQ/vJCyxdig03M/s72-c/ragots-du-net.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6735318920700710654.post-2309946990244216078</id><published>2008-01-30T18:37:00.000-08:00</published><updated>2008-01-31T08:54:50.392-08:00</updated><title type='text'>La frontière des nantis (Guyane)</title><content type='html'>&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_fDk82k8lKL4/R6E0odhB3uI/AAAAAAAAACo/jWRvhko1TgA/s1600-h/Barrage+Irac.png"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://2.bp.blogspot.com/_fDk82k8lKL4/R6E0odhB3uI/AAAAAAAAACo/jWRvhko1TgA/s320/Barrage+Irac.png" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5161464517665873634" /&gt;&lt;/a&gt;En parcourant une carte, vous remarquerez sans difficulté les deux frontières qui séparent la Guyane du Brésil, à l'Est, et du Surinam, à l'Ouest. Rien de plus simple, puisqu'il s'agit dans les deux cas d'un fleuve. L'Oyapock d'un côté, le Maroni de l'autre. Pourtant, il est une frontière qu'aucun observateur ne sera en mesure de distinguer sur un document officiel. Une frontière qui peut, selon les versions, être qualifiée d'étatique, de spatiale, d'économique. Quoi qu'il en soit, il ne s'agit ni plus ni moins que d'une frontière de nantis. Certes, les partisans de cette nouvelle ligne de contrôle militarisée arguent de son utilité afin de juguler la criminalité, lutter efficacement contre les trafics interlopes, les allers et venues des populations clandestines, etc. Mais la véritable question, et le lourd problème qu'elle soulève, est la suivante : est-il acceptable d'installer un poste frontière en plein milieu d'un département français ? En Guyane, les autorités ont préféré écarter l'aspect quelque peu anti-républicain d'une telle mesure. Depuis près de deux ans, un barrage de gendarmerie est dressé sur le pont de la commune d'Iracoubo.&lt;br /&gt;Pour se rendre dans l’Ouest guyanais, Iracoubo est un passage obligé. Créé au XIXème siècle, elle est célèbre pour son église, classée aux monuments historiques depuis 1978 grâce à ses fresques peintes au pochoir par le bagnard Huguet, alors assigné à résidence auprès du Père Raffray. Située à plus ou moins égale distance de Kourou et Saint-Laurent, Iracoubo a désormais acquis le statut de poste frontière.&lt;br /&gt;Pour le franchir, il faut bien entendu montrer, non pas patte blanche, mais presque. Une pièce d'identité, un titre de séjour, peu importe. Tout cela de manière systématique alors que, pour mémoire, l'automobiliste et ses passagers ne font rien d'autre que parcourir la distance qui sépare deux villes d'un même département. Les contrôles s'effectuent avec zèle. A tout le moins dans le sens Saint-Laurent - Kourou. Car, dans l'autre direction, la vigilance des pandores à mitraillettes décroît ostensiblement. De fait, des bus remplis de voyageurs arrivant de Cayenne ont, la plupart du temps, droit à un simple geste de la main les invitant à circuler. En revanche, pas question de franchir le barrage vers Kourou et Cayenne sans sortir une quelconque pièce d'identité. Etranges pratiques sécuritaires. Mais dont l'efficacité se révèle, manifestement et à en croire le procureur de la République, redoutable.&lt;br /&gt;En effet, la délinquance de voie publique et la criminalité ont baissé de manière significative depuis la mise en place du barrage. Dans tout le département. Sauf dans l'Ouest, bizarrement. Saint-Laurent est la seule ville de Guyane dans laquelle le taux de criminalité a augmenté entre 2006 et 2007. Depuis le mois de décembre, une impressionnante vague de cambriolages nocturnes submerge la commune. Mais aucun des 70 fonctionnaires de la Paf (police des airs et des frontières) ne patrouille la nuit. Et seuls deux fourgonnettes de la gendarmerie se relaient, à la nuit tombée, pour sillonner les rues. La journée, en revanche, contrôles d'identité, procès-verbaux pour délits routiers se multiplient. Mais il faut bien avouer qu'interpeller des malfrats sans envergures ne rapporte pas grand-chose à l'Etat...&lt;br /&gt;Et peu importe, puisque la frontière a été déplacée à 100 kilomètres de là. Pour que les techniciens du centre spatial puissent dormir tranquilles, et que Cayenne conserve son hégémonie économique. Car il va sans dire que les vols à répétition dans les dépôts des magasins, les braquages et les cambriolages des professionnels et des particuliers n'incitent pas les entreprises à tenter l'aventure dans l'Ouest. Le cercle vicieux est donc institutionnalisé.&lt;br /&gt;Pas de société, pas de travail. Comment subsister ? Dans une ville de près de 40 000 habitants dont 50% ont moins de 25 ans, les perspectives d'avenir et de réussite sont minces pour les plus jeunes. Question d'une amie à ses élèves la semaine dernière : que voulez-vous faire plus tard ? Réponse d'un écolier : "Pompier." Rire de ses camarades. Une fillette, hilare, réplique dans la seconde : "Mais non, pour avoir de l'argent, faut faire de la musique, ou être gangster." Une classe de CM2... Et vive la République...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6735318920700710654-2309946990244216078?l=regardscroiss.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://regardscroiss.blogspot.com/feeds/2309946990244216078/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6735318920700710654&amp;postID=2309946990244216078' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6735318920700710654/posts/default/2309946990244216078'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6735318920700710654/posts/default/2309946990244216078'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://regardscroiss.blogspot.com/2008/01/la-frontire-des-nantis-guyane.html' title='La frontière des nantis (Guyane)'/><author><name>Chronik</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07286509677457160629</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_fDk82k8lKL4/R6E0odhB3uI/AAAAAAAAACo/jWRvhko1TgA/s72-c/Barrage+Irac.png' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6735318920700710654.post-6042802061380899703</id><published>2008-01-11T07:58:00.000-08:00</published><updated>2008-01-30T10:13:11.594-08:00</updated><title type='text'>Cochon qui s'en dédit (Le Caire)</title><content type='html'>&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_fDk82k8lKL4/R6C91NhB3tI/AAAAAAAAACg/di6EtRE5dus/s1600-h/Prie%CC%80re.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://4.bp.blogspot.com/_fDk82k8lKL4/R6C91NhB3tI/AAAAAAAAACg/di6EtRE5dus/s320/Prie%CC%80re.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5161333894825500370" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: large;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: 'times new roman';"&gt;Depuis le 11 septembre 2001, les Etats-Unis à travers le Département d'Etat et la famille Bush ont une énorme épine dans le pied à cause de leur relation avec l'Arabie Saoudite en général et la famille d'Oussama en particulier. Et bien les Saoudiens, ils ont réussi à semer un semblant de zizanie en Egypte aussi.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: large;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: 'times new roman';"&gt;Les dates du calendrier musulman ne sont pas fixes puisqu'elles varient en fonction du calendrier lunaire. Ainsi le début et la fin du Ramadan, le Grand Aïd, l'Hégire et l'anniversaire du prophète (entre autres. Et puis ce sont des dates pour lesquelles j'ai des congés) sont calculés par des savants qui se trouvent quelque part en Arabie Saoudite. Alors pour la fin du Ramadan comme pour le Grand Aïd, nous étions dans l'attente d'information venant de l'autre côté de la mer Rouge. On s'attendait au Grand Aïd le 19 décembre. Il est tombé le 18. Et un jour de vacances gagné, un !&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: large;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: 'times new roman';"&gt;L'Hégire devait alors tomber le 10 janvier. De fait, le Ministère de l'Education égyptien avait décidé de commencer des tests nationaux auxquels sont inscrits tous les élèves (même les miens) le 9 janvier. Mais les Saoudiens, ces fauteurs de trouble, ces empêcheurs de tester en rond ont encore créer la surprise la veille. "Oui, bah en fait non, on a mal calculer not' coup, l'Hégire ça tombe le 9 janvier du calendrier chrétien. Na ! ". Alors on demande à notre directeur c'est quoi ce merdier. Mercredi on bosse ou pas ? Si on bosse mercredi, doit-on bosser jeudi ? "L'Arabie Saoudite a dit que c'était le 9. On attend des nouvelles du Ministère de l'Education."&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: large;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: 'times new roman';"&gt;Branle-bas de combat. Que faire ? Suivre scrupuleusement le calendrier religieux et oublier les examens ou bien on se souvient que Nasser n'était pas hyper religieux. Ouf. L'éducatif a pris le pli sur le religieux. Les seuls blaireaux qui ont travaillé le 9 janvier en Egypte étaient les profs et les personnels des écoles. En revanche, on a commencé le week-end mercredi soir.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: large;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: 'times new roman';"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: large;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: 'times new roman';"&gt;A bientôt.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6735318920700710654-6042802061380899703?l=regardscroiss.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://regardscroiss.blogspot.com/feeds/6042802061380899703/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6735318920700710654&amp;postID=6042802061380899703' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6735318920700710654/posts/default/6042802061380899703'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6735318920700710654/posts/default/6042802061380899703'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://regardscroiss.blogspot.com/2008/01/cochon-qui-sen-ddit.html' title='Cochon qui s&apos;en dédit (Le Caire)'/><author><name>Sebas</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13273698005358744632</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://www.ateliersante.ch/ateliersante_fichiers/toutankhamon2.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_fDk82k8lKL4/R6C91NhB3tI/AAAAAAAAACg/di6EtRE5dus/s72-c/Prie%CC%80re.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6735318920700710654.post-8326012266165340391</id><published>2007-11-29T17:42:00.000-08:00</published><updated>2007-11-29T22:04:26.014-08:00</updated><title type='text'>La relégation, l'autre bagne (Guyane)</title><content type='html'>&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_fDk82k8lKL4/R09qwU9ogQI/AAAAAAAAAB8/iuPQrWkIy44/s1600-R/Bagnard.jpg"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://3.bp.blogspot.com/_fDk82k8lKL4/R09qwU9ogQI/AAAAAAAAAB8/vTPcugeLXjM/s320/Bagnard.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5138443078346506498" /&gt;&lt;/a&gt;Les connaissances des Français sur le bagne se résument, dans la majorité des cas, à peau de chagrin. Tout au plus de vagues idées sur ce que furent les conditions de détention aux Iles du Salut, par le biais de l'affaire Dreyfus. Peut-être celle de Seznec, soyons optimistes. Pour les amateurs de lectures aventureuses, Henri Charrière, plus connu sous le nom de Papillon, leur a offert une vision romanesque de l'horreur pénitentiaire.&lt;br /&gt;Albert Londres s'immisce parfois dans quelques conversations, mais rares sont ceux qui ont ne serait-ce que feuilleté ses ouvrages. En revanche, Dieudonné ou Jean Galmot, pour exemple, demeurent d'illustres inconnus au bataillon. Quant au bagne en lui-même, et je vous invite à tenter l'expérience autour de vous, dans le meilleur des cas il est localisé à... Cayenne.&lt;br /&gt;Pour d'autres, les plus érudits, le camp de la Transportation peut éventuellement provoquer une levée de sourcil. Mais combien savent qu'il se situe, non pas à Cayenne, mais à Saint-Laurent du Maroni ? Pas beaucoup. Pourquoi ? Très simple.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Inquiétante amnésie&lt;br /&gt;La France souffre toujours d'une profonde névrose post-traumatique vis-à-vis des pages les plus sombres de son Histoire. Le bagne, la colonisation, et j'en passe. Mieux vaut jeter tout cela aux oubliettes, et avancer. L'actuel président de la République n'a-t-il pas déclaré dernièrement qu'il fallait en finir avec "la culpabilisation sur notre passé". Sans même évoquer ses propos sur "le courage de certains colons", un tel discours reflète avec une cinglante précision l'inquiétante amnésie volontaire de la France et de ses dirigeants successifs.&lt;br /&gt;Alors le bagne, institution inhumaine et pur produit de la République, n'a aucune chance d'échapper à la loi du silence et de l'oubli. Il est préférable de promouvoir les bienfaits du centre spatial. De fait, la création d'une certaine forme de bagne est intervenue dans un contexte politique qui n'est pas sans présenter quelques troublantes similitudes avec celui qui nous préoccupe actuellement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Plus de 23 camps !&lt;br /&gt;Juste une petite mise au point. A Cayenne, seuls trois baraquements accueillaient les forçats. Quatre dortoirs, dix-neuf prisons, soixante-dix-sept cellules, une infirmerie, des cuisines et des logements pour le personnel pénitentiaire. Les bagnards étaient employés : soit dans les travaux publics (assainissement des marais ou entretien des installations portuaires), soit au service des particuliers. Pas les moins bien lotis.&lt;br /&gt;En revanche, les pensionnaires de Saint-Joseph (la pire), Royale (administratif) ou de l'Ile du Diable (isolation totale, évasion impossible en raison des courants, toujours aussi impressionnants) n'étaient pas logés à la même enseigne. Tout comme ceux du camp de la Transportation. Les femmes, car elles n'échappaient pas à l'exil, bénéficiaient de leur propre site d'emprisonnement, à Mana (environ 30 kilomètres de Saint-Laurent, à vol d'oiseau, parce que les routes à l'époque...). Et pas moins de 23 autres camps disséminés sur le territoire guyanais abritaient des forçats ! Parmi ceux-là, Saint-Jean, et son camp de la relégation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Les ennemis de l'intérieur"&lt;br /&gt;Il existe trois catégories pénales au bagne : les déportés pour les motifs politiques - décret du 27 juin 1848 - les transportés qui sont condamnés aux travaux forcés - loi du 30 mai 1854 - et les relégués - loi du 27 mai 1885 dite loi sur la relégation des récidivistes. L'enjeu de cette loi est de "débarrasser" le sol de la France métropolitaine des petits délinquants et vagabonds.&lt;br /&gt;Tout au long du 19ème siècle, l'augmentation du nombre de récidivistes ne cesse d'inquiéter les gouvernants et juristes. Le débat qui s'engage permet de distinguer une nouvelle notion : celle de "délinquant incorrigible".&lt;br /&gt;Dès lors, ce qui importe n'est pas tant la gravité de l'acte commis, mais le fait de répéter et de persévérer dans le crime, même lorsqu'il s'agit de délits mineurs comme le vagabondage ou le vol simple. La récidive appelle une réforme d'envergure du système pénal afin d'instaurer des mesures d'élimination à l'encontre des délinquants d'habitude et des mesures préventives pour les délinquants d'occasion.&lt;br /&gt;En 1873, le comte d'Haussonville préside une enquête sur le régime pénitentiaire français et arrive à la conclusion qu'il faut transporter les récidivistes incorrigibles dans une colonie outre-mer. Il faut protéger la société de ces "ennemis de l'intérieur". La récidive devient un thème d'actualité incontournable à partir des années 1880. Gambetta promet, lors des élections législatives de 1881, de transporter les récidivistes hors de la métropole.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_fDk82k8lKL4/R0-gx09ogSI/AAAAAAAAACM/Een02HqNdtg/s1600-R/bagne_ilesalut.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://1.bp.blogspot.com/_fDk82k8lKL4/R0-gx09ogSI/AAAAAAAAACM/7QZCxu2Qglo/s320/bagne_ilesalut.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5138502477744210210" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Législation rapide et critiques violentes&lt;br /&gt;Waldeck-Rousseau, ministre de l'intérieur, poussé par l'opinion publique (pétitions, adresses…) est à l'origine du texte sur la relégation. La situation politique impose aux Opportunistes de faire voter le texte avant les échéances électorales de 1885.&lt;br /&gt;La loi est votée le 27 mai 1885 et apparaît comme une loi républicaine dans la mesure où elle entend protéger les classes laborieuses par l'exclusion de citoyens qui nuisent à la sécurité du corps social. Elle fixe un nombre de peines au-delà de duquel l'individu est déclaré "inamendable". Ce seuil est variable et aménage plusieurs combinaisons qui, une fois atteintes, entraînent le prononcé obligatoire de la peine accessoire de la relégation.&lt;br /&gt;Les attaques contre ce projet sont violentes. Clémenceau, au nom des Intransigeants, accuse les Opportunistes de s'attaquer aux conséquences de la misère sociale et économique et de ne pas en traiter les causes. Conscients des critiques auxquelles ils s'exposent, les Opportunistes, qui se sont bien gardés d'indiquer le régime et les lieux où doit s'appliquer la relégation après le vote de la loi, votent parallèlement la loi du 5 août 1885 sur la libération conditionnelle. La relégation est une peine perpétuelle.&lt;br /&gt;Mais les colonies voient d'un mauvais œil cette arrivée massive de délinquants et, sous leur pression, le Sénat transforme cette simple mesure d'éloignement en peine avec obligation de travail de façon à ne pas laisser les relégués libres une fois débarqués.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un échec &lt;br /&gt;Au final, la relégation est un échec. La récidive ne diminue pas. Les magistrats, préférant le dispositif Béranger qui met l'accent sur la prévention pénale, n'appliquent que très peu la relégation.&lt;br /&gt;La publication du reportage d'Albert Londres sur le bagne de Guyane en 1925 renforce l'opposition de l'opinion publique. En 1936, le Front Populaire décide de suspendre les convois de forçats en direction de la Guyane. Le 17 juin 1938, la transportation, jugée néfaste pour l'économie guyanaise, est abolie. Reste la relégation.&lt;br /&gt;Fin 1938, 670 relégués sont embarqués pour la Guyane. Au début 1939, Albert Lebrun, président de la République, signe le décret-loi portant fermeture progressive du bagne. Mais les condamnés en cours de peine sont maintenus. A cette date il reste encore 5598 condamnés en Guyane, sans compter les libérés assignés en résidence, et pour eux rien ne change.&lt;br /&gt;La relégation, votée dans un climat d'insécurité grandissant concerne près de 16 000 hommes en Guyane, auxquels s'ajoutent 519 femmes reléguées. Pour comparaison, la transportation concerne 52 000 forçats.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Meneur de revue&lt;br /&gt;A Saint-Jean, la population carcérale était des plus hétéroclites. On y trouve tout type d'individu. Leurs conditions de vie ne sont pas aussi dramatiques que celles infligées aux "transportés". Ils travaillent, s'offrent parfois quelques jours de "prison buissonnière" avant de rentrer en cellule. Sans vraiment subir les foudres de leurs gardiens, aussi conciliants que peu nombreux. Il faut avouer que les états de services de la plupart des relégués n'ont rien de très effrayants. On retrouve même à une époque en leur sein un ancien meneur de revue des cabarets parisiens ! Ce dernier ne renonce pas à son activité, puisqu'il lui arrive d'organiser des spectacles dans le kiosque à musique de la place du village ! Avec des forçats dans les rôles principaux ! Des relégués qui n'ont guère la côte auprès de la gent féminine locale. En effet, celles-ci leur préfèrent les vrais durs de Saint-Laurent. Un petit voleur minable et crasseux qui chasse les papillons, ça n'a rien d'excitant...&lt;br /&gt;Voilà, la longue histoire d'une loi sur la récidive. Une première...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_fDk82k8lKL4/R0-kCk9ogTI/AAAAAAAAACU/3Chueut5j_M/s1600-R/De%CC%81barquement.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://4.bp.blogspot.com/_fDk82k8lKL4/R0-kCk9ogTI/AAAAAAAAACU/yZ98lQ9uTZ8/s320/De%CC%81barquement.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5138506064041902386" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6735318920700710654-8326012266165340391?l=regardscroiss.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://www.assemblee-nationale.fr/13/ta/ta0019.asp' title='La relégation, l&apos;autre bagne (Guyane)'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://regardscroiss.blogspot.com/feeds/8326012266165340391/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6735318920700710654&amp;postID=8326012266165340391' title='6 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6735318920700710654/posts/default/8326012266165340391'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6735318920700710654/posts/default/8326012266165340391'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://regardscroiss.blogspot.com/2007/11/la-relgation-lautre-bagne-guyane.html' title='La relégation, l&apos;autre bagne (Guyane)'/><author><name>Chronik</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07286509677457160629</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_fDk82k8lKL4/R09qwU9ogQI/AAAAAAAAAB8/vTPcugeLXjM/s72-c/Bagnard.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>6</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6735318920700710654.post-24237836603694302</id><published>2007-11-29T09:57:00.000-08:00</published><updated>2007-11-29T10:23:45.769-08:00</updated><title type='text'>Raquettes et quiproquos congolais (Kinshasa)</title><content type='html'>&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_e41Emo3Jd0w/R07_2MlrWPI/AAAAAAAAAAU/N9yu1neWphY/s1600-h/CDP"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5138325531433588978" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_e41Emo3Jd0w/R07_2MlrWPI/AAAAAAAAAAU/N9yu1neWphY/s320/CDP" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Tout comme le langage n’est pas universel, le français n’est pas le même, d’un pays à l’autre. En RDC, la langue de Molière devient une ode à la poésie. Démonstration : là ou nous évoquons une prostituée, les congolais parleront de « londonienne », plus léger. Les sodas deviennent des « sucrés », les gens haut placés des « honorables » et la maîtresse d’un homme sera élégamment évoquée comme son « deuxième bureau ». Quant aux nombres 70 et 90, ne vous trompez pas et dites « septante » et « nonante » au risque que votre interlocuteur ne comprenne 60-10 ou 80-10 (les belges et leurs résidus de langage m’ont plus d’une fois embarrassée lorsque j’ai du donner mon numéro de téléphone évidemment truffé de ces nombres). Enfin, point de belles formules de politesse, un rapide "ça va" remplacera notre traditionnel "merci". &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Ajoutez à cela un accent (qui peut varier d’une personne à une autre, selon sa région d’origine), et vous vous retrouvez parfois un tout petit peu à coté de la plaque. Pour preuve, mon dernier grand moment de solitude, lorsqu’au milieu d’une réunion de travail concernant l’ouverture prochaine du nouveau Centre de Documentation Parlementaire, entourée des deux (honorables) secrétaires généraux de l’Assemblée Nationale et du Sénat congolais, j’ai posé une question quelque peu ridicule. La secrétaire générale du Sénat ayant évoqué très sérieusement et à plusieurs reprises le besoin urgent de présenter une raquette auprès de l’Ambassade de France, je demandai spontanément et sans trop réfléchir : « mais qu’entendez-vous exactement par « raquette » ? Et la dame de me répondre, un peu interloquée, « et bien, ma chère amie, enfin, une raquette…une demande officielle, en somme » Mmmh, très bien, nous parlions donc d’une requête. J’aurais mieux faire de me taire sur ce coup-là.. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Grand désarroi également le jour où il m’a fallu traduire le mot « crotte » à un de mes collègues congolais. Pour vous situer l’affaire, il m’est important de préciser que mon bureau se trouve dans le centre de documentation mentionné plus haut et plus précisément au rez-de-chaussée du Parlement. Allez savoir pourquoi, parmi cinq bureaux, il fut pendant un mois le seul à être pris d’assaut par une ribambelle de souris qui venaient y festoyer chaque soir. Au matin, je comptabilisai donc les preuves incontestables de leur présence : leurs crottes. Lorsque je m’en plaignis à l’un de mes collègues, ce dernier me fit répéter avant de s’exclamer : « ha, vous voulez parler des fèces de rat ! ». Il nous aura fallu quelques minutes (et quelques blagues d’un goût douteux) pour démêler les nœuds de ce malentendu et pour que je découvre que ce mot, ici, n’existait pas. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Enfin, et pour clore ce petit cours de linguistique, la religion, très présente dans le cœur des congolais, l’est aussi dans leur langage courant. Ainsi, ai-je l’immense plaisir d’apprendre à chaque fin de conversation avec l’un d’eux, que « Dieu, dans Sa Grande Sollicitude, me garde ». Ouf. Je respire.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6735318920700710654-24237836603694302?l=regardscroiss.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://regardscroiss.blogspot.com/feeds/24237836603694302/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6735318920700710654&amp;postID=24237836603694302' title='9 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6735318920700710654/posts/default/24237836603694302'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6735318920700710654/posts/default/24237836603694302'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://regardscroiss.blogspot.com/2007/11/raquettes-et-quiproquos-congolais.html' title='Raquettes et quiproquos congolais (Kinshasa)'/><author><name>Matharabat</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17192262008941866091</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://bp3.blogger.com/_e41Emo3Jd0w/R6YJnpSdLTI/AAAAAAAAAAo/m8VLc_7OJoI/S220/IMG_2418.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_e41Emo3Jd0w/R07_2MlrWPI/AAAAAAAAAAU/N9yu1neWphY/s72-c/CDP' height='72' width='72'/><thr:total>9</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6735318920700710654.post-7890507061825860619</id><published>2007-11-29T05:06:00.000-08:00</published><updated>2007-11-29T05:50:23.024-08:00</updated><title type='text'>Rions un peu avec François Hollande... (Paris)</title><content type='html'>&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_47RFOlB4naM/R065xKhzOPI/AAAAAAAAAAM/gg84cNLZXXY/s1600-h/100_0037.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5138248479167166706" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_47RFOlB4naM/R065xKhzOPI/AAAAAAAAAAM/gg84cNLZXXY/s320/100_0037.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div&gt;J'ai toujours aimé les duos comiques. Je suis bien incapable de dire si je préfère Omar et Fred ou Eric et Ramzy.&lt;br /&gt;Même chose en politique. Je ne sais pas quel tandem m'a le plus fait rire ces derniers mois : Sarko et Cécilia ou François et Ségolène.&lt;br /&gt;Ce qui est sûr cependant, c'est que j'ai eu l'occasion de voir l'un des quatre "sur scène". Il s'agit du premier secrétaire du PS. En rangeant mes archives au travail ces derniers jours, je suis tombé sur photo de François Hollande, ainsi que sur son discours prononcé en mars dernier à Beauvais.&lt;br /&gt;A cette époque, en dépit des rumeurs concernant le couple, le premier sécretaire du parti socialiste et la candidate à l'élection présidentielle tentaient de préserver les apparences. Un mariage en Polynésie était même évoqué...&lt;br /&gt;Lors de son passage dans l'Oise, dans la grande salle du Cinespace de Beauvais, François Hollande avait pour objectif de remobiliser les troupes du PS, ces dernières masquant difficilement leurs inquiétudes face au comportement de celle que l'on appelait familièrement "Ségo".&lt;br /&gt;Le premier secrétaire fit donc un discours fleuve pour vanter les mérites de la candidate PS. Et, emporté par son élan verbal, au détour d'une phrase, il crut bon de lâcher dans un sourire :"&lt;em&gt;Choisir Ségolène Royal est le seul choix raisonnable. C'est d'ailleurs celui que j'ai fait, à titre personnel, il y a plusieurs années."&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Une déclaration qui prend une drôle de résonance à la lumière des événements qui ont suivi. Exactement comme pour le SMIC 1500 euros dont Ségolène Royal avoua, après la présidentielle, qu'elle n'y croyait pas du tout.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Mieux vaut en rire que d'en pleurer.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Et comme disait Coluche :&lt;em&gt; "Je ferais remarquer aux hommes politiques qui me prennent pour un rigolo que ce n'est pas moi qui ai commencé."&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Alors merci Sarko, merci Cécilia, merci Ségo, et bien entendu merci François...&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6735318920700710654-7890507061825860619?l=regardscroiss.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://regardscroiss.blogspot.com/feeds/7890507061825860619/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6735318920700710654&amp;postID=7890507061825860619' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6735318920700710654/posts/default/7890507061825860619'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6735318920700710654/posts/default/7890507061825860619'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://regardscroiss.blogspot.com/2007/11/rions-un-peu-avec-franois-hollande.html' title='Rions un peu avec François Hollande... (Paris)'/><author><name>Bourbon</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_47RFOlB4naM/R065xKhzOPI/AAAAAAAAAAM/gg84cNLZXXY/s72-c/100_0037.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6735318920700710654.post-4584606593847041380</id><published>2007-11-19T02:37:00.000-08:00</published><updated>2007-11-21T03:02:31.653-08:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_LWgZUImwcxA/R0Fol--2mQI/AAAAAAAAABA/wHmvMII-5Ro/s1600-h/Anti+grÃ¨ve.bmp"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5134500051950147842" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" height="292" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_LWgZUImwcxA/R0Fol--2mQI/AAAAAAAAABA/wHmvMII-5Ro/s320/Anti+gr%C3%A8ve.bmp" width="444" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;font-size:130%;"&gt;Moi je soutiens la grève des cheminots &lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;font-size:130%;"&gt;PARCE QUE CA FAIT CHIER LES CONS !!! (Paris)&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6735318920700710654-4584606593847041380?l=regardscroiss.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://regardscroiss.blogspot.com/feeds/4584606593847041380/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6735318920700710654&amp;postID=4584606593847041380' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6735318920700710654/posts/default/4584606593847041380'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6735318920700710654/posts/default/4584606593847041380'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://regardscroiss.blogspot.com/2007/11/moi-je-soutiens-la-grve-des-cheminots.html' title=''/><author><name>La Goutte</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05543857428697319162</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_LWgZUImwcxA/R0Fol--2mQI/AAAAAAAAABA/wHmvMII-5Ro/s72-c/Anti+gr%C3%A8ve.bmp' height='72' width='72'/><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6735318920700710654.post-3218730857290928150</id><published>2007-11-09T05:06:00.000-08:00</published><updated>2007-11-09T05:15:28.344-08:00</updated><title type='text'>Cachez ce Mur (Berlin)</title><content type='html'>&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_JoCf8NLW5Ec/RzRdXPuR_dI/AAAAAAAAAT4/bwEfh1x9bfg/s1600-h/porte_brandebourg_europafest.jpg"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://4.bp.blogspot.com/_JoCf8NLW5Ec/RzRdXPuR_dI/AAAAAAAAAT4/bwEfh1x9bfg/s320/porte_brandebourg_europafest.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5130828529420860882" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;La nuit était tombée sur Berlin-Est. Des milliers de curieux se pressaient en ordre groupé. Tous marchaient dans la même direction. Ils avaient entendu la nouvelle à la radio ou au journal télévisé du soir, et voulaient être les premiers. Les premiers à voir. Attendant impatiemment l’ouverture, ils s’agglutinaient autour de la grande porte.&lt;br /&gt;Pas la Porte de Brandebourg, symbole de la frontière entre l’Est et l’Ouest de Berlin jusqu’à 1989, mais celle du nouveau centre commercial Alexa, nouveau temple de la consommation sur l’Alexanderplatz, au beau milieu des symboles de l’ex-RDA. Pour son inauguration, le 12 septembre dernier, les publicitaires avaient osé le slogan : « La plus grande ouverture depuis la chute du Mur ». Les Berlinois les ont pris au mot.&lt;br /&gt;A minuit, lorsque les vigiles ont déverrouillé les entrées, le mouvement de foule a été tel que certains escalators ont cédé sous le poids, des vitrines ont explosé au moment où les clients se poussaient pour attraper les promos « spécial ouverture », une dizaine a été blessée dans la panique et a dû être évacuée en urgence. Les affiches évoquaient l’euphorie de la chute du Mur. A Berlin, surtout à l’Est, on ne badine pas avec les symboles.&lt;br /&gt;Dix-huit ans, pile poil, après sa disparition subite, le 9 novembre 1989, la frontière de béton reste un sujet sensible. Les Ossis —c’est ainsi qu’on continue d’appeler les habitants d’ex-Allemagne de l’Est— sont échauffés par les tentatives de faire disparaître les indices du régime communiste. Exit le Palais de la République, qui ne ressemble déjà plus qu’à un squelette métallique en face de la cathédrale de Berlin. Adieu la gare centrale à l’Est et bonjour la gare centrale de Berlin, pyramide de verre construite dans le No man’s land du Mur. Un pan du Mur orné d’œuvres réalisées par les artistes du monde entier, au niveau de la célèbre East Side Gallery, a même été supprimé pour dégager la vue sur l’eau depuis la salle de spectacle géante « O2World », qui se construit tout à côté.&lt;br /&gt;Un par un, les symboles disparaissent. Et les Berlinois de l’Est commencent sérieusement à s’en agacer, en même temps qu’ils regrettent de plus en plus le « bon vieux temps du communisme ». Le temps où ils avaient tous un travail, un logis, de quoi vivre et s’alimenter. Sans en faire l’apologie, le maire de Berlin conçoit dans son autobiographie (parue en septembre) que, dès lors qu’on n’était pas engagé en politique, on pouvait mener une vie très agréable en Allemagne de l’Est. A l’ère du chômage et de la précarité, les Ossis perçoivent difficilement les progrès permis par la chute du Mur. Là où on leur parle de démocratie, ils se souviennent invariablement d’une annexion de leur pays (on dit « Anschluss » en allemand, avec toute la violence que ce mot implique, souvenirs de cours d’histoire à l’école française).&lt;br /&gt;Paradoxalement, au fur et à mesure que l’Allemagne s’emploie à effacer les cicatrices du Mur, les touristes débarquent toujours dans l’idée de les observer. Ce Mur mythique. Et comme il devient parfois invisible, les visiteurs voient un autre Berlin. Une ville en construction, où l’effervescence culturelle et artistique cache des douleurs plus profondes. Où le chantier perpétuel est un terreau d’imagination.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6735318920700710654-3218730857290928150?l=regardscroiss.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://regardscroiss.blogspot.com/feeds/3218730857290928150/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6735318920700710654&amp;postID=3218730857290928150' title='9 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6735318920700710654/posts/default/3218730857290928150'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6735318920700710654/posts/default/3218730857290928150'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://regardscroiss.blogspot.com/2007/11/cachez-ce-mur-berlin.html' title='Cachez ce Mur (Berlin)'/><author><name>Pierre Girard</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08280981985113230491</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_JoCf8NLW5Ec/SVobcGIGLOI/AAAAAAAAAaI/fqCtJ53Glwk/S220/Pierre+Girard+Xenius_id.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_JoCf8NLW5Ec/RzRdXPuR_dI/AAAAAAAAAT4/bwEfh1x9bfg/s72-c/porte_brandebourg_europafest.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>9</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6735318920700710654.post-8439453039703465997</id><published>2007-11-08T06:41:00.000-08:00</published><updated>2007-11-09T16:18:19.461-08:00</updated><title type='text'>La République du fleuve (Guyane)</title><content type='html'>&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_fDk82k8lKL4/RzMg9B5kH4I/AAAAAAAAABg/lSwB_tMhk_4/s1600-h/Balate%CC%81.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://2.bp.blogspot.com/_fDk82k8lKL4/RzMg9B5kH4I/AAAAAAAAABg/lSwB_tMhk_4/s320/Balate%CC%81.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5130480633359114114" /&gt;&lt;/a&gt;Saint-Laurent du Maroni abrite deux villages peuplés, dans leur grande majorité, par des Amérindiens. Ils portent les noms de Paddock (prolongé de Paradis) et Balaté. Des lieux relativement paisibles, qui font figure de havre de paix. A tout le moins était-ce le cas jusqu'en juin dernier à Balaté. Depuis, la communauté Arawak (ou Lokono) qui peuple le village se déchire dans une guerre des chefs. Un conflit qui éclate au sein même des familles. Au point de voir, le 13 octobre dernier, une réunion de conciliation entre les deux parties tourner à la bagarre rangée. Sous le regard désespéré et impuissant des représentants de la Foag (Fédération des organisations autochtones de Guyane), dont la force de médiation n'a guère été efficace en cette occasion. Les deux camps sont ceux de l'actuel chef coutumier (ou capitaine), Brigitte Wyngaarde, et de Sylvio Van der Pijl, qui se réclame du titre. Une banale querelle de pouvoir, me direz-vous? Pas exactement.&lt;br /&gt;Il n'existe pas trente-six façons de devenir chef coutumier, mais deux. Soit le capitaine en place meurt, soit il abandonne ses responsabilités. Le conseil des sages, qui rassemble les autorités coutumières, est alors consulté, et un vote (généralement à mains levées) désigne le successeur. Dans le cas présent, l'encéphalogramme de l'actuel(le) chef coutumier se révèle des plus sautillants. Et elle n'exprime aucune intention de quitter son siège. Alors comment un prétendant a pu s'immiscer dans cette histoire? Très simple. Grâce à ses appuis "gouvernementaux"...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;UN DÉPUTÉ AU TAPIS&lt;br /&gt;Pour mieux comprendre la situation, et en saisir les enjeux, il est indispensable d'effectuer un voyage dans le passé. Oh, pas très loin. En juin dernier. A l'époque, la bataille législative fait rage dans l'Ouest guyanais. Léon Bertrand, député-maire UMP de Saint-Laurent, président de la communauté de communes et secrétaire d'Etat au Tourisme, brigue un nouveau mandat. En face, l'une de ses plus féroces adversaires n'est autre que la candidate des Verts... Brigitte Wyngaarde (le chef coutumier de Balaté, donc).&lt;br /&gt;Elle ne passe pas le premier tour, mais apporte son soutien à la représentante de la gauche pour le second. Normal. Mais, à la surprise générale, celle-ci éjecte Léon Bertrand de son trône parlementaire. Jubilation, malaise...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Deux jours plus tard, un quasi-inconnu au bataillon affirme qu'il détient une pétition regroupant 200 signatures, et il réclame le départ du capitaine. Il s'agite, perturbe des réunions, invective l'ex-candidate des Verts et déclare que sa gestion du village est aussi partiale que déplorable.&lt;br /&gt;Face à la vindicte de son opposant, Brigitte Wyngaarde propose d'organiser des élections en avril 2008, et ainsi de laisser le soin à la population du village de désigner son nouveau chef coutumier. Refus catégorique de Sylvio Van der Pijl. Etrangement, l'affaire se tasse. Jusqu'au 14 août, date à laquelle elle prend une nouvelle tournure.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;LE PUTSCH DU 14 AOÛT&lt;br /&gt;Au matin, la tenue d'un scrutin est annoncée. Allons bon! Au beau milieu des vacances et en l'absence du capitaine, alors dans l'Hexagone. Etrange procédé, que les observateurs n'hésitent pas à qualifier de putsch. Mieux, l'élection a lieu dans l'enceinte de l'école maternelle de Balaté. Le maire a gentiment ouvert les grilles, et prêté les urnes municipales. Seules deux candidatures sont acceptées. Celles de Van der Pijl, évidemment, et celle d'un prétendant fantoche. Résultat : un raz-de-marée en faveur du putschiste.&lt;br /&gt;Dans les jours et les semaines qui suivent, Léon Bertrand adoube son poulain. Il écrit au Conseil général pour que le Département reconnaisse Sylvio comme nouveau chef coutumier et, plus fort, il affrète des bus aux frais de la mairie pour véhiculer une centaine de partisans de Van der Pijl à Cayenne. Objectif : qu'ils manifestent et réclament une audience auprès du président du Département. L'opération se répète deux fois. Au final, rien. En effet, le Conseil général réaffirme la légitimité de Wyngaarde. Depuis, silence radio en mairie, et du côté de Van der Pijl.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Précision : la liste des personnes ayant pris part au vote du 14 août est soigneusement gardée secrète. Et pour cause, puisqu'il s'avère que les votants sont venus de villages extérieurs, et même d'Albina, la ville qui se situe sur la rive surinamaise, en face de Saint-Laurent (Confirmation du maire en personne...).&lt;br /&gt;Par ailleurs, un autre contentieux opposant Wyngaarde et Bertrand se trouve sans aucun doute à l'origine du putsch. En effet, le maire a pour projet de construire un hôtel-casino de luxe à Saint-Laurent. Sur le territoire de... Balaté. Wyngaarde y est fermement opposée. Pas Van der Pijl, bien entendu. Le lien se crée de lui-même, inutile d'en rajouter.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors, un ancien ministre et député de la République qui aide à l'organisation d'une élection bidon, qui dans la foulée appuie les putschistes, le tout dans le but de déblayer le terrain - au propre comme au figuré - c'est aussi ça la Guyane.&lt;br /&gt;Drôle de République...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6735318920700710654-8439453039703465997?l=regardscroiss.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://regardscroiss.blogspot.com/feeds/8439453039703465997/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6735318920700710654&amp;postID=8439453039703465997' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6735318920700710654/posts/default/8439453039703465997'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6735318920700710654/posts/default/8439453039703465997'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://regardscroiss.blogspot.com/2007/11/la-rpublique-du-fleuve.html' title='La République du fleuve (Guyane)'/><author><name>Chronik</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07286509677457160629</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_fDk82k8lKL4/RzMg9B5kH4I/AAAAAAAAABg/lSwB_tMhk_4/s72-c/Balate%CC%81.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6735318920700710654.post-4715761587039402200</id><published>2007-10-31T07:11:00.000-07:00</published><updated>2007-11-05T18:08:09.573-08:00</updated><title type='text'>Marions-les ! (Paris)</title><content type='html'>&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_fDk82k8lKL4/Ry_MbkUVFpI/AAAAAAAAABY/Qi0wcMuFpUo/s1600-h/+CANDIDATS+BISOU.JPG"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://1.bp.blogspot.com/_fDk82k8lKL4/Ry_MbkUVFpI/AAAAAAAAABY/Qi0wcMuFpUo/s320/+CANDIDATS+BISOU.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5129543274575763090" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;La politique française raffole des alliances contre-nature. Au cours de la IVe République, de René Coty à Vincent Auriol, en passant par Pierre Mendès-France, les personnalités les plus en vue, quel que soit leur bord, multiplièrent les compromissions dans leur quête de pouvoir. D'où une instabilité permanente, nécessitant une révision constitutionnelle en 1958 et la naissance de la Ve République.&lt;br /&gt;Pourtant, ces alliances incertaines se sont poursuivies. Tout le monde garde en mémoire le pacte entre François Mitterrand et Jacques Chirac en 1981 pour favoriser l'élection du premier au détriment de Valéry Giscard d'Estaing, puis celle entre Giscard et Mitterrand en 1988 pour faire trébucher Chirac. Des rapprochements récemment confirmés par Edith Cresson (ex-Premier ministre de Mitterrand en 1991) dans son livre de mémoires.&lt;br /&gt;L'attrait du pouvoir agi comme un révélateur et les politiques du même camp se flinguent allègrement pour faire avancer leurs propres intérêts.&lt;br /&gt;Vingt ans plus tard, rien n'a changé.&lt;br /&gt;Le Président de la République Nicolas Sarkozy fait ainsi entrer des Socialistes au gouvernement pour éviter d'avoir à s'appuyer sur l'aile "chiraquienne" de l'UMP, tandis que l'affaire Clearstream révèle au grand jour les méthodes qu'aurait utilisé le tandem Chirac-Villepin pour nuire à Sarkozy.&lt;br /&gt;A gauche, ce n'est pas beau non plus. L'ancienne candidate à la Présidentielle, Ségolène Royal, se fait détruire à la première occasion venue par Laurent Fabius et Dominique Strauss-Kahn (les deux candidats à l'investiture PS), tandis que Claude Allègre et Lionel Jospin tirent à boulets rouges sur la "Dame en Blanc" (laquelle est aujourd'hui plus seule que jamais au sein du PS). Une guerre résultant de la volonté de la présidente de la région Poitou-Charentes de mener sa propre voie, celle d'une "femme libre" lors de la campagne face aux Français.&lt;br /&gt;Objets de toutes les attaques, Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal payent cher leur indépendance d'esprit face à leurs "amis". Et pour ne rien arranger, ces deux-là, dont la vie privée est étalée sur la place publique (avec leur consentement), sont aujourd'hui les deux plus grands cocus de la République !&lt;br /&gt;En 2005 les déboires conjugaux de l'actuel président avaient amusé toute la France, lorsque sa femme Cécilia était allée jouer les filles de petite vertu avec un homme d'affaires. L'histoire vait duré tout un été et largement alimenté les pages "people" des magazines.&lt;br /&gt;Mais l'infidèle était revenue au dernier moment (la queue entre les jambes diraient certains) pour soutenir son mari lors de la campagne présidentielle victorieuse... de prendre ses valises et de demander le divorce six mois après l'élection.&lt;br /&gt;Ségolène Royal, de son côté, a dû composer avec les infidélités de son rondouillard de concubin, François Hollande. Si les deux ont aussi préservé les apparences durant la campagne (la candidate évoquant même un possible mariage à Tahiti !), le couple a volé en éclats au lendemain du deuxième tour.&lt;br /&gt;Les deux ex-candidats sont désormais cocus et célibataires. Quelle solution pour redonner de l'allant à la République ?&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Une seule : marions-les !&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Sarkozy et Royal pourraient devenir nos Clinton (Etats Unis) ou nos Kirchner (Argentine) à nous&lt;br /&gt;Après tout, cette union semblable au mariage de la "carpe et du lapin", ne serait pas la première alliance contre-nature au sein de la politique française..!&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6735318920700710654-4715761587039402200?l=regardscroiss.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://regardscroiss.blogspot.com/feeds/4715761587039402200/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6735318920700710654&amp;postID=4715761587039402200' title='17 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6735318920700710654/posts/default/4715761587039402200'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6735318920700710654/posts/default/4715761587039402200'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://regardscroiss.blogspot.com/2007/10/marions-les.html' title='Marions-les ! (Paris)'/><author><name>Bourbon</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_fDk82k8lKL4/Ry_MbkUVFpI/AAAAAAAAABY/Qi0wcMuFpUo/s72-c/+CANDIDATS+BISOU.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>17</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6735318920700710654.post-5012586086618336793</id><published>2007-10-19T15:02:00.000-07:00</published><updated>2007-10-20T07:56:43.707-07:00</updated><title type='text'>Le parquet, une histoire de famille (Cambridge)</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_6epiCNhnxD0/RxkqNdLBTvI/AAAAAAAAAAM/EiFHS_KE7Dw/s1600-h/image2.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 0pt 10px 10px; float: right; cursor: pointer;" src="http://2.bp.blogspot.com/_6epiCNhnxD0/RxkqNdLBTvI/AAAAAAAAAAM/EiFHS_KE7Dw/s320/image2.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5123172461768167154" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Il a pourtant ete bien consciencieusement, a l’anglaise, recouvert par une moquette chaude et epaisse, de bon gout cette fois. Mais il est bien la tout de meme. Et il titille, toujours autant, plus que mon oreille, surtout celle de mon voisin. Comme je n’allais pas tarder a l’apprendre, il n’y prete pas qu’une oreille agacee. Et comme toute histoire de parquet qui se respecte, mon voisin est un immigre lui aussi, biensur. Mais un immigre pas comme les autres.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Il est elance, le teint mate, toujours rase de pret, porte le costume et la cravate. Mon voisin est banquier, il travaille a « La City ». Il entend regulierement mon parquet. Il pensait que ces grincements provenaient d’un lit, et m’avouait me trouver bien chanceuse, ose-t-il me dire. Une remarque bien graveleuse qui denote de sa tenue irreprochable, son style si soigne, son language chatie. Cette fois, il se presente a ma porte, dans un survetement decontracte, sa tenue « casual », il n’a neanmoins pas oublie une legere note d’un parfum agreable. Rompant la tradition britannique qui respecte les distances aux heures non alcolisees, il m’embrasse. Il fait particulierement froid en ce moment, un froid sec qui accompagne la journee un grand soleil lumineux. Car contrairement a toutes les recommandations ironiques de mes amis avant mon depart, m’armant d’un parapluie, d’un vetement de pluie en plus d’une bouteille de gin pour mon insertion douce dans la vie anglaise, le climat du Cambridgeshire est plutot sec et ensoleille. Les lunettes de soleil y sont meme frequemment de rigueur chez les Anglais, parfois meme sous la pluie, comme les bras nus malgre des temperatures propices au gel. Enfin, c’est une toute autre histoire. Revenons-en a mon voisin. Il me regarde penaud, simule un grelottement et le voila installe dans mon salon. Je ne m’attendais decidement pas a cette incursion, m’interroge sur le sens de cette visite mais il est trop tard. « Ma foi, c’est l’occasion de mieux connaitre le representant d’un milieu qui m’est plutot inconnu et pour lequel je pourrais avoir de mauvais a-priori », me dis-je alors. Il est toujours bon de lutter contre ces tendances toutefois naturelles et instinctives. Je me mets donc en tete de l’ecouter, car mon voisin est plutot peu timide et bavard. Il est aussi decidement un battant, un gagnant. Outre son equipe de football dont il glisse etre la star, il aime travailler sous pression, resoudre ces multiples defis quotidiens qui lui incombent et remporter ainsi toujours plus de victoires. Il vient aussi d’obtenir une promotion. Son visage se transforme, je le sens revivre et savourer ces instants de reussite. Je pense que decidement j’ai face a moi une caricature. Il parle avec une certaine fierte, pense certainement fasciner. Et je m’apercois que l’espace d’un instant, il me fait peur, son visage me semble devenir machiavelique. Je m’etonne moi-meme de ce sentiment qui m’accapare, le souvenir de son parfum&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;assez discret me revient. Puis je comprends. Mais biensur, il me rappelle ce heros du roman de Bret Easton Ellis, ce golden boy de Manhattan qui se transforme en un assassin sans merci des la nuit venue. J’evacue ces images terribles suite auxquelles j’avais abandonne la lecture de ce livre qui me devenait insoutenable. Je retrouve mes esprits.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;        &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;On en vient a parler de son expatriation. Oui car mon voisin est Colombien, il possede aussi la nationalite espagnole. Mais il a quitte ce deuxieme pays, dans lequel il a vecu de nombreuses annees, ou il se sent pourtant plus etranger qu’en territoire anglais. Un accent trop reconnaissable,&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;qui lui rappelle sans cesse l’equivalent du statut accorde ici aux Indo-Pakistanais ou aux Polonais, qu’on lui attribue la-bas en terre espagnole. Un accueil pas tres chaleureux si je comprends bien. Il en est tout autrement ici, a Cambridge. Les immigres ne portent pas le turban, mais la cravate. On prefere l’exotisme latino-americain&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;a l’oriental. Je pense alors a ces nombreux Anglais qui eux aussi s’expatrient, pour beaucoup vers la France. Un sentiment de crainte m’envahit. N’est-ce pas aujourd’hui que s'est deroulee cette rafle organisee en haut lieu ? Car c’est bien le mot de rafle qui a ete employe dans ce message laisse dans nos boites aux lettres, a faire froid dans le dos.&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;Mes nouveaux compatriotes qui ont fuit ne remplissent pas les regles requises, ne parlent pas le francais le plus souvent, ne font pas necessairement preuve d’une volonte d’integration. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;br /&gt;Non, je suis rassuree, ils ont des papiers mais surtout un pouvoir d’achat inegalable. Oserez-vous les appeler immigres d’ailleurs?&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6735318920700710654-5012586086618336793?l=regardscroiss.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://regardscroiss.blogspot.com/feeds/5012586086618336793/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6735318920700710654&amp;postID=5012586086618336793' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6735318920700710654/posts/default/5012586086618336793'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6735318920700710654/posts/default/5012586086618336793'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://regardscroiss.blogspot.com/2007/10/le-parquet-une-histoire-de-famille.html' title='Le parquet, une histoire de famille (Cambridge)'/><author><name>Marie</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02209910810882387485</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_6epiCNhnxD0/RxkqNdLBTvI/AAAAAAAAAAM/EiFHS_KE7Dw/s72-c/image2.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6735318920700710654.post-7473206641514502693</id><published>2007-10-19T02:19:00.000-07:00</published><updated>2007-10-19T02:26:28.319-07:00</updated><title type='text'>Ambiance... (Paris)</title><content type='html'>&lt;div align="center"&gt;&lt;span style="color:#ff6666;"&gt;&lt;strong&gt;Voilà ce que j'ai reçu aujourd'hui sur ma boîte mail...&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="color:#ff6666;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; &lt;/div&gt;Ci-dessous message urgent transmis par la LDH nationale. L'info semble fiable et elle doit être l'occasion de rappeler tous les SP à la plus grande prudence, demain et les autres jours :&lt;br /&gt;1/ Eviter de se déplacer.&lt;br /&gt;2/ Si on y est contraint, éviter les gares et le métro, privilégier le bus ou la marche.&lt;br /&gt;3/ Se déplacer avec son titre de transport, mais sans passeport.&lt;br /&gt;4/ Ne se rendre à aucune convocation sans avoir prévenu et être accompagné.&lt;br /&gt;5/ Ne pas ouvrir sa porte si on ne sait pas qui frappe. Relayez et prévenez autour de vous. Diffusez l'affichette RESF ci-jointe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Resf 93---- Original Message -----From: Jean-Pierre Dubois To:Sent: Thursday, October 18, 2007 11:13 AMSubject:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Attention message extrêmement urgent&lt;br /&gt;Chers amis,&lt;br /&gt;Des sources sérieuses prévoient pour demain vendredi 19 octobre une rafle d'une ampleur sans précédent, à la faveur des difficultés de communication et de la mobilisation sur d'autres enjeux d'un certain nombre de citoyens actifs.&lt;br /&gt;Si vous avez la possibilité de joindre des sans papiers autour de vous, conseillez-leur vivement, dans toute la mesure du possible, de ne pas sortir de chez eux demain.&lt;br /&gt;Amicalement,&lt;br /&gt;Jean-Pierre Dubois.&lt;br /&gt;&lt;div align="center"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;span style="color:#ff6666;"&gt;&lt;strong&gt;Texte du tract RESF&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="center"&gt;Parce que depuis cet été les contrôles, les arrestations, les mises en&lt;br /&gt;rétention et les expulsions d’étrangers se multiplient…&lt;br /&gt;informe toutes les personnes sans papiers, et surtout celles qui attendent une&lt;br /&gt;réponse à leur demande de titre de séjour ou ont reçu récemment une Obligation de&lt;br /&gt;Quitter le Territoire Français ou un Arrêté de Reconduite à la Frontière :&lt;br /&gt;RESF93 : c/o Ligue des Droits de l’Homme Bourse du Travail 9-11 rue Génin 93200 Saint-&lt;br /&gt;Denis - Contact : resf93@msn.com - Permanences d’accueil : http://resf-93.blogspot.com&lt;br /&gt;EN CAS DE VISITE DE LA POLICE À VOTRE DOMICILE,&lt;br /&gt;N’ouvrez-pas votre porte !&lt;br /&gt;Prévenez votre avocat, vos voisins, vos amis.&lt;br /&gt;« Si la personne (à contrôler) refuse d’ouvrir sa porte, la procédure au domicile prend fin ».&lt;br /&gt;(Circulaire du 21.2.06 sur les conditions d’interpellation d’un étranger en situation irrégulière)&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;EN CAS DE CONVOCATION AU COMMISSARIAT&lt;br /&gt;OU EN PRÉFECTURE, VOUS RISQUEZ D’ETRE INTERPELLE.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;N’y allez pas seul !&lt;br /&gt;Prévenez une association pour vous faire accompagner Le Réseau Education Sans Frontière du 93&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;EN CAS D’ARRESTATION&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;Vous avez droit à un coup de téléphone, à voir un médecin et un&lt;br /&gt;interprète, à recevoir les conseils d’un avocat.&lt;br /&gt;Prévenez quelqu’un qui pourra avertir une association&lt;br /&gt;Donnez tous les détails de l’arrestation (lieu, heure exacte) et de ce qui a suivi (Arrêté de&lt;br /&gt;reconduite à la frontière, rendez-vous avec le juge ...)&lt;br /&gt;Vous avez le droit de ne pas signer les documents qu’on vous présente&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;VOUS RECEVEZ UNE DECISION DE REFUS DE SEJOUR&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Faites tous les recours auxquels vous avez droit dans les délais&lt;br /&gt;Ne restez pas isolés : contactez une association&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6735318920700710654-7473206641514502693?l=regardscroiss.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://regardscroiss.blogspot.com/feeds/7473206641514502693/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6735318920700710654&amp;postID=7473206641514502693' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6735318920700710654/posts/default/7473206641514502693'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6735318920700710654/posts/default/7473206641514502693'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://regardscroiss.blogspot.com/2007/10/ambiance-paris_19.html' title='Ambiance... (Paris)'/><author><name>La Goutte</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05543857428697319162</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6735318920700710654.post-7021483449945686708</id><published>2007-10-17T01:42:00.000-07:00</published><updated>2007-10-17T01:46:09.827-07:00</updated><title type='text'>Poulets taquins (Paris)</title><content type='html'>&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_LWgZUImwcxA/RxXLnyUhIfI/AAAAAAAAAAw/QN4Ec_S2Bqs/s1600-h/Marche-Dejean-web.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5122224035586974194" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_LWgZUImwcxA/RxXLnyUhIfI/AAAAAAAAAAw/QN4Ec_S2Bqs/s320/Marche-Dejean-web.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au bout du marché Dejean, parfois, s’envole une nuée de pigeons noirs. Il ne s’agit pas là d’une volaille malvenue engraissée par des vieillards turbulents, mais d’une multitude de femmes africaines qui, au quotidien, déroulent leur modeste marchandise. Un morceau de carton sur une poubelle fait office d’étale, on y vend quelques fruits exotiques introuvables chez le commun des primeurs. Un vieux chariot de supermarché retoqué se transforme en grill à maïs. Quelques Pakistanais cherchent à fourguer leur camelote, une ceinture, un peigne, quelques paires de lunettes de mauvais goût, des jouets pour les enfants de pauvres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une meute bleue s’abat régulièrement sur le joyeux bordel. Comme dans les films animaliers, les flics qui la composent choisissent leur proie, ceux qui peuvent s’échapper ne protestent pas et s’égaillent aux alentours. Un mouvement de panique s’empare de la foule bigarrée, peu de blancs courent, on ne chasse pas sa race.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au bout de la rue de Panama, à l’intersection d’avec la rue Léon, se situe un bar où j’ai quelques habitudes. Même s’il est tard, la rue s’anime parfois. Des voitures aux sirènes hurlantes envahissent la chaussée, une, deux, trois, quatre, cinq, six, une camionnette. Quelques uniformes bleus en sortent un instant, puis s’engouffrent à nouveau dans leurs véhicules qui repartent en trombe. Je sirote mon demi, intrigué, jette un œil dans la rue, je n’ai rien à craindre, je suis blanc après tout.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un quotidien français payant qui cherche depuis lundi à ressembler aux journaux gratuits se posait la légitime question de savoir si le mot rafle était vraiment approprié à ce genre d’activités policières. Le débat sémantique, mené par les lecteurs et quelques spécialistes, ne devait pas trancher. Aussi les termes demeurent-ils vagues pour définir ce nouveau sport en vogue chez les pandores.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On pourrait penser que tout cela relève de l’anecdote, voire du folklore. Mais s’insinue depuis quelque temps, depuis que les gradés sont soumis aux mêmes règles de productivité que les VRP, un véritable sentiment de panique humiliée dans le quartier. Sentiment renforcé par les débats nationaux qui stigmatisent l’ensemble d’une population dont on pourra bientôt relever l’ADN. On demandait hier aux esclaves d’ouvrir la bouche pour vérifier leurs dents, et juger ainsi de la qualité de la marchandise. On demandera demain à celui qui souhaite venir en France d’ouvrir la bouche pour lui prélever un peu de salive, et juger ainsi de sa qualité potentielle de futur ressortissant. Je ne fais pas ici de parallèle intempestif, n’en déplaise au lecteur qui oublie, par pudeur ou timidité, de signer ses propos. Il y a des humiliations qui, si insignifiantes semblent-elles être sur le moment, font gonfler les rancoeurs comme des bubons infectés. Et qui lorsqu’ils éclatent ces bubons salissent de leur propre sang les responsables de leur prolifération. Je reste dans le symbole mais les symboles comptent, ils valent bien d’autres combats. Fut un temps où la France relevait le gant de sa propre audace, insufflait aux autres nations sa manière de voir, soulevait par la puissance de ses penseurs et de son peuple frondeur les grandes pesanteurs de modèles qu’on croyait indépassables. On accepte aujourd’hui les pires ignominies parce que ça se fait ailleurs, et parce que ailleurs cela ne provoque pas de débat. Parce que tout ce que l’on peut proposer d’un peu original apparaît comme une absurdité dans l’uniformité totalitaire du monde de demain. On me dira que la question de l’ADN n’est que le chiffon rouge, qui permet aux BHL et autres de se refaire une virginité moralisatrice, alors que toutes les saloperies passent à l’assemblée comme les lettres à la poste. Et je dirai que vous n’avez pas tort.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Revenons donc à nos gnous. Nous qui n’en sommes pas, qui pouvons voyager aux quatre coins du monde en charter payant sans tirer la langue, sommes obligés d’une manière ou d’une autre de nous habituer à ce genre de spectacle répugnant. Sans alternative, sinon celle de déverser sa bile ici ou ailleurs, nous nous plions. Combien de temps encore ?&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6735318920700710654-7021483449945686708?l=regardscroiss.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://regardscroiss.blogspot.com/feeds/7021483449945686708/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6735318920700710654&amp;postID=7021483449945686708' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6735318920700710654/posts/default/7021483449945686708'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6735318920700710654/posts/default/7021483449945686708'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://regardscroiss.blogspot.com/2007/10/poulets-taquins-paris.html' title='Poulets taquins (Paris)'/><author><name>La Goutte</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05543857428697319162</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_LWgZUImwcxA/RxXLnyUhIfI/AAAAAAAAAAw/QN4Ec_S2Bqs/s72-c/Marche-Dejean-web.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6735318920700710654.post-1603375076858918001</id><published>2007-10-08T11:00:00.000-07:00</published><updated>2007-10-10T21:45:39.944-07:00</updated><title type='text'>Armstrong, je ne suis pas noire... (Kinshasa)</title><content type='html'>&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_fDk82k8lKL4/Rw2beORKA4I/AAAAAAAAAA8/1DU0QMB8Mk0/s1600-h/Kintambo+Magasin.jpg"&gt;&lt;img style="float:right; margin:10px 30px;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://2.bp.blogspot.com/_fDk82k8lKL4/Rw2beORKA4I/AAAAAAAAAA8/1DU0QMB8Mk0/s320/Kintambo+Magasin.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5119919294918558594" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:lucida grande;font-size:85%;"&gt;J'ai posé le pied sur le sol de l'ex-Zaire de Mobutu il y a maintenant 2 jours.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:lucida grande;font-size:85%;"&gt;La République démocratique du Congo sera ma terre d'asile pour quelques mois. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:lucida grande;font-size:85%;"&gt;Ceux qui ont eu cette chance savent que l'intronisation dans un nouveau pays induit toujours certaines remises à plat de clichés réducteurs mais s'avère également être synonyme de joyeuses découvertes. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:lucida grande;font-size:85%;"&gt;A défaut d'avoir su créer mon propre blog à mon arrivée au Yemen il y a 2 ans (qui a pouffé ?), j'accepte donc la proposition de mon cher camarade de promo rennais de 1998 et me jette à l'eau. Vous serez les témoins du grand saut que je m'apprête à exécuter dans cette nouvelle jungle urbaine.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:lucida grande;font-size:85%;"&gt;Si plongeon il y a.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:lucida grande;font-size:85%;"&gt;Car je suis, pour le coup, arrêtée tout net sur le haut du plongeoir. Non pas que la température soit fraîche, attention. Suis bretonne après tout. Mais il semblerait qu'un filet de sécurité ait été subrepticement placé entre ma petite personne et la réalité kinoise. Je m'explique : des gens bien intentionnés m'avaient prévenue avant mon départ que la RDC n'était pas la panacée de la liberté pour une "mendele" comme moi. "Là-bas, une partie du pays est en guerre et les règles de sécurité sont strictes". Soit. Mais je partais confiante dans l'idée que, ayant survécu pendant deux ans à un statut plus qu'original de "troisième sexe" dans un pays musulman magnifique mais pas très fun, j'allais enfin pouvoir m'éclater parmi les Africains. Que nenni. Dès mon arrivée, une vérité s'est imposée à moi : je ne suis pas noire et je ne pourrai jamais faire semblant de l'être.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:lucida grande;font-size:85%;"&gt;Dans l'attente d'une nouvelle prise de fonctions professionnelles, je décide de profiter de ces quelques derniers jours de liberté pour  flâner dans la capitale. Non sans avoir été chaleureusement invitée à louer une voiture avec chauffeur. Ah bon, mais pourquoi ?&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:lucida grande;font-size:85%;"&gt;Enfermée à double tour dans une merkos défoncée conduite par Jean-Michel, Africain pure souche, je sillonne les rues de Kin-la-Belle -aujourd'hui surnommée Kin-la-Poubelle par ses habitants- afin d' y découvrir son âme. Ou y flairer son ambiance, pour les plus pragmatiques (vous me direz qu'il est difficile de flairer quoi que ce soit portes et fenêtres fermées et vous n'aurez pas tort). Ben oui, "l'utilisation de taxis et de bus ainsi que la marche à pied, seule, de jour comme de nuit sont fortement déconseillées" dixit tous les européens croisés ici. De telles conduites conduiraient à ma perte et je risque l'agression et le vol (le plus souvent par des faux policiers, c'est un comble). Soit.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:lucida grande;font-size:85%;"&gt;Guide exemplaire puisque kinois d'origine , Jean-Michel m'offre donc du "Madame" à tout bout de phrase, révérences et courbettes comprises, malgré ma proposition de m'appeler tout simplement par mon prénom. Des gamins en guenilles, des femmes avec enfants et des anciens estropiés me demandent plus de 30 fois par jour un billet pour manger. Je refuse. On me regarde alors d'un oeil mauvais. Je n'ai que 28 ans, un compte en banque proche de la banqueroute et je ne suis qu'une blanche radine qui garde tous ses gros sous pour elle. Voila ce que je lis dans les regards sombres que je croise. (Vous me direz,  ca change du regard salace des Yémenites qui ne voyaient dans ma couleur de peau que  la légèreté de mes mœurs d'européenne).&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:lucida grande;font-size:85%;"&gt;Avec du recul, le peu de contact que j'ai finalement noué avec les kinois ces derniers jours sera resté très superficiel et d'un déséquilibre flagrant. Je dois me faire à l'idée que, pour 90 pour 100 des habitants de cette ville, je ne suis qu'une bourse sur pattes. Un porte-monnaie géant, j'entends. La "patronne", quoi. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:lucida grande;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Le passé de ce pays y est pour beaucoup évidemment. Baudoin et ses collaborateurs belges ont été remerciés il y a moins d'un demi-siècle et le pays n'est indépendant que depuis 1960. Les guerres à repétiton dans lesquels les ennemis sont multiples et changeants, l'absence criante de l'Etat et la pauvreté généralisée de ses habitants depuis quelques années n'arrangent rien&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;. Ni les innombrables ONG européennes présentes dans le pays. Ou encore l'existence du quartier le plus huppé de Kinshasa, celui de la Gombé dans lequel les Européens sont tous parqués dans de superbes villas dont les loyers, indécents,  frôlent la brique de dollars, à quelques kilomètres des bidonvilles. Une étrange promenade y longe le mythique fleuve Congo ; ici, point d'embouteillages et de bruits de klaxons. Bien gardés par des militaires dans un cadre idyllique, seuls les blancs en short, qui marchent, courent ou roulent à vélo ont le droit de profiter de la vue sur Brazzaville.  &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:lucida grande;font-size:85%;"&gt;De quel coté de la barrière me trouve-je ? Celui des bourreaux ou celui des victimes ? Pas de réponse qui se tienne.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:lucida grande;font-size:85%;"&gt;Je suis blanche dans un pays ou les gens sont noirs. C'est donc noté, enregistré, d'un coté comme de l'autre. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:lucida grande;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Malgré tout, rien n'est figé. Tout peut encore arriver. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="font-family:arial;font-size:85%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;font-size:85%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6735318920700710654-1603375076858918001?l=regardscroiss.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://regardscroiss.blogspot.com/feeds/1603375076858918001/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6735318920700710654&amp;postID=1603375076858918001' title='7 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6735318920700710654/posts/default/1603375076858918001'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6735318920700710654/posts/default/1603375076858918001'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://regardscroiss.blogspot.com/2007/10/armstrong-je-ne-suis-pas-noire.html' title='Armstrong, je ne suis pas noire... (Kinshasa)'/><author><name>Matharabat</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17192262008941866091</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://bp3.blogger.com/_e41Emo3Jd0w/R6YJnpSdLTI/AAAAAAAAAAo/m8VLc_7OJoI/S220/IMG_2418.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_fDk82k8lKL4/Rw2beORKA4I/AAAAAAAAAA8/1DU0QMB8Mk0/s72-c/Kintambo+Magasin.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>7</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6735318920700710654.post-30890978874556038</id><published>2007-10-07T10:57:00.000-07:00</published><updated>2007-10-10T21:19:49.605-07:00</updated><title type='text'>A priori (Le Caire)</title><content type='html'>&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_fDk82k8lKL4/Rw2bP-RKA3I/AAAAAAAAAA0/oXAfeFCBlPQ/s1600-h/Hammam.jpg"&gt;&lt;img style="float:right; margin: 10px 30px 0;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://1.bp.blogspot.com/_fDk82k8lKL4/Rw2bP-RKA3I/AAAAAAAAAA0/oXAfeFCBlPQ/s320/Hammam.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5119919050105422706" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div  style="text-align: justify;font-family:times new roman;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Suite aux diverses polémiques suscitées en France par les associations musulmanes qui réclament des horaires spéciaux à la piscine pour les femmes qui ne veulent pas dévoiler leur féminité aux regards lubriques des mâles pervers ; suite aux problèmes que rencontrent les médecins obstétriciens ou autres gynécologues dans les services d’urgence des hôpitaux  avec des maris musulmans qui refusent catégoriquement que de virils docteurs Ross auscultent leur moitié ; suite au débat sur la laïcité qui remet en cause notre chère séparation entre le religieux et le civil depuis bien trop longtemps (ah ! le collège de Creil dont je ne peux orthographier le nom) ; bref suite à toutes ces polémiques, même les plus tolérants et les plus ouverts d’entre nous se sont interrogé sur l’Islam et le médiévalisme que certains de ses fidèles véhiculent.&lt;br /&gt;Depuis un peu plus d’un mois que je vis dans un pays arabe à majorité musulmane, j’ai eu l’occasion de voir : les deux premiers wagons du métro sont réservés aux femmes ; au club de sport dans lequel je suis inscrit, il y a une piscine à l’abri des regards, réservée aux femmes. Certaines futures visiteuses craignent déjà de devoir se soumettre à ces règles. En fait, il ne s’agit pas d’obligations mais de choix. Les wagons qui ne sont pas réservés aux femmes sont mixtes. A la piscine, il y a quatre bassins plus ou moins séparés : le premier avec des lignes d’eau pour nager, le deuxième pour la marmaille barboteuse, le troisième pour les adultes barboteurs et bronzeurs, le quatrième réservés aux femmes jusqu’à 16h00 et aux familles ensuite. Dans le premier et le troisième on peut sans former un esclandre se vautrer sur les transats, hommes et femmes, arabes ou occidentaux, en moule-bite ou en short, en bikini ou en une pièce (le bikini étant la norme). Au choix. Sans pression.&lt;br /&gt;Alors, nous dit-on tout sur ces problèmes en France ou bien garde-t-on la pseudo-information dans un flou artistique pour stigmatiser un peu plus la population musulmane française ? Ou les grands frères des cités sont-ils vraiment des tortionnaires qui forcent leurs sœurs et autres cousines à se voiler parce que sinon c’est des salopes ? Comment ça se passe vraiment à la Goutte d’Or ou avec les Turques berlinoises ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A bientôt.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6735318920700710654-30890978874556038?l=regardscroiss.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://regardscroiss.blogspot.com/feeds/30890978874556038/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6735318920700710654&amp;postID=30890978874556038' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6735318920700710654/posts/default/30890978874556038'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6735318920700710654/posts/default/30890978874556038'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://regardscroiss.blogspot.com/2007/10/priori.html' title='A priori (Le Caire)'/><author><name>Sebas</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13273698005358744632</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://www.ateliersante.ch/ateliersante_fichiers/toutankhamon2.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_fDk82k8lKL4/Rw2bP-RKA3I/AAAAAAAAAA0/oXAfeFCBlPQ/s72-c/Hammam.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6735318920700710654.post-198668749867800000</id><published>2007-10-04T11:53:00.000-07:00</published><updated>2007-10-20T09:10:12.708-07:00</updated><title type='text'>Quand le Rhin traverse l'océan indien (La Réunion)</title><content type='html'>&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_EJP1LzF9iF8/RxooVRrafoI/AAAAAAAAAJk/tD2Moetx0cQ/s1600-h/Air_Austral.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5123451872075218562" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_EJP1LzF9iF8/RxooVRrafoI/AAAAAAAAAJk/tD2Moetx0cQ/s320/Air_Austral.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Après tout, un Dom, c'est un petit bout de France à l'autre bout du monde. La formule fait rêver les notables métropolitains, qui dans un élan post-colonial savourent cette présence tricolore dans tous les océans de la planète. Bon, ça c'est pour la formule sur le papier des discours officiels. Le hic, c'est que la réalité est beaucoup plus terre-à-terre. Lors d'un JT du soir à La Réunion, la chaîne locale RFO reprend, comme tous les soirs, plusieurs sujets nationaux du JT de France 2, qu'elle mêle aux sujets locaux. Jusqu'ici tout va bien. Sauf que lors du lancement d'un sujet sur les transports en Allemagne, la présentatrice - une créole qu'on ne saurait accuser de méprise - oublie visiblement d'adapter la phrase de lancement de ses confrères parisiens : "(...) Voyons tout de suite le reportage de Bernard Dupont chez nos voisins d'outre-rhin."&lt;br /&gt;La formule fait mouche, mais elle passera sans doute inaperçue. Les Réunionnais sont vaccinés. Dans ces moments-là pourtant, devant le petit écran, la ménagère réunionnaise de base a beau se sentir française à 300%, il faut qu'elle soit imaginative pour envisager le Rhin là à côté de l'île, au beau milieu de l'océan indien, à 10 000 kilomètres de toute présence germanophone. Les voisins ici, désolé pour les chantres de la mobilité, c'est plutôt l'île Maurice et Madagascar. Mayotte, les Seychelles aussi.&lt;br /&gt;Mais d'eux, on en parle très rarement à la télé et la coopération régionale balbutie.&lt;br /&gt;Aussi dans les journaux réunionnais, on trouve régulièrement des pages toutes faites achetées à des agences métropolitaines et publiées telles quelles. C'est le cas par exemple d'une page jardinage ou d'une page dédiée aux enfants. La plupart du temps, ça passe. Après tout, les enfants d'ici et d'ailleurs sont les mêmes. Sauf lorsqu'il est écrit, photos de boules de neige et de luge à l'appui, "L'hiver commence, c'est l'heure d'aller faire du ski à la montagne." Traduisez : enfile bien ton bonnet, petit Réunionnais, car... euh, l'été et ses chaleurs moîtes débarquent. L'inverse est sympa également : "L'été arrive, c'est le moment d'aller à la plage et de protéger sa peau". Pour le petit Réunionnais, c'est l'hiver qui commence et... ça ne l'empêche pas d'aller à la plage sans protéger sa peau. Quant à la page jardinage, il s'agit de la saison des fraises qu'on ne trouve pas ici, ou de l'arrivée tant attendue des letchis malgaches en métropole alors que La Réunion bataille pour lutter contre leur concurrence déloyale...&lt;br /&gt;Une p'tite autre pour la route. Un Parc national a été créé il y a quelques mois à La Réunion pour protéger les joyaux naturels que sont ses trois cirques et son volcan. Comme il s'agira ensuite de faire passer pas mal d'interdictions et de susciter des comportements responsables chez les citoyens, la préfecture et la Diren décident de faire de l'appropriation du Parc par la population locale un préalable essentiel à la réussite de la structure. De grandes affiches sont placardées aux quatre coins de l'île. Et comme faut faire local, les zoreils (nom donné aux métros à La Réunion) de la Diren se la jouent langue créole dans le slogan : "Le Parc National est né. Not île, not parc, not fierté". Sauf qu'en créole, on dit... "Nout île, nout parc, nout fierté".&lt;br /&gt;Vous me direz, c'est pas si grave tout ça. En tout cas, ça l'est moins que la leçon "mes ancêtres les gaulois" apprise en son temps à tous les chérubins d'Afrique noire et d'Algérie, au mépris de leur propre histoire.&lt;br /&gt;Sauf que ces p'tites bourdes traduisent bien l'état du compromis, encore proche du grand écart, entre une île certes française et européenne, perfusée par leurs aides et influencée par leur modèle de société, et une évidence géographique, un potentiel de développement forcément régional, avec ses vrais voisins, sur la base justement de ses spécificités et de sa réalité culturelle et sociale.&lt;br /&gt;Et si je vous disais qu'un billet d'avion pour la métropole depuis La Réunion coûte une fortune et revient moins cher en passant par Maurice ? Et qu'un billet Réunion-Maurice (200 km) coûte quatre fois plus cher qu'un billet Paris-Berlin ?&lt;br /&gt;Au risque de froisser les notables et peut-être même certains Réunionnais qui ne s'étonnent même plus d'entendre davantage parler de leurs voisins d'outre-rhin que de ceux de l'hémisphère sud, un Dom, c'est aussi et sans doute d'abord un petit bout du monde à l'autre bout de la France.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6735318920700710654-198668749867800000?l=regardscroiss.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://regardscroiss.blogspot.com/feeds/198668749867800000/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6735318920700710654&amp;postID=198668749867800000' title='7 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6735318920700710654/posts/default/198668749867800000'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6735318920700710654/posts/default/198668749867800000'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://regardscroiss.blogspot.com/2007/10/quand-le-rhin-traverse-locan-indien.html' title='Quand le Rhin traverse l&apos;océan indien (La Réunion)'/><author><name>Syl</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05541862322675358436</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='29' src='http://lh6.google.fr/image/sylvainamiotte/RhlBr31tXVI/AAAAAAAAABc/40G-HiuZb2g/s288/ok.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_EJP1LzF9iF8/RxooVRrafoI/AAAAAAAAAJk/tD2Moetx0cQ/s72-c/Air_Austral.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>7</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6735318920700710654.post-5090156205713594503</id><published>2007-10-03T01:53:00.001-07:00</published><updated>2007-10-10T21:29:58.954-07:00</updated><title type='text'>Ça farandole, ça batifole, ça se goberge… (Paris)</title><content type='html'>&lt;p align="left"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_LWgZUImwcxA/RwNY5iUhIdI/AAAAAAAAAAY/MYMroXVgEUI/s1600-h/images.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5117031347111666130" style="FLOAT: right; MARGIN: 10px 30px 10px 30px; WIDTH: 101px; CURSOR: hand; HEIGHT: 70px" height="95" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_LWgZUImwcxA/RwNY5iUhIdI/AAAAAAAAAAY/MYMroXVgEUI/s320/images.jpg" width="161" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;br /&gt;Lu dans &lt;em&gt;Le Monde&lt;/em&gt; du mercredi 3 octobre 2007. Henri Weber convole, une pleine page avec photos du « journal du soir », plus le seul depuis &lt;em&gt;Direct soir&lt;/em&gt;, dont je conseille vivement la lecture de la Une qui, au rythme du métronome, affiche le portrait plein pied de notre petit führer. &lt;em&gt;France soir&lt;/em&gt; quant à lui… a choisi d’irriter les anus même les moins horribilis, foutu papier journal.&lt;br /&gt;D’aucuns me diront « Mais qui est Henri Weber ? Celui qui a écrit « Les fourmis » » ? Non, bande de chenapans incultes, Weber fut un temps, aux cotés du papa de Besancenot – en l’occurrence Alain Krivine – une figure en vue du trotskisme. C’était le temps des illusions, on sortait alors de mai 68, on biaisait sur l’Internationale, on construisait la Ligue communiste révolutionnaire, on s’arrachait&lt;em&gt; Rouge&lt;/em&gt;. Une époque révolue en somme, celle des pharaons et des poings levés. Bon, à mettre à son actif, il s’est conduit en grande personne après ses débordements adolescents, s’est converti au socialisme – celui qui fait vivre, et bien -, député européen et Garde rouge du courageux Laurent Fabius qui, après De Gaulle, a su dire non, c’était en 2005…&lt;br /&gt;Notre bon Weber avait donc jusqu’à aujourd’hui, comble de l’anticonformisme, refusé de passer devant le maire. Il s’y est résolu, probablement les allégements fiscaux me direz-vous, bande de jaloux. Certes, mais n’auriez-vous pas fait pareil pour vous payer une petite partie fine au Cirque d’hiver ? En compagnie de 800 convives triés sur le bidet ? L’un dans l’autre c’est quand même rentable d’avoir du fric. Y avait donc Jospin et madame, Ségolène en blanc buvant du rouge – blanc sur rouge… -, Romain Goupil qui lève le poing, Bernard Kouchner et madame Ockrent, Martin Hirsch, quelques patrons grandes fortunes – l’Oréal, Lazard… –, Dominique Strauss-Kahn, Alain Minc, Jean-François Kahn, Patrice Duhamel, Jérôme Clément, Patrick de Carolis… oups, failli oublier Gérard Miller, désolé Gérard. On s’arrête-là, les raviolis ont du mal à passer. Presque que des gens de gauche, quoi.&lt;br /&gt;Bon, ce jour-là, dans la même édition, paraissait l’avis de décès de Pierre Dauzier, ancien président du groupe Havas, président de la Fondation du sport, commandeur de la Légion d’honneur, chevalier de l’ordre national du Mérite, officier de l’ordre national du Mérite agricole (sic), dans sa 69è année. Y a une justice. &lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_LWgZUImwcxA/RwNY5iUhIeI/AAAAAAAAAAg/_0alRVrJTrc/s1600-h/images2.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5117031347111666146" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; CURSOR: hand" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_LWgZUImwcxA/RwNY5iUhIeI/AAAAAAAAAAg/_0alRVrJTrc/s320/images2.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt; &lt;/p&gt;&lt;p&gt;La Goutte&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6735318920700710654-5090156205713594503?l=regardscroiss.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://regardscroiss.blogspot.com/feeds/5090156205713594503/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6735318920700710654&amp;postID=5090156205713594503' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6735318920700710654/posts/default/5090156205713594503'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6735318920700710654/posts/default/5090156205713594503'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://regardscroiss.blogspot.com/2007/10/farandole-batifole-se-goberge.html' title='Ça farandole, ça batifole, ça se goberge… (Paris)'/><author><name>La Goutte</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05543857428697319162</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_LWgZUImwcxA/RwNY5iUhIdI/AAAAAAAAAAY/MYMroXVgEUI/s72-c/images.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6735318920700710654.post-7219455738191947464</id><published>2007-10-01T20:05:00.000-07:00</published><updated>2007-10-10T21:23:23.721-07:00</updated><title type='text'>Le parquet (Paris)</title><content type='html'>&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_fDk82k8lKL4/Rw2a7eRKA2I/AAAAAAAAAAs/aLYYCGzwCsg/s1600-h/parquet.jpg"&gt;&lt;img style="float:right; margin: 10px 30px 0;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://3.bp.blogspot.com/_fDk82k8lKL4/Rw2a7eRKA2I/AAAAAAAAAAs/aLYYCGzwCsg/s320/parquet.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5119918697918104418" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;On ne m’avait pas prévenu, pas fait passer le mot. Je m’en mordais les doigts, il fallait bien pourtant que je m’adapte. &lt;br /&gt;L’appartement, aussi grand que mes moyens me le permettaient, m’avait paru très engageant, je m’étais engagé. Quatre pièces si l’on comptait une entrée aussi dérisoire qu’inutile, une cuisine aussi bien aménagée que futile – là il ne s’agissait que de mon peu de goût pour les délices de la table – et une salle de douches-toilettes intégrées. Un plancher splendide et peu d’attrait pour la recherche immobilière avaient achevé de me convaincre. Le compte était bon, il y avait bien quatre pièces, seuls les mauvais coucheurs me faisaient sentir parfois qu’il ne s’agissait que d’un studio. Ca perdait en standing, j’en souffrais. Mais le parquet était splendide, peut-être le plus splendide de Paris, solide comme un roc, aucune inquiétude de passer à travers. Seules les petites interstices entre les lattes tempéraient mon enthousiasme, j’imaginais déjà devoir gratter les miettes et poussières de toutes sortes qui ne manqueraient pas d’y trouver refuge. &lt;br /&gt;En entrant dans les lieux, j’avais compris pourquoi Haussmann eut un jour le bon goût de raser les quartiers populaires. Certes, il n’avait pas dû beaucoup s’éloigner des rives de la Seine pour s’enfoncer dans les bouges périphériques. Et y tirer au cordeau d’impeccables rues gentiment ombragées. Il avait en revanche, ce bon baron, inscrit pour longtemps dans l’inconscient collectif le goût pour la pierre de taille, les larges fenêtres et le subtil mélange du blanc éclatant assombri par la teinture des bois, goût qu’il avait sans conteste transmis à l’architecte de l’immeuble qui devait m’abriter.&lt;br /&gt;Le plancher grinçait subtilement, accompagnait chacun de mes pas. J’y trouvais une nouvelle esthétique, entouré d’un halo de fumée transpercé par la lumière tombante, parcourant les trois pas que m’offrait l’écartement des murs. J’y découvrais, m’accoudant un instant respirer la fraîcheur du soir, le charme satisfait d’une existence bourgeoise. Lorsque…&lt;br /&gt;Ça tapait quand même un peu fort au-dessus de ma tête. Du plafond me parvenaient des bruits sourds et saccadés. Pas ceux qu’aurait produits le pas d’un adulte bedonnant, non. Il y avait quelque chose d’aérien au contraire dans ces pics en rafales.  La pointe acérée d’une danseuse à l’entraînement, peut-être, le quartier en était infesté. Les loyers, pour peu qu’on était dans les murs depuis plusieurs années, permettaient encore à quelques intermittants de se loger intra-muros. J’imaginais déjà le galbe soyeux des jambes de ma voisine, dont je ne manquerai pas sous-peu d’admirer l’esthétique.  Le rythme anarchique de l’échauffement m’intriguait pourtant, peut-être du contemporain. Dernières vaguelettes de rêve contre la réalité, il s’agissait, je n’en doutais plus, d’un enfant… &lt;br /&gt;Le problème des quartiers populaires c’est au fonds que des miséreux y vivent aussi. Et que le parquet s’adapte bien mal à la misère, pour les voisins du dessous du moins. Dans l’exacte surface que j’habitais logeait un couple d’Indiens, je devais le découvrir bientôt. Et les canons de confort des Indiens parvenus, on ne sait par quel chemin, dans notre accueillante capitale, ne sont pas loin s’en faut conformes à ceux de nos contrées développées.  Cela ajouté à un violent désir d’enfanter dès que l’on se conjugue rendait la situation délicate pour qui s’installait dans la périphérie.  Fidèle à mes principes on ne peut plus humanistes, je décidais me m’adapter, me voyant mal grimper l’étage qui nous séparait, frapper à la porte d’un poing ulcéré : "Je travaille, moi, entravez cet enfant !"&lt;br /&gt;Ou plus conciliant : "Que diriez-vous d’investir dans un de ces grands tapis de prière qu’on vend, à des prix dérisoires pour qui gagne sa vie, paie ses impôts et dispose de papiers parfaitement en règle ?"&lt;br /&gt;Cette seconde solution recueillit finalement mes faveurs. J’évitai néanmoins la confrontation, appelai la Préfecture pour dénoncer l’existence d’un atelier clandestin, prévins les pompiers qu’un feu se déclarait, et la maréchaussée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bien sûr, je manifestais quelques jours plus tard, à l’appel de mes camarades, contre l’insupportable politique de notre gouvernement. Bien sûr je dénonçais le fichage et le flicage, bien sûr ! Mais le goût de mes clopes et des splendides parquets s’en trouva renforcé…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Depuis peu loge, au-dessus de chez moi, une belle danseuse dont j’admire, parfois, le galbe soyeux des jambes…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La Goutte&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6735318920700710654-7219455738191947464?l=regardscroiss.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://regardscroiss.blogspot.com/feeds/7219455738191947464/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6735318920700710654&amp;postID=7219455738191947464' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6735318920700710654/posts/default/7219455738191947464'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6735318920700710654/posts/default/7219455738191947464'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://regardscroiss.blogspot.com/2007/10/le-parquet.html' title='Le parquet (Paris)'/><author><name>Chronik</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07286509677457160629</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_fDk82k8lKL4/Rw2a7eRKA2I/AAAAAAAAAAs/aLYYCGzwCsg/s72-c/parquet.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6735318920700710654.post-2226428464900726241</id><published>2007-10-01T19:13:00.000-07:00</published><updated>2007-10-11T09:22:20.446-07:00</updated><title type='text'>L'Etat, ce grand illusionniste (Guyane)</title><content type='html'>&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_fDk82k8lKL4/Rw5No-RKA5I/AAAAAAAAABE/Dvt7GMdXhio/s1600-h/+HORTE+FEU+!.JPG"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://2.bp.blogspot.com/_fDk82k8lKL4/Rw5No-RKA5I/AAAAAAAAABE/Dvt7GMdXhio/s320/+HORTE+FEU+!.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5120115192671896466" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Lorsque la Guyane apparaît dans les médias, ce n'est que trop souvent pour mettre en avant l'une des multiples difficultés qui perturbent le quotidien de ses habitants. Qu'ils soient liés à la criminalité, l'environnement, l'immigration (pour peu qu'il s'agisse là d'un réel problème pour un département qui s'est forgé une identité grâce à ses innombrables migrants, donc il serait plus juste d'employer le terme de clandestinité, qui dès lors véhicule nettement plus d'aspects négatifs), les éléments parasitaires sont légion. Mais ces maux sont connus de tous. Pour la simple et bonne raison qu'ils existent et perdurent depuis des dizaines d'années. Alors, quand Brice Hortefeux, ministre de l'immigration, de l'intégration, de l'identité nationale et du co-développement débarque, comme tant d'autres avant lui et son actuel président en tête, les Guyanais n'ont même plus la force d'esquisser un sourire narquois. Des promesses, encore. Des idées, des projets, encore. Une volonté farouche d'apporter des changements, encore... Comme Nicolas Sarkozy en 2006, le ministre semble découvrir la situation. Visage fermé, il écoute le procureur de la République, les gendarmes, les douaniers, les policiers. La population? Pas le temps, sa visite dure moins de 48 heures. Il effleure la surface d'un regard froid, visiblement impatient de regagner au plus vite ses bureaux parisiens. Malheureusement pour lui, et c'est rare quand un représentant du gouvernement effectue un passage en Guyane, son séjour ne coïncide pas avec un lancement d'Ariane 5... Par conséquent, il ne prête qu'une attention toute relative aux trafics interlopes de denrées alimentaires importées par je-ne-sais-quel-biais malicieux sur les marchés de Guyane, et s'aveugle prodigieusement lors d'une énième inspection furtive. Sorte de "clou du spectacle", celle-ci se déroule dans les environs de Grand-Santi, l'une des quatre principales communes (parmi les nombreux villages "écarts") qui bordent le Maroni (fleuve situé à l'Ouest, qui sépare la Guyane du Surinam). Objet : descente sur un site d'orpaillage clandestin que gendarmes et militaires viennent de "nettoyer". Saisies : un peu de matériel, un peu de nourriture, un peu d'or, et 28 personnes interpellées. Pour la plupart des Garimperos, ces chercheurs d'or brésiliens miséreux qui, exploités jusqu'à l'os, se tuent à la tâche dans l'espoir de découvrir quelques pépites à boire ou à envoyer à leur famille. Quelques femmes, aussi. Des "cuisinières", dont la présence ne se limite pas exactement à mitonner des petits plats. Le ministre se félicite de la prise, les autorités également. Question à l'un des clandestins arrêtés : "Combien étiez-vous ici il y a trois jours?" Réponse, dans un demi-sourire : "Bah, environ 500." En réalité, les 28 ne sont là que parce qu'ils l'ont décidé. D'ailleurs, menottes aux poignets, ils portent leurs valises. En décembre, les gendarmes savent qu'ils feront des  prises bien meilleures. L'année dernière, j'écoutais médusé un orpailleur me décrire le processus. "En fin d'année, beaucoup de clandestins veulent rentrer chez eux, mais ils n'ont pas un sou pour voyager, glissa-t-il. Alors ils se laissent arrêter, et la France les renvoie au pays." Deux mois plus tard, le temps nécessaire pour traverser la forêt par tous les moyens possibles, ils sont de retour pour creuser, creuser, creuser. Mais, entre temps, les statistiques de reconduites à la frontière ont apporté satisfaction dans les ministères. Avec plus d'un tiers de la population ne disposant pas de la nationalité française, rien de plus simple. Il suffit d'en prendre dix, de les mettre dans une pirogue et de leur faire traverser le fleuve. Le Maroni à l'Ouest (vers le Surinam), ou l'Oyapock à l'Est (frontière brésilienne), et le tour est joué. Une heure plus tard, les expulsés retrouvent leur famille coté français, Hortefeux le sourire, et Sarkozy de beaux chiffres à servir chaud à la grande presse parisienne. Rien dans les mains, rien dans les poches...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6735318920700710654-2226428464900726241?l=regardscroiss.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://regardscroiss.blogspot.com/feeds/2226428464900726241/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6735318920700710654&amp;postID=2226428464900726241' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6735318920700710654/posts/default/2226428464900726241'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6735318920700710654/posts/default/2226428464900726241'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://regardscroiss.blogspot.com/2007/10/letat-ce-grand-illusionniste.html' title='L&apos;Etat, ce grand illusionniste (Guyane)'/><author><name>Chronik</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07286509677457160629</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_fDk82k8lKL4/Rw5No-RKA5I/AAAAAAAAABE/Dvt7GMdXhio/s72-c/+HORTE+FEU+!.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>5</thr:total></entry></feed>
